‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire chez les cancéreux (influence d'un champ électrique sur la sédimentation)Chapitre 13 sur 62 · GENERALITES SUR LES DIVERSES METHODES DE SEDIMENTATION · texte numérisé non relu

GENERALITES SUR LES DIVERSES METHODES DE SEDIMENTATION

Les méthodes employées pour l’étude de la S. G. sont fort nombreuses ; M" Itey les a exposées dans sa thèse (Bordeaux, 1937) ; nous ne les décrirons rapidement que pour exposer les raisons qui ont guidé notre choix.

Il existe des micro-méthodes et des macro-méthodes.

Les micro-méthodes.

Elles utilisent toutes du sang capillaire venant du lobule de d'oreille ou de la pulpe du doigt.

Certaines emploient le sang rendu incoagulable par addition d’anticoagulant.

D’autres utilisent le sang pur.

Parmi les premières, la méthode de Langer et Shmidt, mise au point par Achard, J. Lévy et Guthman, est la plus utilisée.

Elle nécessite l'emploi d’une micropipette de 2 mm. de diamètre interne, de 9 cm. 5 de hauteur.

Cette pipette permet, grâce aux trois graduations qu’elle porte, de réaliser dans un premier temps le mélange de sang et de citrate (solution à 5 %,) dans une proportion de 1/4, le sang étant aspiré directement au lobule de loreille. Dans un deuxième temps, le mélange étant rendu parfait par étalement sur une plaquette de celluloïd, la même pipette sert de tube à sédimentation et permet de lire directement, par une deuxième graduation en millimètres, les hauteurs de sédimentation.

D’autres méthodes utilisent du sang pur.

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Balachowsky emploie une pipette de 1 mm. de diamètre interne, de 15 cm. de long, et dont les 10 cm. inférieurs sont gradués en millimètres. L’aspiration du sang est pratiquée par dévissage d’une vis placée à la partie supérieure.

Cette pipette est rincée avant usage par une solution de sulfarsénol à 10 %,, ou d’oxalate neutre de potasse à 10 °.

Ces micro-méthodes présentent évidemment un avantage. C’est la quantité minime de sang qu’elles nécessitent, Cet avantage est surtout appréciable lorsqu'on veut faire des sédimentations répétées, pour suivre l’évolution d’une affection aiguë, par exemple ; il l'était moins pour nous qui n’avions à pratiquer sur le même sujet qu’un petit nombre de réactions.

Par contre, les micro-méthodes présentent des inconvénients : le sang, par son petit volume et son contact avec la peau rugueuse, coagule facilement : l’évolution normale de la sédimentation est, par conséquent, troublée,

D'autre part, le mélange de sang et de liquide anticoagulant étant irréalisable à l’intérieur des micropipettes, il est très ditficile d'empêcher la formation en caillot. Troisième inconvénient, le calibre des tubes employés étant petit, la vitesse de sédimentation est modifié par la capillarité.

De plus, Achard remarque que la vitesse de sédimentation augmente relativement moins vite dans les micro-méthodes que dans les macro-méthodes. D'où moins grande sensibilité de ces méthodes.

Enfin, le nettoyage des tubes est difficile, en raison de leur faible calibre ; or, nous verrons qu’il est indispensable d'utiliser des tubes absolument propres et secs.

Ces différentes raisons nous ont fait adopter une macrométhode.

Les macro-méthodes.

Parmi celles-ci, nous avions le choix : méthode de Cœæsari, de Gilbert et Tzank, de Fahreus, pour ne citer que les principales. En réalité, les différences entre ces diverses méthodes tien-

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nent à des différences de calibrage et de longueur, à l'existence ou à l'absence de graduations des tubes, qui peuvent être ou non fermés à une extrémité.

Notons aussi la diversité des anticoagulants employés tant dans leur nature que dans les proportions où on les mélange au sang.

Enfin, pour interpréter leurs résultats, les auteurs font leurs mesures de façons différentes.

Sans entrer dans le détail de ses méthodes, disons de suite que nous avons employé, en gros, la méthode de Westergreen qui est actuellement la plus employée.

Souhaitons, en passant, avec le P' Sabrazès, que les techniques s’uniformisent, se réduisent, par exemple, à deux : une macro-méthode et une micro-méthode, dont chacune répond à des nécessités particulières. Les résultats obtenus seraient ainsi plus aisément comparables.

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