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Nous nous arrètcrons, soit au procédé américain, qui consiste à rattacher le tendon à la courte portion, soit plutôt au procédé imaginé par le Professeur Michel (Obs. XXXIHID). Ce dernier, à la fois simple et rapide, ménage au tendon un point d'appui solide sur le tissu fibreux de la capsule et sur l’aponévrose du coracobrachial ; il est, en outre, celui qui replace la longue portion dans la situation la plus voisine de celle qu'elle occupait avant la rupture.
Pansement ouaté compressif, avec immobilisation de l’avant-bras en flexion et supination, maintiennent le résultat opératoire. Au bout de 10 à 12 jours, la cicatrisation est faite, on ouvre le pansement et on commence les séances de massage et de mécanothérapie, de façon à prévenir l'atrophie, à assurer le retour rapide et complet de la fonction du muscle, et à entretenir le jeu des articulations de l’épaule et du coude, À
L’électrisation peut aussi être utilisée, en ayant d'abord recours au courant continu, puis à la faradisation, lorsque la cicatrisation est terminée.
. Les résultats opératoires sont généralement satisfaisants : Trois mois après l'intervention, le blessé peut reprendre son travail (Professeur Michel, Dreizhener). Cinq mois après l'opération, le biceps est normal comme situation, forme, valeur et puissance ; le blessé a repris son travail et développe facilement une haltère de 20 kilos (Lapointe, Obs. XXX\.
La force musculaire devient à peu près égale à celle du bras sain (Hofmann, Obs. XXV). Toujours la
puissance de flexion du bras est beaucoup plus grande qu'avant l'opération.
Signalons, cependant, qu'une légère supuration peut se produire (Bazy, Fiévez) et qu'il peut persister une modification dans la forme du bras et un peu d'atrophie. ie
Après avoir expose le traitement palliatif et le traitement sanglant, il nous reste à fournir les indications de chacun d'eux. Lejars propose, dans tous les cas, d'essayer le traitement palliatif en premier lieu, et d’avoir recours à la suture tardive secondaire s'il n'a pas donné de résultat. Suivant la même doctrine, Dreizhener se contente d'abord, chez son blessé, d'un enveloppement avec immobilisation au tronc du bras en flexion ; mais devant l'inefficacité de la méthode, il se décide ensuite à la suture sanglante. Etant donnés les insuccès fréquents des moyens palliatifs, nous sommes persuadés qu’une telle ligne de conduite fait perdre un temps précieux au blessé soucieux de recouvrer rapidement la force de son bras, dans le cas de rupture trau matique avec impotence fonctionnelle marquée. D'autre part, la recherche tardive du tendon, noyé dans les adhérences est souvent difficile. |
Le traitement palliatif est à réserver aux ruptures spontanées, s'’accompagnant de lésions articulaires chroniques, survenant chez des individus âgés, pour qui l'opération est contre-indiquée ; on institue én même temps, dans ces cas, le traitement médical, tendant à améliorer l’arthrite déformante.
Au contraire, le médecin se trouvant le plus