‹ Contribution à l'étude de la rupture du tendon de la longue portion du biceps brachial: son traitementChapitre 10 sur 25 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

FORMES CLINIQOUES

De la lecture ee observations que nous avons

rebueilless il ressort que toutes les ruptures ne se :

sont pas produites exactement dans les mêmes conditions. L'effort que nous avons considéré comme

indispensable à l'apparition de la rupture peut être. plus où moins violent; et même dans quelque cas à

peu près nul, à tel point que certains blessés ont découvert leur lésion par hasard. Témoin celui de Davis (Obs. IT) qui, souffrant de l'épaule, a remarqué

sur son bras la présence d'une tumeur; «il déclare n'avoir pas souvenir de violences exercées sur son.

“bras et il est incapable de rattacher l'origine de sa tumeur à un effort musculaire ».

Aussi voyons-nous la nécessité de diviser au

point da vue clinique les ruptures du tendon de la

longue portion du biceps en ruptures purement

spontanées, spontanées traumatiques et traumati=

f. ‘on

Rp, * DRE

ques. Cette classification a d'ailleurs été suivie pour rédiger la liste de nos observations.

l° La rupture spontanée, la plupart du temps méconnue des malades, s’est produite seule, sans traumatisme, sans douleur. Elle est très souvent “accompagnée d’arthrite sèche de l'épaule. C’est la forme chronique de la lésion, évoluant lentement jusqu’à ce que le tendon aminci, incapable de remplir sa fonction, ‘se rompe dans un mouvement naturel : ni trop brusque, ni trop violent. On Fob-: serve surtout chez les vieillards, qui payent un plus lourd tribut à l’arthrite sèche.

2° A l'opposé de la rupture spontanée, se place la rupture purement traumatique, dans laquelle un effort violent, accompli avec le bras fléchi, peut uniquement être rendu responsable de la lésion. Ici l’impotence fonctionnelle est à son maximum, et on ne trouve aucun craquement ni aucune douleur articulaires. Aucun antécédent pathologique ne peut être constaté, ni aucune déformation de la tête humérale à la radioscopie.

3° Enfin, nous appelons rupture spontanée traumatique les cas dans l’étiologie desquels l'effort et l’arthrite sèche doivent être envisagés simultanément. Un effort se trouve à l'origine, mais est insuf- -fisant pour expliquer à lui seul la dislocation d'un tendon sain et résistant. tee Dans ces trois groupes de rupture, les symptômes sont identiques à la description que nous avons donnée plus haut:

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