‹ Contribution à l'étude de la sédimentation globulaire La réaction de sédimentation dans les affections médicales de l'enfanceChapitre 22 sur 44 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Jacques A... 6 ans, début le 14 avril par toux, fièvre, dyspnée. Entre le 16 avril. À ce moment syndrome-pneumonique de la base gauche. La température est aux environs de 40°, le 19 avril s’amorce une défervescence qui est complète le lendemain.

La sédimentation qui restée à 12 pendant la période d'hyperthermie est montée à 15 millimètres le jour ou ñ’amorçait la défervescence. Elle est revenue à la normale cinq jours après la défervescence (9 millimètres).

À la suite de la convalescence, cet enfant a fait des acci-

dents infectieux indéterminés qui ont accéléré sa sédimen-

tation.

rap

OBsERvVATION II

Elle concerne l'enfant K... Jean, âgé de 10 ans, qui a été pris brusquement, le. 17 avril, d’un point de côté droit, accompagné de toux et de température à 40°. L'enfant entre, le 21 avril, avec un syndrome pneumonique net de la base droite, accompagné d’ailleurs d’un léger épanchement pleural. |

La température qui s’est maintenue à 40° pendant deux jours est descendue en lysis pour arriver à la normale le 26 avril. Le malade sort le 2 mai complètement guéri.

Les sédimentations ont pu être faites en série chez ce jeune malade. La NS S. qui était de 29 mill. en pleine période thermique, s’est abaissée à 16 millimètres d'environ’ 48 heures après le retour à la normale de la température. La V.S. s'est maintenue à ce taux pendant quatre jours et s'est élevée le cinquième à 17 millimètres sans raison clinique apparente. Elle s'est d'ailleurs ralentie ensuite pour arriver à être à 11 millimètres le 6 mai, jour de la sortie du

malade.

Peut-on prévoir les complications 1 — Le fait qse la réaction de sédimentation ne revient pas à son taux normal après la défervescence semblerait un élément capital. Mais l'élévation de la courbe de la réaction de sédimentation peut être assez faible au début des accidents pour ne pas attirer l’attention.

: D'ailleurs les modifications notables de la réaction de sédimentation n'apparaissent qu'au moment où les complications sont cliniquement évidentes.

En voici un exemple :

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Elle concerne l'enfant P... Bernadette 9 ans, qui brusquement le 19 avril a présenté un point de côté droit, suivi d'une légère dyspnée et exaspère par une petite toux sèche.

La température est à 4o° à l'entrée. À l'examen, on trouve

PE Pr un bloc pneumonique typique de la base droite. Un bel herpès labial confirme le diagnostic.

La défervescence s'amorce le 20 avril dans la soirée et le retour à la normale a lieu le 23 avril.

Le 2 mai, l’enfant fait une amygdalite aiguë, avec un crochet thermique à 39° qui rétrocède au bout de 48 heures.

La V. S.(1) qui était de 28 millimètres le 4° jour de la maladie s’est progressivement abaissée à 14 millimètres ; une journée après le retour de la température à la normale. En pleine convalescence, elle a oscillé autour de ce taux-là.

La V.S. s’est légèrement accélérée à 18 millimètres, en pleine amygdalite aiguë. Mais déjà cette complication pha-

ryngée avait été décelée cliniquement et traitée.

Il serait donc vain de compter sur la réaction de sédimentation pour prévoir. Elle ne peut que confirmer ce qui est déjà acquis par la clinique.

Broncho-pneumonies aiguës. — Nous en apportons un certain nombre, frappant presque toujours des nourrissons, mais le nombre élevé de décès rapides fait que les courbes utilisables sont très difciles à obtenir.

D'autre part, la broncho pneumonie pureest rare, très souvent, il s’agit de complication terminale d'une affection quelconque (gastro-entérite, athrepsie).

Dans l’ensemble la courbe de sédimentation est

très élevée. Elle suit la courbe thermique peut-être

L OK Fig. T:p. 29,

Pete : 10e d’une façon moins fidèle que chez le grand enfant et que dans la pneumonie, Nous ne citerons que l'observation suivante d’un enfant qui a pu être suivi pendant 20 jours et qui a

d’ailleurs guéri, ,

OBsERVATION IV

W... Pierre, 20 mois, passé du pavillon de diphtérie le & mai. Cet enfant qui a un état géuéral mauvais, qui est amaigri et très pâle, présente une grosse dyspnée -accoiapagnée de battement des ailes du nez et de tirage sus et soussternal.

La température est à 40°, le pouls rapide et petit. A l’auscultation, foyers broncho-pneumoniques dans les deux champs pulmonaires.

Au 4e jour, les phénomènes semblent s’amender et la température descend avec régularité de 5/10 de degré par jour. Elle arrive ainsi à 370 le 10 mai. Mais après une phase apyrétique, nouveaux crochets thermiques qui traduisent l'éclosion de nouveaux foyers bronchopneumoniques. Le 21 mai, l’enfanta un état général meilleur. Ses phénomènes pulmonaires se sont amendés.

La vitesse de sédimentation est restée considérablement - accélérée au début des accidents (60 millimètres). Elle s'est ralentie à 30 millimètres, le 12 mai, c'est à-dire deux jours après la chute de température. Restée en plateau pendant dix jours, avec de très légères variations (2 à 3 millimètres). Elle s’est ralentie encore, mais plus lentement pour arriver . à 20 millimètres au moment de la guérison clinique appa-

rente du jeune malade.

“Pour en finir avec la sédimentation dans les affections pulmonaires aiguës, il nous reste à envisagér ici les pleuréstes aiguës, non bacillaires.

Nous avons déjà vu dans l’Observation II, qu'elle avait été l'allure de la courbe de sédimentation au cours d’une pneumonie accompagnée d’un léger éparchement pleural. La courbe de sédimentation est restée sensiblement parallèle à la courbe thermique, abstraction faite du décalage. Elle est reve-

nue progressivement à la normale après la guérison.

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