ÉLECTRO-DIAGNOSTIC
Dérixirion. — L'électro-diagnostic est constitué par l'étude des réactions des nerfs et des muscles aux courants galvanique et faradique et par la recherche de la réaction de dégénérescence.
On entend d’ordinaire par réaction de dégénérescence une modification d’un groupe de réactions élémentaires des nerfs à certains courants électriques. Ces modifications sont dues à la dégénérescence wallérienne du nerf moteur à ses différents degrés.
Afin de saisir exactement le sens de cette définition, nous étudierons d’abord les réactions normales des nerfs et des muscles aux courants électriques, puis les modifications apportées par la dégénérescence wallérienne à la suite d’une section nerveuse. L'observation que nous étudierons bientôt nous permettra d'étudier ces modifications.
À. Réactions normales des nerîfs et des muscles. — En physiologie, comme en clinique, on utilise principalement pour l'examen électrique dés nerfs et des muscles deux sortes de courants. L'un, produit par une bobine d'induction, bobine de Rhumkorpf, est le courant faradique ; l’autre provient, soit d'une batterie de piles ou d’accumulateurs, soit d’une station centrale, c'est le courant continu, nommé aussi en électrothérapie courant galvanique.
Etudions donc :
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a) Les réactions que présentent les nerfs et les muscles à l'état normal excités par le courant faradique. — Sous l'influence de la rupture du courant primaire de la bobine d’induction, on remarque que l'on excite le nerf ou le muscle et que ce dernier se contracte sous forme d’une secousse sèche êt rapide. Ceci pour un courant d'intensité relativement faible : si nous augmentons l'intensité de notre courant, nous aurons en plus une secousse à la fermeture du primaire, mais celle-ci sera toujours plus forte que la première:
Nous dirons de suite : en clinique, on s'occupe seulement de la secousse due à la rupture du primaire, la secousse produite par la fermeture exigeant une intensité assez élevée et, par conséquent, assez douloureuse pour le sujet.
Nous retiendrons donc qu’un muscle normal est excitable par le courant faradique, que l’électrode soil sur le nerf ou sur le muscle.
b) Réactions que présentent les nerfs et les muscles à l’état normal, excilés par le courant qalvanique. — La physiologie nous apprend que si on place sur un nerf ou sur un muscle un électrode de petite surface, électrode active, l’autre étant indifférente, c'est-à-dire très large et placée sur un point quelconque du sujet et que l’on produise des variations brusques de l'intensité du courant, le muscle entre en contraction, et cette contraction est brève et rapide comme l'éclair.
L'expérimentation montre en plus que cette secousse varie en intensité avec deux facteurs : l'intensité du courant et la polarité de l’électrode active.