CONCLUSIONS
Les points acquis au cours du présent travail sont donc les suivants :
10 L'acide cyanhydrique ne réagit sur les sucres réducteurs qu'en présence d’un alcali, lequel intervient sous forme de cyanure et se comporte comme un catalyseur.
2° Les cyanures alcalins réagissent sur les sucres réducteurs selon le mode bimoléculaire irréversible, en donnant le sel alcalin de l'acide. alcool correspondant au terme supérieur du sucre employé.
3° On peut doser un sucre réducteur en faisant réagir sur lui un excès de cyanure alcalin et titrant ensuite au nitrate d'argent la quantité de cyanure non entrée en réaction.
4° On peut doser un sucre réducteur en utilisant la variation de pouvoir rotatoire qui résulte de sa transformation en acide alcool sous l'influence des cyanures alcalins. Ce procédé peut permettre notamment le dosage du glucose en présence de glucosides, et fournit les éléments d'un nouvel essai des miels et glucoses commerciaux.
5° Les cyanures alcalins étant détruits par un excès de sucre réducteur, le toxicologiste devra tenir compte de la présence de sucres réducteurs dans le milieu en expérience. Dans le cas de la présence d’un tel sucre, l’absence d’acide
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cyanhydrique n’interdit pas l'hypothèse de l’empoisonnement. Le dosage de l’'ammoniaque peut alors donner une indication utile. |
G Le glucose peut être proposé comme antidote de l'acide cyanhydrique et des cyanures.
7e Toute préparation pharmaceutique à réaction alcaline, même faible, contenant à la fois de l’eau de lauriercerise et un sucre réducteur ne devra pas être conservée en raison de la disparition de l’acide cyanhydrique.
Vu bon à imprimer : \ Vu :
Le Président de Thèse, Le Doyen de la Facuué, A. VILLIERS. H. GAUTIER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, P. APPELL.
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