‹ Contribution à l'étude de la rosacée de l'œilChapitre 29 sur 33 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Il est reconnu que la thérapeutique n’est efficace sur la Iésion oculaire qu’en tant que l’on traite l’érupticn cutanée.

Pour ce, il importe d’abord d’agir sur l’état général. en s’adressant directement à la cause.

Suivant l’avis de Darier, il faut tarir la source des toxines provenant des troubles digestifs, intestinaux ou utérins et, à cette fin, établir un régime et une opothérapie orientée convenablement pour suppléer aux déficiences endocriniennes de l’organisme.

Il a également été établi par Ryle et par Barber que de nombreux malades atteints de rosacée présentaient une hypochlorhydrie, voire même une achlorhydrie gastrique. Eastwood a signalé l'effet bienfaisant de l’administration d’acide chlorhydrique à ces malades.

En même temps que ce traitement général, un traitement direct des lésions cutanées est indispensable.

Darier recommande, à ce sujet, le massage du visage, chaque soir, avant le coucher, avec la pommade suivante :

Turbith minéral finement porphyrisé.. 4 A SONOCRDENZOMeEME ET mts ch.. 30 De son côté, Gaucher propose d’étendre, le soir,

sur le visage, la lotion avec :

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L’enlever le lendemain matin à l’eau chaude et au savon.

Quant au traitement de l’affection oculaire, nombreux sont les procédés qui ont été proposés.

Nous les citerons pour mémoire.

On a proposé de traiter la conjonctivite par des bains d’eau boriquée suivis d’une application de calomel en poudre. Pour la kératite, il a été fait usage d’atropine et de dionine; puis Darier, Holloway, Verhoeff ont employé l’holocaïne. Verhoeff explique Paction bienfaisante de l’holocaïine par son pouvoir paralysant sur les terminaisons nerveuses qu’il rend responsables de propager l’affection à partir du ganglion de Gasser, lequel serait primitivement atteint.

Shirmer recommande l'injection sous-conjonctivale d’une solution saline et Duke-Elder les applications locales de rayons ultra-violets. Von Szilly, de son côté, proclame le succès du traitement par les Rayons X, ainsi que celui de l’excision et de la cautérisation des récents foyers conjonctivaux.

Baillart et Blutel sont partisans de liridectomie iorsqu’il reste du tissu cornéen sain. Verhoeff, partisan de la pathogénie nerveuse, vante le résultat de la neurotomie péri-cornéenne. Quant à Piriès, ül enlève une partie de la conjonctive et comble la brèche par une greffe faite avec un morceau de muqueuse labiale.

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