‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire La réaction de sédimentation dans les affections médicales de l'enfanceChapitre 11 sur 44 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Sans remonter jusqu à Galien qui aurait observé certains phénomènes de sédimentation spontanée, on peut dire que la sédimentation globulaire a déjà donné lieu à des travaux relativement anciens.

C'est ainsi que les classiques connaissent l’existence de la sédimentation spontanée des sangs hypocoagulables et que Hunter en 1797 fait au sujet de la sédimentation globulaire des recherches expérimentales et insiste sur le rôle du fibrinogène. .

Mais pour ce qui est de l'application de ce phénomène, à la clinique, il semble que ce soit à Nasse, en 1836, qu’en revienne l'honneur.

Cet auteur remarque en effet une accélération de la vitesse de sédimentation chez les syphilitiques. Plus près de nous, Biernacki, en 1893, à démontré que la sédimentation globulaire est différente dans le sang normal et dans le sang pathologique, la vitesse est accélérée dans les affections fiévreuses. Il met en évidence dans la pneumonie l'importance de la teneur du sang en fibrinogène pour l'accélération du phénomène.

Puis viennent les recherches de Luxemburg et

SPENTES

Hanicki (1898), puis de Césari sur le cheval (1913), de Hirzfeld (1917), qui remarqua une accélération de la vitesse de sédimentation dans le paludisme.

Les recherches et expériences de Fahraeus (1918) constituent une des étapes les plus importantes dans l'histoire de la sédimentation globulaire.

Cet auteur recherche la vitesse de sédimentation au cours de la grossesse, et constate une notable accélération au cours d'expériences faites 72 vitro et in vivo(étude de la sédimentation dans la veine isolée). Il montre que la vitesse de sédimentation augmente aux approches du terme de la grossesse, où elle devient quatre fois plus forte que la normale.

Ces travaux sont confirmés par Geppert (1918), qui montre que les chiffres les plus élevés s'observent à partir du cinquième mois, Linzenmeier modifie la technique de Fahraeus et étudie la vitesse de sédimentation au cours de la grossesse et après l'accouchement. |

Il démontre qu’elle retombe à la normale après la délivrance et établit cependant que la réaction de sédimentation ne peut être utilisée comme moyen de diagnostic car une accélération analogue s’observe dans de nombreuses infections. | ;

A la suite des travaux de Fahraeus, de nombreux auteurs étrangers perfectionnent la technique et émettent des théories sur la nature du phénomène. Nous citerons les principaux travaux : ceux de Plaut (1920), qui étudie la vitesse de sédimentation au

cours de la crise hémoclasique ; de Maccabruni

DM (1921), qui étudie la vitesse de sédimentation par rapport âu poids spécifique du plasma.

Puis les recherches se multiplient surtout en Allemagne et en Suisse, où l’on étudie la réaction de sédimentation au cours de la tuberculose pulmonaire, |

Les travaux les plus importants sont ceux de Westergreen qui a attaché son nom à une technique ; de Linzenmeier qui précise deux techniques dont l’une microscopique. |

En France, la sédimentation globulaire est surtout connue par la revue générale de Pagniez (1921), ainsi que par les recherches de Peyre (1924), sur la vitesse de sédimentation dans le cancér; de Gilbert, Tzanck et Cabanis (1926), dans la lèpre; la thèse de Cabanis est un des plus gros travaux sur la question. |

Enfin une mention spéciale est nécessaire pour la très importante contribution à l'étude de la réaction de sédimentation dans la tuberculose pulmonaire de Salomon et Valtis (1925).

De très nombreux articles consacrés au même

sujet ont paru dans les années suivantes...

$. Pichon-Delpuech à

Page 1