CONCLUSIONS
I. — Des deux cas que nous venons de rapporter correspondant à des sections complètes du nerf radial, il résulte que la récupération des fonctions motrices de ce nerf après suture est certaine.
IT. — Le fait que dans un de ces cas (observation I) la suture a élé pratiquée dans un foyer inflammatoire encore en voie de suppuration, montre que dans ces conditions le succès de la suture est néanmoins possible et qu'il y a intérêt à ne pas reculer indéfiniment la réunion de la section nerveuse, car on s'exposerait à intervenir trop tardivement.
III. — La suture nerveuse devra toujours être tentée en cas de section complète et dans les paralysies avec réaction de dégénéreséence totale, il faudra avoir recours systématiquement à la découverte et à la vérification de l’état du nerf.
IV. — La suture, suivant le conseil de M. Villard, sera pratiquée avec le fil d'Alsace fin n° 90 vaseliné, utilisant des aiguilles fines n° 12. La suture du tronc
nerveux sera uniquement névrilemmatique et pratiqué avec fils d'appui, comme s’il s'agissait d’un tube creux suivant une technique rappelant celle des sutures vasculaires.
Ainsi rétablie au moyen de ce procédé technique, faite chaque fois que le permettra l’écartement des deux extrémités nerveuses, la suture rendra au nerf, en lui permettant de se revivifier lui-même, le rôle si important qu'il a dans la vie intime des tissus qu'il a sous sa dépendance, elle rendra au membre blessé la vie, le mouvement, la fonction là où, sans elle, se serait établie à tout jamais une impotence absolue.
Vu :