‹ Contribution à l'étude de la Résistance des Nerfs à la FatigueChapitre 4 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Si nous ne savons rien sur la nature de l'agent nerveux, du moins pouvons-nous espérer arriver à sa connaissance par l'étude de ses manifestations.

Pour certains auteurs le nerf estun simple conducteur qui transmet une ondulation ; pour d’autres c’est un réservoir de forces de tension, comparable à une traînée de poudre où la décomposition d’une partie se propage rapidement aux parties voisines. On a essayé d'apporter des arguments pour ou contre ces théories en étudiant les modifications chimiques et thermiques du nerf excité. Malheureusement ces recherches délicates ont donné jusqu'ici des résultats contradictoires. Dans ces dernières années l'étude de la fatigue des nerfs à posé la question d’une autre facon. Se produit-il pendant l'activité des matériaux de déchet rendant bientôt le nerf imcapable de fonctionner, ou ce dernier peut-il rester presque indéfiniment propre à transmettre une excitation ?

Cette étude est elle-même encore fort complexe. Il est

difficile de déterminer la part de fatigue qui revient aux

centres, aux terminaisons, à l'organe qui les renferme ; plus difficile encore de produire artificiellement une activité comparable à celle qui a lieu dans le fonctionnement régulier de l’organisme. Aussi les recherches, peu nombreuses encore, ne sont-elles pas concordantes. Elles ont porté presque toutes sur les nerfs moteurs. Il m'a semblé utile, pour avancer vers la solution de la question, de varier les conditions expérimentales, et cela tout d’abord en m'adressant à d’autres catégories de nerfs. J'ai commencé cette étude par les nerfs sécrétoires.C’estsur la corde du tympan qu'ont porté mes expériences, entreprises sur les conseils de M. le professeur agrégé Gley, qui m'a donné la plus large hospitalité dans son laboratoire de l’Hôtel-Dieu, pendant le séjour que j'étais allé faire à Paris dans le but de visiter les divers services de physiologie. Je suis heureux de pouvoir lui exprimer ici ma profonde reconnaissance.

Bien que chaque expérience nécessitât un temps considérable, j'en ai exécuté un assez grand nombre. Néanmoins, pour ne pas me livrer à des répétitions inutiles, Jjen‘’en ai rapporté que quelques-unes, qui suffiront, je crois, à établir les faits que j’ai pu observer.

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