DESCRIPTION DE LA METHODE EMPLOYEE
Le matériel.
Extrêmement simple, il comprend :
1° Une seringue type Record, de contenance de 10 cc., graduée en cc., pourvue d’un piston métallique, ce qui lui donne toute la précision nécessaire. Un embout métallique permet d'y adapter directement l'aiguille. Ceci a son importance, car il est nécessaire d'éviter tout joint défectueux qui a pour conséquence l’entrée d'air dans la seringue, ce qui fausse le dosage rigoureux en citrate par rapport au sang.
2° Des tubes à essais, destinés à recevoir le sang citraté avant qu'il ne soit aspiré dans les tubes de Westergreen.
3° Des tubes à sédimentation de 2 mm. 50 de diamètre et 300 mm. de hauteur, portant un trait à 200 mm. de Pextrémité inférieure. Ils sont ouverts et rodés à leurs deux extrémités.
4° Un statif, pour maintenir les tubes. Ce statif est constitué par un plateau en bois, percé de trous où sont encastrés des bouchons de caoutchouc sur lesquels viendront s'appliquer et s’obturer les extrémités inférieures des tubes, la partie supérieure de ceux-ci étant fixée par un ressort plat en acier. Le tout maintenant les tubes en position verticale.
5° Un second statif où seront maintenus les tubes soumis au champ électrique.
Il est constitué par deux plaques de verre de 40 cm. de côté. disposées horizontalement l’une au-dessus de l’autre, à une distance de 32 cm.
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Ces deux plaques supportent chacune une électrode, feuille métallique mince formant un carré de 20 cm. de côté.
Les électrodes sont reliées aux bornes d’une source de courant continu, batterie d’accumulateurs de 240 volts, ou appareil à tension constante utilisant le courant alternatif redressé et pouvant fournir une tension de 500 volts maximum. Les tubes sont disposés entre ces deux électrodes, verticalement, reposant sur des supports de caoutchouc analogues à ceux du statif précédent. Ils sont ainsi parfaitement isolés électriquement.
6° Enfin, l’anticoagulant est constitué par une solution à 5 Ÿ de citrate trisodique, renouvelée tous les huit jours pour en éviter l’altération.
Nous reconnaissons d’ailleurs que l’anticoagulant apporte au sang quelques modifications, mais il est impossible de l’éviter et, d’ailleurs, en dosant rigoureusement celui-ci comme nous le faisons, l'erreur est toujours la même et les résultats sont comparables.
Les anticoagulants préconisés sont d’ailleurs nombreux fluorure de sodium (Césari), sulfarsénol (Gilbert et Tzank), sels d’or (Raponsky), hirudine, tous modifient le sang. Nous avons choisi le citrate de soude parce qu’il est actuellement le plus employé. C’est lui que préconisent Westergreen, Forestier, Linzenmeyer, Cordier.
Le P' Sabrazès utilise une solution à 2,45 % qui a l'avantage d’être isotonique aux globules rouges.
Nous avons adopté le taux de 5 %, qui est utilisé par le professeur Jeanneney pour la conservation du sang humain à usage des transfusions. Comme il résulte de ses recherches sur le sang conservé, cette solution altère au minimum les proprié-
tés du sang.