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Nous allons suivre ces variations, et, pour ce faire, réalisons le dispositif suivant :
Prenons un sujet sain : plaçons-lui une électrode au niveau de la nuque, ce sera l’électrode indifférente.
Nous plaçons sur le trajet d’un des nerfs du bras l'électrode active. Afin de pouvoir faire varier l'intensité brusquement, on monte cette électrode active sur un manche muni d’un bouton interrupteur.
Enfin, on intercale dans le courant soit un rhéostat, soit un réducteur de potentiel, qui permet de faire varier l'intensité d’une façon progressive. Un inverseur permettra de rendre alternativement positive ou négative notre électrode active et nous aurons à notre disposition un milliampèremètre, sensible, au moyen duquel nous pourrons mesurer exactement le courant employé. Fermons le circuit et augmentons peu à peu l'intensité, tout en pratiquant des interruptions avec notre manche spécial. D'abord nous n’observerons
aucune contraction, mais, peu à peu l'intensité s'élevant, on arrive à une intensité donnée telle que les muscles innervés par le nerf excité entreront en contraction et celle-ci sera très faible.
Nous sommes arrivés au seuil de l'excitation. Augmentons peu à peu notre courant, nous verrons que notre électrode active étant négative, nous aurons, à la fermeture du circuit, une secousse vive, brève et rapide comme l'éclair.
A l'ouverture du circuit, il ne se produit rien : si nous changeons maintenant la polarité de notre électrode, que nous la rendions positive, sans toutefois toucher au réducteur de potentiel, nous verrons que
ni à la fermeture, ni à l’ouverture du circuit, nous n’aurons pas de contraction. Rendons de nouveau notre électrode négative el augmentons l'intensité, nous verrons croître la force de la secousse au moment de la fermeture du courant. Si nous rendons alors notre électrode active positive, nous verrons à la fermeture du courant se produire une contraction. Augmentons encore un peu le courant, nous verrons à l’ouverture du circuit se produire une secousse.
Enfin, si on arrive à une intensité très élevée et très douloureuse d’ailleurs, nous verrons, en plus des secousses précédemment produites, une secousse apparaître à l'ouverture du circuit, l’électrode active étant réunie au pôle négatif.
En résumé, si nous faisons croître progressivement l'intensité du courant et que pour chaque intensité nous interrogions alternativement le pôle positif, puis le pôle négatif, nous verrons que les contractions musculaires apparaîtront dans l’ordre suivant :
D'abord la secousse égale à la fermeture du circuit du pôle négatif, puis celle de la fermeture au pôle positif, puis celle à l'ouverture du circuit au niveau du même pôle et enfin, avec un courant très fort, la secousse d'ouverture avec le pôle négatif se produira,
Si nous désignons par :
N la secousse au pôle négatif, F Ja fermeture,
O l'ouverture du circuit,
P la secousse au pôle positif,
On aura :