‹ Contribution à l'étude de la Sciatique radiculaireChapitre 14 sur 32 · STE · texte numérisé non relu

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réveillant quelquefois la malade au milieu de la nuit, irradiées toujours le long de la cuisse droite, mais avec une intensité qui tend à décroître,

Etat actuel. — Douleurs provoquées. — A la pression on provoque une douleur exquise entre le grand trochanter et la tubérosilé ischiatique ainsi qu’à la face postérieure de la cuisse jusqu’à la région poplité. Les autres points de Valleix ne sont pas douloureux.

La flexion de la cuisse sur le bassin est douloureuse, mais l'extension de la jambe sur la cuisse déjà fléchie elle-même sur

le bassin n’augmente pas la douleur.

Motilité. — La démarche est à peu près normale, un peu plus traînante cependant du pied droit.

Tous les mouvements sont bien conservés, en particulier ceux du pied et des orteils : la douleur seule limite un peu la flexion de la jambe sur la cuisse.

Les réflexes patellaires sont normaux, égaux des deux côtés.

Le réflexe achilléen, normal à gauche, est aboli à droite.

Le réflexe cutané plantaire est normal, en flexion.

Le réflexe du tenseur du fascia lala normal à gauche est aboli à droite.

Sensibilité. — On trouve une zone d’hypoesthésie à la douleur, très légère au tact, occupant la face dorsale du pied, remontant le long de la face externe de la jambe contournant le genou et montant en bande de trois travers de doigt de largeur sur la face postérieure de la cuisse et à la fesse.

A la face plantaire l’hypoesthésie est très légère, et plus mar-

quée au 1/3 externe.

Les sensibilités profondes, sensibilité des attitudes, sensibilité osseuse sont bien conservées.

Légère amyotrophie de la loge postérieure de la cuisse.

Polonovski À

Eng

La ponction lombaire donne un liquide céphalo-rachidien contenant 4 lymphocytes par millimètre cube.

Examinée le 22 novembre la malade, qui se plaint de violentes

céphalées, présente un léger ptosis et une diplopie par parésie du

droit externe gauche.

Hypoesthésie tactile et douloureuse

Hypoesthésie légère

Fic, ar.

Tout dernièrement Dobrokhotow (1) a signalé 21 cas de sciatiques radiculaires avec prédominance de troubles sensilifs, sans

paralysie dissociée et un cas avec dissociation paralytique que nous reproduisons plus loin,

(1) DosrokHoTow, Revue de Médecine, 1914, P. 930.

Les troubles de sensibilité y sont décrits; mais les limites des zones hypo ou hyperesthésiées ne sont pas suffisamment explicites pour que nous jugions ulile de reproduire ici ces observations. |

Notons que les troubles des réflexes n’y sont mentionnés que 13 fois: trois frois les réflexes étaient exagérés, deux fois l’achilléen et le rotulien affaiblis, l’'achilléen seul affaibli deux fois et aboli une fois. Le signe de Lasègue y était toujours posi- (TAC ’

Les troubles de sensibilité consistaient 10 fois en hyperesthésie, 7 fois en hypoesthésie, 3 fois l’anesthésie avec hypoesthésie et 2 fois de l’hypo et de l’hyperesthésie. Dobrokhotow tente de classer les territoires des troubles sensitifs, suivant que la bande de sensibilité objective touchée siège uniquement sur la face externe du membre, ou bien contourne en arc des apophyses lombaires: jusqu’à la face antérieur du pied, la face postéroexterne de la cuisse et la face antérieure de la jambe, ou bien encore va du périnée au pied en contournant le membre au niveau de la face externe du mollet après avoir occupé la face interne de la cuisse, et il trouve que ,6 cas appartiennent au 1° groupe, 15 cas au 2° et 1 seul cas au troisième.

Le 2° schéma semble correspondre aux lerriloires S; $: avec ou sans participation de L;.

Le premier que nous avons souvent rencontré ne correspond qu’à une partie des terriloires de Lu, Lu, et une partie de $, Si.

Quant au 3° schéma il semble correspondre à Sy, mais l’obser-

vation manque de précision.

FORMES SENSITIVO-MOTRICES

Les racines postérieures ne sont pas toujours seules touchées par la lésion, ordinairement syphilitique, et l’on conçoit fort bien que l'infection méningée ou la lésion radiculaire primitive se localise également sur les racines antérieures et même de façon élective.

IL y a déjà plus de 16 ans que Raymond (1) dans ses cliniques présentait une monoplégie du membre inférieur droit que l’autopsie confirmait bien comme une radiculite

à prédominance motrice.

OBSERVATION RÉSUMÉE XXV (Raymond).

Femme de 47 ans. Pas de syphilis, probablement bacillaire, 12 enfants.

Aftaiblissement depuis 3 mois, puis paralysie flasque totale du membre inférieur droit. Atrophie musculaire de la cuisse et de

la jambe avec DR. Réflexes cutanés conservés. Douleurs pénibles,

(1) Raymonp, Cliniques, t. III, 1898, leçon xxx1.

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