‹ Contribution à l'étude de la récupération nerveuse: dans les sections complètes suivies de sutureChapitre 11 sur 26 · C. — ANALGÉSIE MUSCULAIRE, ANESTHÉSIE MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

C. — ANALGÉSIE MUSCULAIRE, ANESTHÉSIE MUSCULAIRE

Nous pouvons dire qu’on observe en plus dans toute section nerveuse une absence totale de douleur à la pression des masses musculaires : c’est une règle presque générale qu’on observe couramment dans les névrites, même infectieuses ; il y a même de l'anesthésie musculaire. Ajoutons que cette analgésie, pour n'être pas toujours totale, est souvent définitive, et persiste même quand le nerf est dans sa phase active de régénération.

Tels sont les symptômes primordiaux d’une interruption nerveuse, symptômes constants, dont la valeur clinique est renforcée par d’autres manifestations plus ou moins neltes, plus ou moins fixes, mais dont la constatation, jointe à celle des signes cités plus haut, permet d'affirmer un diagnostic certain, scientifique.

Nous voulons parler des réflexes tendineux, périostés ou cutanés, qui peuvent exister même dans des cas légers de névrites, des atrophies musculaires et de certaines déformations d’un segment de membre; il est classique de citer dans la paralysie radiale la tumeur dorsale du carpe décrite par Gübler. Nous nous permettrons d’insister sur les réactions électriques qui permettent à l’anatomie topographique de préciser exactement les lésions nerveuses et à l’anatomie pathologique de fixer presque à coup sûr l'intensité des lésions observées. Qu'est-ce que l’électro-diagnostic?

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