‹ Contribution à l'étude de la Résistance des Nerfs à la FatigueChapitre 16 sur 20 · II. — INFLUENCE DU REPOS · texte numérisé non relu

II. — INFLUENCE DU REPOS

Si l’on vient à cesser l'excitation pendant quelques instants, on voit que l'écoulement reprend ensuite avec plus d'intensité. Le tracé ci-joint donne un exemple de ce phénomène que nous avons bien souvent constaté.

Fic. 3. — Influence du repos

Chien braque, 15 kilogr., curarisé. — Excitation de la corde du tympan par courants induits (distance des bobines 5 cent.) Expérience du 25 novembre 1893.

Ligne supérieure, gouttes de salive, 2 signal des excitations, 3 temps en secondes.

En A et B, quand on reprend l'excitation un moment interrompue l’écoulement est plus rapide.

Il y à donc quelque part dans l'appareil névroglandulaire une fatigue qu’un très court repos suffit à dissiper. Cette fatigue ne réside pas dans le conducteur nerveux, mais dans les terminaisons, comme le montre l’action de l'atropine qui agit sur ces dernières. Si en

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effet on en injecte une dose suffisante pour ralentir, sans la faire cesser, la salivation, le repos ne produit plus aucune suractivité.

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