‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire La réaction de sédimentation dans les affections médicales de l'enfanceChapitre 14 sur 44 · TECHNIQUES EMPLOYÉES POUR L'ÉTUDE DE LA RÉACTION DE SÉDIMENTATION · texte numérisé non relu

TECHNIQUES EMPLOYÉES POUR L'ÉTUDE DE LA RÉACTION DE SÉDIMENTATION

De très nombreuses variantes sont possibles au schéma initial qui ne nécessite que du sang rendu incoagulable. Ces modifications peuvent tenir:

Au mode de prélèvement du sang (ponction veineuse, piqûre, ice

Au choix d’un anticoagulant (citrate de soude à CRD PES (taux adopté par la majorité des auteurs actuellement) à 10 °,; oxalate de soude, peptone, novarsénobenzol, hirudinase, action du froid, tubes vaselinés, etc...) :

Au choix des tubes d'observation dont la forme, la longueur, le diamètre varient suivant les auteurs;

Au temps de lecture des résultats.

Nous allons succinctement rappeler les prineipales techniques qui ont d’ailleurs été longuement étudiées par Cabanis dans sa thèse (1):

1. Cabanis, Sédimentation globulaire. Essai de siandardisation des techniques. Thèse Paris, 1926.

ie: ) PS

19 Tecanique DE FAHRAEUS.

Par ponction veineuse Fähraeus recueille dans un tube de 1 cm. de diamètre, 8 cmc. de sang qu'il ? mélange à 2 cmc. de solution de citrate de soude à 2%. |

Il note au bout d’une heure la hauteur du plasma.

20 TECHNIQUE DE PLaut.

Plaut emploie un cylindre de verre de 15 cm. de hauteur et de | cm. de diamètre intérieur, gradué en 100 divisions.

Il note les résultats de la réaction au bout d’une heure sur une colonne de sang citraté haute de

113 millimètres.

30 TECHNIQUE DE LINZENMEIER.

La technique de Linzénmeier nécessite un tube de verre de 4 millimètres de lumière, 65 millimètres de hauteur, fermé à l’une de ses extrémités. Il a été gradué de la façon suivante : un premier trait marque le niveau atteint par une colonne d’eau de 1 cmc. Puis on fait un second trait à 18 millimètres au-dessous du précédent et deux traits intermédiaires à 6 et 12 millimètres. ,

La technique nécessite en outre une seringue de 4'cmc. et une solution de citrate de scude à 4 %,.

Linzenmeier procède alors de la facon suivante : après avoir aspiré 2/10 de cmc. de la solution citratée, par ponction veineuse, il prélève 8/10 de eme. de sang. Il introduit alors le mélange dans le tube ‘ gradué, décrit précédemment et note l’heure.

La sédimentation:s’effectue alors et il note l’heure où la couche plasmatique atteint, à sa limite inférieure, le trait inférieur du tube.

Le nombre de minutes écoulées marque la vitesse de sédimentation.

Technique de microsédimentation de Linzenmeter. — Mais cette technique nécessite un temps d’observation prolongé. Se servant toujours du même matériel, Linzenmeier propose de noter le point atteint par la colonne plasmatique au bout d’une heure au lieu d'attendre la fin de la sédimentation.

Egalement employée est la technique de Westergreen. :

TECHNIQUE DE WESTERGREEN.

Comme la précédente, elle demande un tube gradué, mais qui a les dimensions suivantes : 300 millimètres de hauteur et 2 mm. 5 de diamètreintérieur. ‘Le tube est gradué en millimètres et à 200 millimètres du fond porte un trait.

La solution de citrate de soude employée est au taux de 3,7 %. En outre, on se munira d’une seringue de 1 cmc. non graduée. Ë La technique proprement dite consiste à prélever

0 cmc.8 de sang dans la veine au moyen de la

seringue de À cmc. contenant déjà 0 eme. 2 de solution de citrate de soude (proportion. 4 %). On mélange intimement le sang et le citrate en inclinant à 3 reprises sans agiter.

On verse alors le mélange obtenu dans le tube à hémolyse que l’on place verticalement à la température du laboratoire.

La vitesse de sédimentation est mesurée après deux heures par la hauteur en millimètres de la couche plasmatique, surmontant le culot des glo bules déposés.

A cette technique-type,\ certains auteurs ont apporté des variantes. Grünberg ne se sert que de 0 cmc. 3 de sang placés dans la solution citratée et observés au bout d’une heure.

Forestier opère sur 2 cmce. de sang dans les mêmes proportions du reste (4/1) et observe le résultat au bout d’une, deux et vingt-quatre heures.

Enfin, nous signalerons la technique de E. Peyre.

Tecanique DE E. PEYRE.

4 cmc. de sang s’écoulant directement de l'aiguille introduite dans une veine du pli du coude sont recueillis dans une éprouvette graduée de 5 cmc. ‘contenant déjà 1 cmc. de solution de citrate dissodique à 5 %.

On agite lentement pour assurer une suspension homogène et on laisse reposer. |

On lit alors d'heure en heure pour apprécier la

Page 1