Même état que la veille. L’éruption commence à pâlir
21. — L’éruption a disparu. L'enfant est calme et ne présente rien de particulier. L’apyrexie est complète, la toux rare. Deux ou trois selles diarrhéiques par jour.
2r.—La nuit a été mauvaise ; l’enfant a bien peu reposé ; elle toussait fréquemment et se plaignait d’une douleur au côté gauche. La respiration est pénible et saccadée: il y a quarante mouvements respiratoires, Le pouls bat120. La température est de 39° 1.
A l’auscultation, râles sous-crépitants du côté gauche.
Potion : Kermès minéral. . O gr. 05 centig.
Sirop de Tolu |. . . 25 gr.
LHUSIOT RS Te Er à prendre par cuillerées, de deux en deux heures.
Le soir, la fièvre est moindre: 38°5; l’enfant est moins oppressée. Elle a eu deux selles diarrhéiques dans la journée.
23.— L'amélioration est sensible ; l'enfant est redevenue calme; elle tousse moins fréquemment, et on ne trouve plus que quelques gros râles muqueux du côté gauche. Un peu de diarrhée. Temp. : M.: 37°4. — $,: 3705.
24.— Le mieux persiste ; la toux est assez rare, la respiration régulière. Les selles sont redevenues normales.Temp.: M.: 38°2.—$.:37°4.
25. — Nous trouvons l’enfant tout à fait bien ; elle est assise sur son lit et joue.— La convalescence s’établit franchementles jours suivants, et l’enfant quitte l’infirmerie.
L’exanthème semble donc avoir été chez Elise, la première manifestation appréciable de la maladie ; les autres symptômes n’ont paru qu’à sa suite.
Dans la plupart des cas placés sous nos yeux, l’éruption s’est produite régulière dans ses caractères et dans sa marche, coïncidant avec la plus grande élévation de la température, débutant par la face, pour envahir successivement le tronc et les membres. Elle a été boutonneuse chez trois ou quatre malades ; chez une petite fille, elle s’est
DAC Le PE
montrée si confluente qu’elle ne laissait guère que quelques rares îlots de peau saine, et simulait, sauf une coloration moins vive peut-être, lexanthème de la scarlatine (obs. XII). Plusieurs fois elle ‘est devenue ecchymotique, formée de plaques assez larges ne disparaissant pas sous la pression du doigt. La malade dont nous allons rapporter l’ob-
servation en offre un exemple.
Observation V
Marie Laux est âgée de trois ans. Blonde, lymphatique, elle souffre depuis longtemps d’une blépharo-conjonctivite chronique.
Nous ne pouvons recueillir aucun renseignement sur ses antécédents héréditaires.
La blépharo-conjonctivite était en bonne voie d'amélioration depuis quelques jours, lorsque, le 25 novembre 1883, elle paraît subir une recrudescence. Les paupières sont vivement congestionnées, les yeux larmoyants, la photophobie extrême. L'enfant tousse un peu et présente un léger enchifrènement.
26. — Mêmes symptômes que la veille; la petite malade est apyrétique et ne se plaint que de souffrir des yeux.
27. — Dans la nuit, s’est produite une éruption rubéolique ; elle occupe déjà la face, le tronc et les membres supérieurs. Les taches petites, rosées, non saillantes, analogues à des piqûres de puce sur le tronc, sont à la face plus étendues, de la dimension d’un ongle et présentent une petite élevure centrale ; elles s’effacent sous la pression. La peau est sèche et donne, au toucher, une sensation de chaleur âcre. Enanthème sur le voile du palais. Temp. : 894.
Pouls : 120. Mouv. respir. : 56.
Bouillon; lait; infusions chaudes.
— Le soir, l’éruption est plus nette; presque confluente à la face et d’un rouge très-vif, surtout au pourtour de la bouche, elle demeure plus discrète sur le tronc et, surtout, aux membres inférieurs, où elle a paru dans la journée.