‹ Contribution à l'étude de la rupture du tendon de la longue portion du biceps brachial: son traitementChapitre 8 sur 25 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Un individu se présente, qui brusquement en ane un effort violent pour soulever un fardeau, à “ressenti une douleur plus où moins vive dans la par tie supérieure du bras, avec sensation de déchirure ou de craquement. Cette sensation est à la fois tactile et auditive, Un blessé, d'Alexander (Obs. XV), la compare ä-un coup de massue, un autre à un coup

de revolver (0bs. XXXIT); celui de Barsis, à un coup de fouet (Obs. XX). Le manœuvre, de Bazy, raconte

avoir perçu une douleur, comme si on lui cassait le - bras (Obs. XVI). ire

Il n'a pu continuer son travail à cause de 2 douleur persistante et d’une diminution de force du bras Eu sembla au blessé, d'Hochstetter: (Obs. XVII), que son bras était comme paralysé ; mais par contre tous Îles mouvements restent pos-:

se sibles.

A l'examen, on constate parfois une ecchymose, du gonflement, mais ce qui frappe ‘surtout, c'est la déformation caractéristique du bras, constituant ce que Fiévez a appelé le « Syndrome du long biceps

détendu », (V. fig PS

Trois symptômes sont à rechercher :

1° Une tumeur du long chef bicipital ;

2° Une dépression à son pôle supérieur, dans laquelle on peut sentir l’humérus ;

3° Une perceptibilité änormale du tendon du long : æ biceps sous le bord antérieur du deltoïde.

+ La tumeur siège à la région brachiale intérieure + le trajet du long biceps; de volume variable

«suivant le développement musculaire du sujet (depuis la grosseur d'un œuf jusqu'à celle d’une orange) elle est allongée transversalement du court

biceps resté normal en dedans, à la veine céphalique en dehors. Elle se continue en bas avec le biceps dont les deux chefs sont réunis, en haut, avec le tendon du long biceps.

Fiévez la compare à « une grosse sangsue gorgée de sang et rétractée ». La tuméfaction est tellement caractéristique qu’elle passe rarement inaperçue du blessé : le teinturier, d'Hochstetter, se présente, demandant qu'on le débarrasse de sa tumeur (Obs. XVIT. 5 -: Mollé dans l'extension, elle est sous-cutanée, mobile transversalement, indolore, sans adhérences à la péau ni aux parties profondes, Elle augmente et diminue de consistance exactement comme la portion interne du biceps et le biceps du côté opposé. Dans la contraction, elle s’immobilise, dureit, grossit et descend légèrement vers le coude. Mais c'est surtout lorsque la flexion du bras rencontre une résistance, que la tuméfaction se dessine avec des contours nets ; elle se pelotonne aussitôt fortement et prend une forme ovoide, ballonnée.

Comparativement au côté sain, la distance entre le ventre du biceps et le pli du ide est diminuée ; la différence de niveau est en moyenne de 5 centi-

mètres.

La tumeur est donc EUR par la longue portion | du biceps peletonnée à sa partie inférieure par suite de ja rupture de son tendon. |

2) À sa partie supérieure, la tumeur est limitée par une dépression au niveau de laquelle on peut atteindre directement l’humérus par le palper.

3) Normalement, nous l'avons vu, le tendon du ‘biceps devient charnu dès qu'il se dégage du deltoide à la partie antérieure et supérieure du bras; on sent un fuseau épais, régulier. [ci, 3 à 4 centimètres de tendon sont appréciables parfois à la pal-

pation sous le bord deltoïdien, sous la forme d'ua

cordon cylindrique dur, prolongeant le pôle supérieur de la tumeur vers la tête de l’humérus. Par suite du glissement du corps de la longue

portion vers le bras, la longueur de la circonférence

supérieure du bras se trouve diminuée de quelques centimètres, tandis qu'elle se trouve accrue à la partie inférieure par le renflement de la tumeur, |

La puissance de contraction du muscle est ‘diminuée. Immédiatement après la lésion, l'impotence est plus complète, mais la fonction reprend en partie

par l intervention des autres fléchisseurs ; tout tra-.

vail pénible reste impossible. Le blessé de Lapointe (Obs. XXX) fléchit le bras sain en soulevant une haltère de 20 kilos, tandis qu'à droite le mouvement

se fait péniblement avec une haltère de 8 kilos et

provoque une douleur vive qui l’empèche de s'ache- , et que le malade localise au-dessous de Ja pointe

du deltoide.

Cette localisation varie d' ailleurs suivant le siège

de la rupture ; chez certains, la douleur est perçue

dans le haut du bras, en suivant la coulisse bicipi-

tale, Jette dans l'épaule; chez d’autres, le point

Sn

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