‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire chez les cancéreux (influence d'un champ électrique sur la sédimentation)Chapitre 9 sur 62 · NOTONS GENERALES SUR LE MECANISME DE LA S. G · texte numérisé non relu

NOTONS GENERALES SUR LE MECANISME DE LA S. G

Lorsqu'on examine au microscope un sang qui sédimente, on s'aperçoit que les particules en mouvement qui se dirigent vers le fond du tube sont en grande partie constituées par des hématies agglutinées en piles de monnaie ; les globules rouges isolés présentent une chute beaucoup plus ralentie, et c’est un véritable « squelette sanguin », comme le fait remarquer Balachowsky, qui se déplace en bloc dans le champ du microscope.

Macroscopiquement, d’ailleurs, on peut déjà se faire une idée du phénomène : en effet, un sang qui va sédimenter rapidement présente, dès le début de la réaction, avant même que la sédimentation ne se soit amorcée, un aspect caractéristique, et lon voit sur toute la hauteur du tube des petits amas formés par les hématies agglutinées qui, d’abord isolés les uns des autres, vont peu à peu se tasser dans les couches inférieures pour libérer les couches supérieures du plasma.

On conçoit facilement que la chute des hématies agglutinées soit plus rapide que celle des hématies isolées, et que, par suite, lagglutination soit un facteur important de la V. S. Or, deux forces s’opposent au rapprochement des globules rouges : la viscosité du plasma, qui freine leurs déplacements, et la répulsion électrostatique, due à la charge électrique des hématies.

La viscosité plasmatique, intervenant aussi dans la chute des globules, sera étudiée plus loin.

Nous allons nous étendre un peu sur la charge électrique, puisque nos expériences ont eu pour but d’en étudier le rôle dans la sédimentation,

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