‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire La réaction de sédimentation dans les affections médicales de l'enfanceChapitre 15 sur 44 · AO AUS · texte numérisé non relu

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rapidité de chute des globules rouges qui perse être inscrite sur une courbe.

Une dernière lecture à la 24° heure permet d’apprécier le volume de tassement maximum.

Telles sont les principales techniques utilisées par les auteurs pour l'étude des variations de la vitesse de sédimentation.

Il nous a paru qu'elles n'étaient pas en général d’une utilisation facile. Pour pouvoir être aisément appliquée à la technique courante, pour pouvoir devenir d’usage journalier, la réaction de sédimentation doit être facile êt rapide.

= Aussi avons-nous donné la préférence à un procédé dérivé de celui de Linzenmeier. C’est le procédé de Langer et Schmidt. |

Dans une communication récente à la Société de Pédiatrie, nous avons eu le plaisir d'apprendre que le D' Liège employait une technique analogue à celle employée par nous. : |

TECHNIQUE DE LANGER ET ScMinr.

Et voici quelle fut, pour toutes nos observations, la technique adoptée :

a) Matériel. -— Nous nous servons de tubes capillaires de 10 cm. de longueur environ et de 1 millimètre environ de diamètre intérieur. Le tube est

gradué de la façon suivante :

Un premier trait inférieur C situé à 20 millimètres

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de l'extrémité effilée du tube marque le niveau que doit atteindre la solution de citrate de soude à 5 %,.

Immédiatement au-dessous du trait C, graduation de O0 à 25. Elle se lit de haut en bas, le chiffre 20 étant le plus rapproché du trait C qui est confondu lui-même avec la graduation 25.

Enfin, tout en haut du tube se trouve un repère B qui marque le niveau que doit atteindre le mélange sang et citrate,

b) Mode de prélèvement. — Après avoir aspiré E citrate de soude à D % jusqu ‘au niveau C du tube gradué, nous pratiquons à l’aide d’un vaccinostyle stériie une scarification superficielle de la pulpe d’un doigt préalablement aseptisé à l'alcool et séché. : Le tube est alors amené par son extrémité eifilée au contact de la goutte de sang obtenue et le sang se mélangeant au citrate ascensionne par papilgrnte dans le tube jusqu’au niveau B.

Il est souvent nécessaire pour obtenir assez de

sang d’ exprimer légèrement la pulpe.

” Mais le mélange sang et citrate n’est pas homogène, ainsi qu'on peut s’en apercevoir à la teinte inégale du liquide dans le tube. Pour obtenir un mélange parfait et rendre pratiquement le sang incoagulable, il est nécessaire de recourir à l’artifice suivant :

Sur une lame de verre passée à l'alcool et séchée, nous faisons couler le contenu du tube, simplement en le tenant verticalement au-dessus de la lame. Le

BTE UE liquide est alors homogénéisé et réaspiré jusqu’au trait 0 exactement.

Le tube est alors placé verticalement au repos dans un petit tube à hémolyse contenant une grosse

goutte de mercure.

Il ne reste plus qu’à observer et à lire la vitesse

de sédimentation des globules rouges.

Temps DE LECTURE. — Comme dans le procédé de Linzenmeier la lecture se fait pendant une heure. Le tube sera observé de façon constante pendant les premières minutes surtout si l’on a lieu de croire que la vitesse de sédimentation est très accélérée. Dans ce cas on notera le temps nécessaire au culot rouge pour atteindre le trait inférieur de la graduation 25.

Dans les autres cas qui sont les plus fréquents, il suffira de lire decinq en cinq minutes jusqu’à l'heure.

On notera alors la graduation atteinte.

' La vitesse de sédimentation a pour mesure la hauteur de plasma qui après une heure surmonte le culot globulaire.

Dans certains cas de sédimentation très accélérée,

il arrive que la hauteur maxima (répondant à la graduation 23 du tube) soit atteinte en moins d’une heure.

En pareil cas, par un calcul simple, nous ramenons

le résultat obtenu à la commune mesure.

Par exemple, si la hauteur maxima s’observe au

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bout de trente minutes, la vitesse de sédimentation sera de 50.

Le trait de lecture est très net dans la majorité des cas. Cependant, dans certains sérums on observe une sédimentation dite «en pluie » qui donne une limite de séparation un peu floue. Tous les globules ne semblent pas sédimenter en même temps.

Il s’agit donc, dans l’ensemble, d’un matériel très simple, réduit au strict minimum, d'une technique rapide et facile à observer.

Elle ne nécessite que quelques gouttes de sang, ce qui nous a paru très intéressant surtout chez le jeune enfant. Chez celui-ci des prises de sang de 4 où 5 emc. en série, sont difficiles à réaliser, étant donné les difficultés souvent réelles de la ponction

veineuse chez l'enfant.

L'épreuve de la vitesse de sédimentation des globules rouges à été appliquée à la clinique de deux facons différentes et qui peuvent du reste se combiner.

Certains auteurs comme Linzenmeirr observant et notant la vitesse de sédimentation de cinq en cinq minutes sur un graphique étudient la courbe de sédimcentation horaire ainsi obtenue à chaque examen. Cabanis dans sa thèse, donne un certain nombre de graphiques.

Mais il est sans doute plus simple et plus intéres-

sant pour la médecine pratique de se borner à recueillir les résultats bruts, comme nous l'avons fait, d'examens pratiqués en série à quelques jours d’intervaile et de les porter sur des graphiques parallèlement à la courbe thermique.

Nous avous pratiqué ces examens de trois jours en trois jours chez nos différents malades, tous observés dans le service de nôtre Maitre, le Dr Grenet,

De cette façon, nous avons pu pour la plupart d’entre eux dresser des courbes étendues qui comprennent les périodes initiales et terminales de la maladie. Et il nous a paru utile de les poursuivre le plus longtemps possible dans la convalescence jusqu’au moment où nous avons perdu de vue nos petits malades. :

C’est de l'étude de ces graphiques que nous comptons pouvoir tirer un certain nombre de déductions cliniques et thérapeutiques. Mais, auparavant, il nous faut esquisser les résultats de la reaction de sédimentation ou les variations physiolo-

giques.

DonNNÉES PHYSIOLOGIQUES GÉNÉRALES, — L’étude physiologique de la vitesse de sédimentation a été étudiée très soigneusement chez l’adulte. On trouvera en particulier à ce sujet des renseignements complets dans l’ouvrage de Cabanis (1926).

Cependant, si l’on est bien d’accord pour établir

les conditions physiologiques qui modifient la

DR: pe

vitesse de sédimentation, les chiffres obtenus ne sont pas du tout comparables d’un auteur à l’autre.

Il existe déjà des différences considérables selon le mode de notation de la vitesse de sédimentation. C'est ainsi que Linzenmeier donne des chiffres horaires (250 minutes chez l’homme et 300 chez la femme) et avec sa technique microscopique 6 à 8 millimètres chez l’homme, 8 chez la femme).

Westergreen qui note des résultats en millimètres donne comme normaux des chiffres de 2 à 5 millimètres chez la femme et de 1 à 3 millimètres chez l'homme.

Il existe d’ailleurs un coefficient d'appréciation personnelle important, puisqu'avec une même tech. nique des auteurs différents donnent des résultats qu'ils considèrent comme moyens et qui ne coïncident pas exactement. Ainsi la technique Westergreen donne pour M. W. Pulver 1 à 7 millimètres chez l’homme et 4 à 11 chez la femme.

Cependant, malgré ces divergences apparentes, plusieurs faits sont nettement établis.

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