A. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L’UNITÉ DE LA CELLULE NERVEUSE
Chaque cellule nerveuse constitue pour l’ensemble des parties qui en dépendent un centre génétique, nutritif et fonctionnel. Elément primordial du neurone, elle joue un rôle important dans la genèse des autres parties de ce neurone, elle en engendre tous les prolongements : des faits embryologiques, histophysiologiques le prouvent. La cellule nerveuse, comme toute unité cellulaire à laquelle on fait subir un traumatisme, voit seuls survivre à ce traumatisme les éléments restés en contact avec son noyau; dans le neurone, c’est le prolongement de cette cellule, prolongement cylindraxile, cylindre-axe, dont la vitalité est intimement liée à l'intégrité nerveuse de ce neurone. Ce cylindre-axe constitue une fibre nerveuse, dont il occupe le centre, entouré qu'il est par un manchon de myéline, manchon entouré lui même par une gaine protoplasmique ou gaine de Schwann. Cette gaine de myéline est formée par une série de segments placés bout à bout et séparée par les étranglements annulaires de la gaine de Schwann, de telle sorte que
Ge
chaque segment annulaire correspond à une véritable unité cellulaire, qui aurait entouré le cylindre-axe pour l'isoler et le protéger, unité cellulaire qui comprend une masse protoplasmique, avec noyau sous la gaine de Schwann, et qui sécrète la myéline.
Prenons une association de ces fibres nerveuses, un tube nerveux, comment réagira ce nerf vis-à-vis d’un traumatisme? Coupons ce nerf, quelles seront les suites de la section?
Nous observerons des phénomènes macroscopiques, et beaucoup plus intéressants, ceux d'ordre histo-
logique.