‹ Contribution à l'étude de la réaction de Wassermann chez les aortiquesChapitre 4 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'étude du rôle de la syphilis dans l’étiologie des affections de l'aorte avait été commencée autrefois par les anatomo-pathologistes et par les cliniciens, — Ce rôle avait été entrevu, puis précisé ; mais ce n’est que dans les quinze dernières années, grâce aux découvertes de la réaction de Wassermann et de la présence in situ de l’agent spécifique de la syphilis, que les données cliniques purent être vérifiées par des épreuves de laboratoire.

L'importancede ces vérifications a augmenté progressivement, et, de jour en jour, les statistiques, aussi bien en France qu'à l'étranger, sont venues s'ajouter les unes aux autres pour former un faisceau de fails très probants.

Notre maître, le professeur Gilbert, dans un travail

qu'il faisait paraitre dans le Paris-Médical avec Brin, étudiaitles rapports de la réaction de Wassermann et des lésions de l'aorte. Il regrettait que, dans un grand nombre de statistiques publiées sur celle question, on trouvât, groupéesindifféremment sous le nom d’aorlites, toutes les lésions de l'aorte, aussi bien Les lésions orificielles que les lésions avec dilatation anévrysmale, aussi bien les lésions pures que les lésions multiples.

Aussi, dans son travail, s’attachait-il à diviser avec grand soin les cas observés, d’après la nature des lésions aortiques, en se basant sur la clinique, aidée, quand il le fallait, du laboratoire.

C'est celte méthode de travail que nous avons suivie.

Après avoir dit quelques mots sur l'historique de notre sujet, nous préciserons dans quelles conditions nos observalions ont été recueillies.

Parmi les 3% cas qui nous sont personnels, nous étudierons plus spécialement ceux qui nous ont paru mériler une mention particulière.

Nous en ferons la stalistique ; puis, passant en revue les statistiques précédentes, nous les comparerons en faisant un tableau général de leurs résultats.

Nos conclusions seront la traduction de ce tableau général.

Qu'il nous soit permis, en terminant cette introduction, de remercier notre maître le professeur Gilbert pour la bienveillance avec laquelle il nous a aidé à faire ce travail en nous ouvrant son service.

Nous remercions notre maître,, M. le professeur

agrégé Lereboullet, de tous les conseils qu'il nous a donnés et des renseignements qu'il a bien voulu nous fournir.

M. le docteur Josué, notre maître, M. le docteur Babinski, M. le docteur Petit nous ont largement permis d'examiner les malades de leurs services nous leur en sommes très reconnaissant.

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