‹ Contribution à l'étude de la rupture du tendon de la longue portion du biceps brachial: son traitementChapitre 11 sur 25 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ANATOMIE PATHOLOGIOUE

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À quelles lésions anatomiques correspondent les symptômes précédents ? Et d’abord, en quel point du tendon siège la rupture ?

, Srèce ne LA Rupture. — C'est grâce à des autopsies que Ledderhose et Fiévez ont pu étudier plus à fond la rupture de la longue portion du biceps et constater. que la tumeur bicipitale n’était pas due à une simple solution de continuité dans le muscle, comme on l'a : cru longtemps, mais qu'elle relevait dans'la majorité des cas d’une dislocation du tendon.

Depuis, un assez grand nombre d'opérations ont été pratiquées, qui ont confirmé cette donnée sur le VIVANT nn : Fa Lee

De ces recherches, il résulte que le tendon peut se rompre (V. fig. 2). À

a) Dans la capsule articulaire : 1° À l'insertion . même sur la glène ; 2° ou à quelques centimètres plus bas ; TT

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\ 0) En dehors de la capsule : 3° Dans la coulisse bicipitale ; 4° à l'union des muscles et du tendon. La rupture intraarticulaire ne put être reconnue en place qu’à l’autopsie, car jamais, au cours de l’intervention on nese permet l'ouverture de l'articulation ; cependant, le tendon rompu ou désinséré en haut, glisse dans la coulisse bicipitale, et son extrémité

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arrive aux yeux de l'observateur, qui peut alors mesurer sa longueur et déduire le siège exact de la rupture.

Tous les auteurs ne précisent pas ce siège exactement, mais sur les cas où la chose a été rapportée, voici les résultats fournis par les statistiques.

Loos, sur 30 ruptures tendineuses de la longue

portion, en relève :

10 sur le tendon lui-même ; 20 à la jonction tendon-muscle.

M. L. H. Petit, sur une collection de 83 cas de ruptures du biceps, note 50 cas de rupture du tendon de Ja longue portion, dont : 43 ruptures sur le trajet du tendon de ia longue portion et 7 seulement à la jonction tendon-muscle. |

Nous ne pouvons expliquer à quoi tient cette diver-

gence dans la statistique. Pour trouver une base de discussion solide, il ne faut s'adresser qu'aux Cas où

une intervention opératoire a eu lieu, avec constatation précise des altérations survenues.

Pour notre compte, nous retenons sur 19 cas identifiés : :

13 ruptures intraarticulaires (dont 5 désinsertions) ;

6 SUNLE muselo-tendineuses.

Ce qui nous autorise à conclure que la rupture |

intraarticulaire est la plus fréquente.”

Lésrons pu TENDoN. — Lorsqu'on opère, l’incision

de l'aponévrose donne issue à un liquide sangui-

nolent brun-rouge, ou à quelques cailots, traces d'un

léger hématome sous aponévrotique. On voit alors le tendon rompu, détendu, flexueux, se nus vers. la coulisse bicipitale ; 1l est parfois replié en boucle

à concavité inférieure, de telle sorte que son extré-

mité supérieure vient en contact avec l'inférieure

(Bazy, Obs. XVIII, Hofmann, Obs. XXI, Müller,

Obs. XID) {v. fig. 3]. Plusieurs explications ont été

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données pour expliquer cette conformation. Pour Chassaignac, le bout inférieur du tendon est entraîné vers le bas par une contraction violente au moment … de l'accident, puis, dès que le muscle se relâche, l'extrémité du tendon reste en place et il en résulte une boucle. Ledderhose admet plus vraisemblablement la formation de la boucle, comme le résultat progressif des mouvements de l'articulation et du muscle.

Dans d'autres cas, le tendon rompu est retenu dans la gouttière bicipitale par sa gaine synoviale, et la réinsertion spontanée peut se faire entre les deux tubérosités humérales, lorsque l'intervention a été “différée quelque temps.

L'extrémité du tendon est tantôt iochées en forme de pinceau, tantôt renflée en massue (Hochstetter, Obs. XVII) lorsqu'elle est enfermée dans du tissu de cicatrice. Il est possible que l’étalement des fibres tendineuses en pinceau soit le résultat de la désinsertion du tendon épanoui au niveau du tubercule supraglénoïde.

Müller, en faisant des recherches sur l'extrémité | du tendon sectionné au cours de VPopération, trouve une forte endartérite oblitérante, et des signes d'inflammation chronique de la gaine synoviale.

Surraces arrIcuLAIRESs. — Dans la forme chronique de l'affection que nous avons appelée la forme spontanée, Fiévez a relevé sur des cadavres, des lésions - d'arthrite sèche de l'épaule, coïnciuant avec une rupture intracapsulaire. Du côté dé la glène, on trouve quelques franges tendineuses, vestiges de .

l'insertion primitive. Les surfaces osseuses sont | recouvertes d' ecchondroses, d' ostéophytes et de SRE Jlosités irrégulières. Très souvent, Ja région de la © coulisse bicipitale se trouve atteinte, on y. trouve des

‘excroissances, et le processus inflammatoire gagne

lag œaine du tendon. AOL

Les ue Ho et les s craquements per- Sas be

rupture spontanée tranmatique. ÿ

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