‹ Contribution à l'étude de la Réaction de Wassermann dans les néphrites chroniquesChapitre 6 sur 7 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Partant de ces données qui se dégagent de la coordination des résultats obtenus à l'heure actuelle par les travaux et critiques de la R. W. et de ses variantes, cherchons à déduire les conclusions de notre travail en prenant pour base les modifications de la composition chimique du sérum sanguin chez les malades atteints de néphrite chronique.

Signalons auparavant les objections purement cliniques au fait d’assimiler les néphrites ; chroniques, dont l’étiologie est obscure à des complications de la diathèse spécifique, en se basant principalement sur les résultats statistiques de la R W dans les différentes maladies.

a) Beaucoup de résultats positifs ne s'accordent pas avec la clinique ou ses constatations anatomopathologiques.

Telle néphrite chronique étiquetée syphilitique grâce à la positivité de la réaction de Wassermann

ré tt

ne donne : 1: aucune putes eee “clinique de la maladie oo massive, Hoi

PAS V'eutopsiés on à la preuve que des lésions avaient une ‘ae autre ori gine.

b) Dans un autre Grdie de A M. Marcia a ui nous. devons le sujet de cette thèse) a observé à la clinique du Professeur Nicolas le cas d'une néphrite chronique certainement syphilitique. La réaction de Wassermann pratiquée dans ce cas donna un résultat négatif (taux probable en lipoïdes) ‘32/0 ‘dans le sérum correspondant à une hémolyse totale.

c) Coexistence de la syphilis et d’une néphrite chronique banale : MM. Bouchut et Lamy, Lyon Médical, janvier 1920, présentent l'observation d’un malade mort d'hémorrhagie par rupture spontanée d’un pseudo-anévrysme intra-hépatique. Ce malade

atteint de néphrite chronique avait un Wassermann

négatif. L'autopsie révéla la présence d'une gomme syphilitique dans les parois du faux anévrysme intra-hépatique en même temps que d'autres gommes scléreuses typiques disséminées dans le parenchyme hépatique. (Il eut été intéressant dans ce cas de rechercher le taux des lipoïdes °/,, par litre dans lé sérum du malade et en Panne le taux de la cholestérine) probablement 3 °/4.

Nous arrivons aux modifications chimiques dusérum dans les néphrites chroniques.

Ces modifications portent sur toutes les espèces chimiques du sérum sanguin, mais elles sont surtout

+ “ ee = . Re 2 ; ee. Lee:

‘intéressantes, au point de vue. seméolôgique, pour Eu

les albumines, Turée, Ja. cholestérine. tm

1e MM. Widal et an es de Sons dosages pe de l’urée du sérum dans les néphrites. chroniques; ;

azotémiques ont formulé une série de lois exprimant

le rapport ( du taux uréique obtenu : avec le degré de

la maladie. ES de ne

2 Le dosage des albumines du sérum dont les pro-

portions normales sont de 80 à 85 grs par litre de

sérum,indique dans les néphrites chroniques, d’après

les recherches de M. Castaigne, une augmentation

toutes choses égales d’ailleurs, quant à Yhydrémie ou réaction sanguine de ces affections.

3° L'étude de la cholestérinémie et de ses variations par le Professeur Chauffard et ses élèves par G. Laroche, Flandin, Richet, Criqaut, Laudat, etc., ont permis d'établir que la cholestérigénèse ire était soumise à des fluctuations considérables dans le brightisme.

Le taux normal de la cholestérine qui est d' environ 1,5 chez l'homme et 1,8 chez la femme s'élève à 2... 3 grs. et plus chez les brightiques chroniques. Mais alors, si nous Icons compte des conclusions précédentes, il est tout à fait légitime d’avoir des perturbations hémolytiques dans la R W. avec le sérum des malades atteints de néphrites chroniques sans que le tréponème soit mis en cause.

Si nous éliminons le rôle des cristalloïdes et albumines sériques dans les résultats de la R W. pour

Page 1