‹ Contribution à l'étude de la Réaction de Wassermann dans les néphrites chroniquesChapitre 5 sur 7 · RE 2) E À · texte numérisé non relu

RE 2) E À

restant fixes, on obtient encore toutes les gammes de l’échelle, mais les chiffres se trouvant à des points tout à fait différents de la courbe. |

3° Dans un 3° ordre de faits les acides gras varient seuls, la cholestérine et la écithine restant fixes.

Les résultats sont les mêmes mais toujours en des points différents. | |

De ces résultats correspondant aux variations de lipoides sériques (d’un même sérum examiné) on est en droit de déduire que les variations de la teneur en lipoïdes des autres constituants de la réaction de: Bordet Wassermann réalisées implicitement par l'emploi d'antigènes multiples de teneur lipoïdique différente, donneront des résultats équivalents, c’està-dire différents avec chaque antigène employé. Les expériences de M. Hudelo et Montlaur et de tous les biologistes de grande valeur qui pratiquent la R W. viennent confirmer cette hypothèse au même titre que les divergences faisant l’objet des critiques rapportées plus haut. En particulier l'extrême sensibilité de la R. W. avec l’antigène cholestériné Desmoulières c’est-à-dire l’hémolyse nulle avec un sérum donnant un W négatif avec un autre antigène n'est probablement que la traduction de la cholestérine en excès dans le Desmoulières.

b. Les autres constituants du sérum. Leurs fonctions. Leurs rapports avec les lipoides et conséquences de ces rapports sur les résultats globaux de la R. W.

Les lipoïdes dans le sérum sanguin ne sont pas

LOTAT A

isolés. — Leur rôle apparaît très important mais leur masse est infiniment faible par rapport à la masse solide totale du sérum. A côté d'eux exis-

tent :

1° Les matières protéiques du sérum représentées par les protéiques coagulables par la chaleur (importance de ce fait quant au chauffage à 56”) de la R W. en sérum chauffé, une albumine : la sérumnalbumine et une globuline : la sérum-globuline accompagnée d’une petite quantité d’une fibrino-globuline, d’un peu d’une nucléo-protéide et d’un mucoïde-séro-mucoïde de Bywaters. La précipitation fractionnée au moyen de sels permet de dissocier la sérum-albumine et la sérum-globuline en fractions qui paraissent avoir des propriétés différentes (Lambling). Ces propriétés différentes se manifesteraient dans la R W. : la globuline paraissant jouer un rôle dans l’hémolyse alors que l’albumine ou sérine est neutre).

2° Les composés azotés restants et les constituants non azotés du sérum.

a) Matériaux alimentaires préparés par la digestion et que le sang apporte aux tissus : glycose, cholestérine, lipoïdes exogènes, etc.

b) Des déchets qui vont des tissus aux émonctoires,

urée, acide urique, etc.

c) Les matériaux que l'organisme doit transporter d'un tissu ou d’un organe à d’autres, tels que le glycose qui va du foie au tissu et d’autres produits

HO Le

qui restent à déterminer, (dont les lipoïdes endogènes de Chauffard, produits qui résument un côté si im-

portant et encore si mal connu du problème de la nutrition et aussi toutes ces substances que l’on commence à entrevoir et par lesquelles est assurée la coordination chimique des fonctions animales (Lambling). |

(Peut-on ajouter que ces lipoïdes endogènes avec

leurs propriétés chimiques si variées, et si importantes doivent conditionner les phénomènes de la nutrition et s'opposer à tous les processus pathologiques tendant à rompre l'harmonie, la coordination des fonctions animales (action antitoxique). Mais alors comment s'étonner de leur hyperproduction, de l’'hyperfonctionnement des glandes à sécrétion interne de la cholesterigenèse, de la « lipoïdèse » anormales dans les cas où la nutrition est très active suralimentation à l’état normal, ou ralentie et troublée, cas pathologiques, infections, artério-sclérose, brightisme). On entrevoit dans cette parenthèse les perturbations hémolytiques de la R. W.-en relation avec cette hypersécrétion fonctionnelle de défense des lipoïdes (R W positive dans les maladies infectieuses) ou dans l'apport exagéré de cés substances par l’alimentation (R W positive chez les sujets sains).

3°Les matières minérales du sérum, solubles à des degrés divers dans les lipoïdes sériques et les Tipoïdes du système hémolvtique de la R. W. C'est cette solubilité et partant les échanges dont elle est le point de départ entre le milieu sérique et les glo-

: RSS bules qui expliqueraient l’'hémolyse (et tous ses degrés, le point de départ étant Hi). '

Et si nous scindons ces nombreuses espèces cliniques en 2 2 grands groupes. :

1° Les colloïdes représentés par les matières proléïiques et les lipoïdes.

2 Les cristalloïdes dont la solubilité ou la pseudosolubilité est plus ou moins grande dans les colloïdes.

Entre les albumines du sérum et les lipoïdes, proprement dits existe donc déjà une importante propriété physico-chimique commune. Le fait de prendre toujours en solution l'état colloïdal lié à la grosseur de la molécule de ces corps.

Noegeti et Duclaux ont montré que le caractère commun à toutes les solutions colloïdales est de contenir, non des molécules libres, mais des micelles assemblage de molécules.

À côté des micelles constiluées par les lipoïdes existent donc d’autres micelles constituées par les albumines dans le sérum sanguin. Pourquoi ne pas admettre que ces micelles contiguës en suspension dans le milieu sérique total, n’ont pas les mêmes propriétés chimiques, en particulier dans la réaction de Wassermann. Chacune de ces deux catégories de imicelles véhicule des cristalloïdes du sérum, n'’intervient-elle pas au même titre pour rompre (rôle hémolytique) ou maintenir (rôle antihémolytique) les connexions des micelles globulaires, des globules de mouton et produire les perturbations hémolytiques de la R W.

PR

Cette hypothèse paraît avoir sa {vérification dans de nombreux cas.

Dans les re de l'albumine du liquide cépha:

lo-rachidien des sujets soupçonnés de syphilis ner-

veuse pratiqués depuis les études de MM. Ravaut, Widal, Sicard on a trouvé une hyperalbuminose dans les cas de syphilis. Remarquons que cette hyperalbuminose rapprochée de l'hyperproduction en- dogène de lipoïdes dans les maladies infectieuses : hypercholestérinémie de la tuberculose élément précieux pour le pronostic de ces maladies, selon Tessier, Chauffard, est encore un point commun homologue des fonctions concomittantes des deux catégories de micelles albumine et lipoïdes, rôle antitoxique.

Correspondant à cette hyperalbuminose on a obtenu des Wassermann positifs et d'autant plus positifs que le liquide céphalo-rachidien était plus riche en globuline (Bory-Noguchi).

Les solutions étendues de globuline de titres différents dans le milieu à composition chimique beaucoup moins complexe que le sérum sanguin qu'est le liquide céphalo-rachidien, donnent donc comme les solutions de cholestérine, de lécithine et d'acides gras dans le sérum sanguin de M. Louste et Montlaur, des perturbations hémolytiques variables avec la teneur de ces solutions en globuline dans la R W. Les micelles globulines ont donc comme les micelles lipoïdiques, la propriété d'intervenir dans l'hémolyse. Dans le sérum sanguin beaucoup plus riche en composés minéraux ou organiques, que le li-

Re

quide céphalo-rachidien, MM. Bory et Guerithault (Teneur comparée des sérums normaux et syphilitiques en sérine et globuline) n’ont pu élablir une relation entre l'augmentation de la teneur du sérum sanguin en globuline et la positivité de la réaction. Il nous semble qu'il faut voir là le résultat de l’action « d'opposition » des sels du sérum Hquide de concentration supériéure au liquide céphalo-rachidien masquant en partie les propriétés anti-hémolytiques de la globuline, en plaçant cette albumine très sensible à l’action des sels dans un état intermédiaire entre l’état normal et la précipation. Nous verrons plus loin que dans les sérums syphilitiques il y à une concentration supérieure à l'état normal l’action\ « d'opposition » est donc plus importante et par conséquent la relation entre l’intensité de la positivité et.le taux de la globuline dans le sérum plus difficile à établir. Il n'en est pas moins évident que la globuline, moins résistante à l’action des sels que la cholestérine, possède les mêmes fonclions antihémolytiques que ce lipoide et dans le même sens.

2°Nous venons de voir combien l'action des sels du sérum est importante pour l'intégrité de la fonction lipoïdique de la globuline. Or, un grand nombre d'agents extérieurs, physiques, chimiques, physico-chiiniques et même biologiques, traduisent leur action sur la globuline comme sur la sérine et les albumines en général (précipitation, coagulation, flocculation, états intermédiaires). Or, la masse des alkbumines sériques ou des micelles-albumines est in-

RTE

finiment grande par rapport à la masse des autres colloïdes micelles lipoïdes. Ne peut-on pas prévoir que toute variation dans l’état physique des albumines du sérum établissant en quelque sorte une cloison étanche, un isolant entre elles, les lipoïdes et le milieu extérieur, privera ce milieu d’une partie ou de la totalité de ses propriétés chimiques et partant anti-hémolytiques toutes choses égales d’ail-

leurs quant aux autres constituants de la réaction de

Wassermann.

Citons parmi les nombreux faits pouvant servir à vérifier cette hypothèse l'expérience suivante de pratique courante : si au sérum nettement positif d’un malade H = O on ajoute in vitro quelques gouttes d'une solution mercurielle ou arsenicale la réaction se trouve modifiée au point de devenir complètement négative H : totale.

Cette expérience faite-in vitro dans le but de prouver que le Wassermann devient négatif in vivo dans un organisme imprégné de mercure ou d’arsenic met en relief le fait que dans un tube à essai le sel intervient dans sa totalité pour former un précipité (albuminate), sorte d'isolant entre le milieu anti-hémolytique: et les globules du système hémolytique témoin masquant les propriétés chimiques des divers colloïdes du milieu sérique et par conséquent l’action de véhicule des lipoïdes et équivalents colloïdaux dominant les échanges minéraux entre le milieu sérique et les globules, c’est-à-dire les phénomènes chimiques qui aboutissent à tous les degrés de l’hémolvyse de H° à HF.

In vivo l'injection de doses successives thérapeutiques minimes des mêmes sels, jusqu'à saturation ou blanchiment, intervenant sur toute la masse sanœuine (en partie, car il faut tenir compte de l'élimination de ces sels toxiques par les émonctoires naturels) loin de former un précipité massif incompatible avec la vie, intervient plutôt indirectement en amenant un hyperfonctionnement des glandes à sécrétion interne une surproductidn de lipoïdes antitoxiques. Cette surproduction, se répercutant dans le sérum par une teneur élevée en lipoïdes correspondant à une hémolyse totale. (Cas de la cholestérine ou équivalents lipoïdiques à partir et au-delà de 3 grs. par litre (Louste et Montlaur).

Signalons en passant que le taux anormal des lipoides supérieur à 3 grs. par litre correspondant à W négatif va en diminuant à mesure qu'on s'éloigne du traitement intensif, en même temps que du début de l'infection. Au bout de quelques années,le Wassermann pratiqué de nouveau, (si le traitement d’entretien ne vient pas troubler les résultats), peut être en-

core négatif mais comme on est loin de l'infection

et du traitement par des sels toxiques, agissant sensiblement de la même manière sur la genèse des antitoxines représentées par les lipoides et équivalents foncttonnels; la négativité du Wassermann correspond cette fois à un taux redevenu normal des lipoiïdes dans le sang, (sauf cas d’une infection intercurrente). Ce taux normal oscillant entre 1,5 à 1,8 équivalant en cholestérine donne un W négatif.

Si à ce moment on injecte une dose moyenne des

mêmes sels ayant servi au blanchiment par exemple, 0,45 de Néo-Salvarsan, on réactive biologiquement la réaction de Wassermann. (Procédé de M. Milian) c’est-à-dire qu'on fait rapidement monter le taux des lipoides ou équivalents anti-hémolyÿtiques à 2,9 par litre en cholestérine de sérum, taux donnant une réaction de W posilive.

Revenant à l'action des agents extérieurs de toute

nature sur les globulines et autres albumines du sé-

rum et sur la répercussion de cette action sur les propriétés chimiques des lipoïdes qui les accompagnent, mentionnons les divergences des résultats de la séroréaction signalés par M. René Benard, et M. Pinard (réaction de W. en sérum frais type Bauer et en sérum chauffé type Wasserniann (1). Les divergences tiennent encore aux albuiines du sérum qui à 06° sont dans un état intermédiaire entre l'état normal et la coagulation, les micelles les plus sensibles thermolabiles sont précipitées et n’ont plus aucune activité chimiques, lipoïdiques et par conséquent une action nulle sur l’hémolyse.

c). Les cristalloides du sérum. Leur rôle dans la réaction de Wassermann. Leurs rapports avec les autres constituants du sérum : colloïdes.

Nous avons vu précédemment, à propos des fonctions générales des lipoïdes, que la solubilité des cristalloïdes du sérum dans les micelles de lipoïdes pro-

(1) Compte rendu Société Médicale des Hôpitaux, séance du 6 juin

Res téines du sérum, était probablement le phénomène intermédiaire aux échanges chimiques, entre ces cris- talloïdes et les cristalloïdes dissouts dans les micelles lipoiïdiques globulaires.La résultante de ces échanges étant les perturbations hémolytiques de la R. W.

Mais ce point de vue qui se dégage par analogie, d'autres phénomènes biologiques que l’hémolyse par exemple l’absorption par l'organisme plus ou moins rapide de sels, bactéries, où produits toxiques, toxines, solubles, suivant leur degré ‘de solubilité dans les lipoïdes et équivalents des surfaces d’absorption de l’organisme (étude de Linossier, Weill, Lannois, Liebrich) est encore douteux.

Ce qui paraît mieux défini c'est le rapport des composés minéraux et organiques du sérum avec les micelles colloïdales, protéines et lipoïdes.

1° Nous avons vu, à propos du rôle de la globuline dans la posivité plus ou moins marquée de la R W du liquide céphalo-rachidien, (études de Bory, Guérithauth, Ravaut, Sicard, Widal) l’action « d’opposition » de ces composés minéraux et organiques dans le sérum sanguin. Cette action est expliquée par la faible résistance des particules colloïdales ultra-microscopiques d’albumine aux actions de toutes sortes des cristalloïdes sériques, en l’espèce produisant une précipitation spéciale : la flocculation annihilant tout au moins partiellement, dans le sérum, par flocculation partielle les propriétés chimiques anti-hémolytiques manifestées par la globuline dans le liquide céphalo-rachidien (qui n’est en réalité qu'une solution très étendue de globuline) ,

. % es

flocculation partielle d'autant is intense que le séruin sanguin à une teneur plus élevée en composés Minéraux el’organiques. (Cette flocculation partielle de la globuline représente peul-être la substance en moins de M. Bory et Guerithault dans les sérums syphilitiques plus concentrés que les sérums normaux : en réalité c'est l'activité anti-hémolytique de * la globuline flocculée qui est en moins).

2° Il semble y avoir parallèlisme dans beaucoup de processus organiques normaux ou pathologiques, entre la richesse du sérum en cristalloïdes et sa richesse en lipoïdes et équivalents ce qui est logique, étant donné que les cristalloïdes représentent les matériaux de l’activité fonctionnelle des lipoides protéïdes, soit que cette activité fonctionnelle corresponde aux échanges nutritifs normaux ou anormaux, pléthore, artério-sclérose,etc. soit qu’elle s’oppose aux effets des substances introduites accidentellement dans l'économie et dans le milieu intérieur finfection, toxines, action thérapeutique de sels ou produits toxiques).

Dans les deux cas, les cristalloïdes paraissent être des stimulants des glandes à sécrétion interne qui déversent dans le torrent circulatoire des régulateurs de la nutrition et des anti-loxines. Ainsi est expliquée suivant Chauffard et ses élèves la cholestérisenèse endogène ainsi que la production endo: gène des équivalents lipoïdiques lécithine, acides gras, phénomènes correspondants dans la R W à des perturbations hémolytiques variables avec l'intensité

de ces phénomènes.

— lo —

d). La syphylis n'intervient dans les perturbations hémolytiques de la réaction de Wassermann que par augmentation de la teneur en lipoïdes ou équivalents anti-hémolytiques représentant les anti-toxines s'opposant à l’action du trépoème et de ses toxines solub'es dans le sérum sanguin du syphilitique.

1° M. Mäc Donagh a constaté par les résultats de nombreuses analyses que dans les sérums des syphi-.

litiques, il y avait augmentation du taux des lipoïdes-protéines d’une part et des amines et électrolytes d'autre part.

Le gel-test, méthode d'exploration de la syphilis, par M .Marc Donagh, a pour principe la séparation de ces électrolytes et amines des micelles colloïdales et la précipitation de ces particules ultra-microscopiques à l'état de suspensoïdes visibles par lé sulfate de lanthane en milieu acétique glacial.

M .Mac Donagh non seulement par l'importance du précipité affirme la syphilis, mais encore établit les degrés de la maladie in vitro et règle les effets du traitement.

Sans entreprendre de discuter ka valeur de la méthode retenons seulement le fait que c’est l'importance du précipité comparée à celle du sérum normal qui permet de dépister Z.

2° La réaction de Laudau, basée sur le dosage de l'iode fixée par l'excès d'acides gras en solution dans le sérum des syphilitiques, nous apporte encore une

PRES, C'ÉRCAMENUR [ > Ni T Ÿ 5 # re 1e A 1%

| preuve: de can de la ‘teneur en n lipoïdes du sérum dans la syphilis.

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3 Les dosages des albumines etdu liquide Ca ipalo | rachidien chez les syphilitiques de MM. Ravaut, Wi- dal, Siccard, soulignent l'augmentation du taux de. ces albumines et en particulier de la globuline paraissant seule douée d’une action anti-hémolytique.

Les expériences de M. Noguchi, Bory, Guérithault

sur les solutions étendues de globulines, les dosages des albumines dans. les. sérums sanguins pour retrouver dans ce milieu les nièmes résultats que ‘dans le liquide céphalo- -rachidien, sont autant de. preuves de l'augmentation de la teneur en protéines des sérums syphilitiqus examinés.

: 4° M. A. Vernes a réalisé une séro-réaction de la syphilis, basée sur l'excès des constituants du sérum dans la syphilis agissant au moment où le sérum normal n’agit pas sur une solution colloïdale obtenue en faisant subir à du cœur de cheval une série de préparations (mélange de Peretheprol ét d’eau physiologue à 9 °/,, dans des conditions DDeques exàactement déterminées).

L'excès des substances en suspension dans le sérum syphilitique produit prématurément par rapport à Ja même dose Ge sérum normal avec la pseudo-solution coloïdale obtenue, le phénomène de la flocculation rendu perceptibie par les perturbations hémolytiques apportées à un système témoin, (sérum de porc anti-floculent plus globules de mouton) perturbations qu'on rapporte à l’échelle de Vernes.

U — 2 — te SRE

Empruntons à la ‘clinique pure des faits probanke qu'il suffit d'interpréter. | é

a)Il est très rare de constater la présence d'accidents spécifiques marqués chez des malades qui ont une réaction de Wassermann très positive c'est-àdire une forte proportion d’anti-toxines lipoïdes pross voisines de 3 °/, équivalents en cholestérine,

; parce que leur organisme a fortement réagi à ee

b) Les malades qui sont porteurs d’ do ont très souvent un Wassermann nettement, mais faiblement positif, H5 par exemple, correspondant à une teneur sérique en anti-hémolytiques voisine de 2 %/.

c) Dans les cas de syphilis maligne on trouve souvent un W négatif comme dans les cas de tertiarisme précoce par exemple, parce que l’organisme des malades n’a pas réagi et n’a pas fourni de lipoïdes et équivalents fonctionnels en quantité suffisante.

d) Le Wassermann quand il est positif dans la syphilis n'apparaît que plusieurs semaines après le chancre, c’est le temps de l’hyperfonctionnement des organes secréleurs de lipoïdes pour amener le taux sérique de 2 à 3 grs équivalent en cholestérine.

Ce que l'on peut déduire de cette étude pour le point de vue qui nous intéresse. Des modifications chimiques du sérum: sanguin dans les néphrites chroniques. Conclusions.

Bien que des points restent encore obscurs, toutes choses égales d’ailleurs quant aux soins apportés à

gènes et ‘compléments ‘employés RS

technique et à la pot run des anti- 2

Si.

48 Ce sont Jes variations du taux des lipoïdes sé-

riques qui. sont. les causes efficientes des perturba-

tions hémolytiques de la réaction de Wassermann. Dh globuline du sérum possède dans de cerone conditions la fonction ip, ane hémo- Itique dans la R W. :

La sensibilité des albumines du sérum aux

agents extérieurs de toute nature done Pacti-

vité anti-hémolytique des lipoïdes.

4° Certains cristalloïdes (sels de mercure et composés arsenicaux dont l'élimination par l'organisme est lente, paraissent avoir comme les toxines une influence de premier ordre sur la production endogène

des lipoïdes.

5° L’infection.syphilitique ne retentit par des perturbations hémolytiques dans la R W que par une augmentation du taux des lipoïdes et équivalents

“fonctionnels dans le sérum.

6° Si l'on convient de rapporter à la cholestérine

toutes les espèces chimiques lipoïdiques à activité

anti-hémolytique du sérum on aura par exemple, si l’on se base sur les expériences de M. Louste et Montlaur :

De 0 à 2 grs, équivalent en cholestérine par litre de

sérum un Wassermann négatif.

Remarquons que le taux normal de la cholestérine dans le sang est de 1,5 chez l'homme, 1,80 chez la femme, I correspond à un W. négatif.

De 2 à 3 gTs équivalent en cholestérine par. Lis __ de sérum un Wassermann positif. A ce taux la cho Yo eme Jestérine est anti-hémolytique avec toutes les gam- ere na mes de l'échelle de Vernes. Ce taux est le taux habi- É tuel des lithiasiques xanthelasmiques en évolution … 7 SRE des brightiques chroniques. Il est d’après les travaux. actuels lyonnais des cliniques des Professeurs Teissier et Roques, un symptôme très rassurant pour le Je po des maladies infectieuses (tuberoulose), etc... : AE Au delà Le 3 grs le taux dès équivalents hémoly-. tiques en cholestérine donne un W négatif. Les li- Fe poides sont à ce taux hémolysants.

Conséquences. — Dans tous les processus normaux (hypercholestérinémie alimentaire par exemple) ou pathologiques, infection hypercholestérine * active par sénasturte de lithiase, hypercholestérine passive par troubles hépatiques, brightisme, intoxications médicamenteuses et autres, palu-

- disme dont la destruction globulaire correspond sans doute une mise en liberté. dé lipoïdes dans le sérum puisque l'intensité de la positivité est en relation avec l’activité des hématozoaires qui feront va-. rier le taux des lipoïdes dans le sérum, en élevant ce taux de 2 à 3 grs par litre de sérum .On aura des perturbations anti-hémolytiques comme dans la syphilis et I W +/avec H° si l'on pratique la séro-réaction. En résumé le doute scientifique qui s'attache à la valeur diagnostique de la réaction de Wassermann paraît justifié

Nous voyons que la positivité de cette réaction biologique ne correspond en réalité qu'à une perturbation anti-hémolytique spéciale caractérisée par un taux déterminé (2 à 3 grs °/,, de lipoides sériques) : réactifs bio- -Chimiques relativement simples quant à leur espèce chimique, inuis tomplees. de par leur nature biologique, taux réalisé dans l’économie à l’état normal et dans un grand nombre de cas pathologiques, la syphilis n'étant qu'un de ces cas.

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