CONCLUSIONS
1° La sciatique radiculaire est actuellement bien différenciée de la sciatique tronculaire et sa fréquence est telle que l’on peut dire : dans la sciatique essentielle la radiculite est la règle, la tronculite l’exception.
2° À côté des formes à prédominance sensitive on trouve des formes sensitivomotrices, dans lesquelles la distribution des troubles moteurs affecte une topographie également radiculaire.
3° Les troubles moteurs ne sont pas toujours superposables aux troubles sensitifs, les racines lésées antérieures
et postérieures n'étant pas nécessairement homologues.
4° Les racines sensitives les plus fréquemment atteintes sont la cinquième lombaire, et les deux premières sacrées
ce qu s'explique par la disposition des gaînes radiculaires.
5° Les racines motrices lésées le plus souvent sont la
quatrième et cinquième lombaire.
6° Toute sciatique radiculaire qui n’a pas faitses preuves est une radiculite syphilitique et bénéficie du traitement
iodo-hydrargyrique.
7e Les sciatiques radiculaires non syphilitiques ont une
pathogénie, un pronostic et un traitement différents.
Vu et approuvé le Président de thèse, J. DÉJERINE.
Vu le Doyen.