PATTES
letère. — L'ictère catarrhal que nous avons pu observer en pleine période d’état avait une vitesse accélérée.
Ceci pourrait paraître paradoxal si l'on se souvient de ce que plusieurs auteurs ont démontré, en particulier Joltrain et Valton, l'introduction brutale de sels biliaires dans l'organisme détermine un ralentissement de la vitesse de sédimentation ; de même, les ictères chroniques par rétention. Mais dans le cas présent, il s’agit d’ictère infectieux d’origine digestive et du reste l’évolution post-ictérique nous a paru intéressante.
Cette enfant de 5 ans avait en effet une vitesse de sédimentation de 16 millimètres au moment de l’ictère. L’ictère diminue, la fièvre tombe, la vitesse de sédimentation reste sensiblement la même. Puis survient une petite poussée infectieuse alors su l’ictère a retrocédé complètement.
La vitesse de sédimentation passe très rapidement à 22 millimètres comme si freinée au début par la cholémie, elle était « libérée » et pouvait réagir plus intensément au moment de cette seconde poussée éphémère qu'au moment même de l’hépatite.
OBsERVATION XV
P., Monique, 5 ans, entrée le 16 mai 1931. Depuis 3 jours présente des douleurs dans la région abdominale
droite. Les urines sont de plus en plus foncées, les selles
re :
décolorées, Ictère franc. Le foie est un peu débordant et
sensible, la rate percutable.
La température est à 38 à l'entrée.
Le 19 mai, l'ictère disparaît complètement : la tempéra=
ture revient à la normale.
dp°
re 2e Co- rour ne
Le 24 mai, crochet thermique qui dure 48 heures en rap-.
port avec une nouvelle poussée infectieuse. Retour rapide
à la normale, La malade sort le 10 juin.
La vitesse de sédimentation qui a été de 16 et de 15 milli-
mètres au moment de l’ictère, s'est accélérée à 18 et 19 milli-
mètres au moment de la poussée infectieuse. Elle était de
14 millimètres à la sortie.
La sédimentation dans les affections nerveuses.
… Nos observations se limitent à des affections très banales (chorée, méningite tuberculeuse). Cependant, nous avons pu observer une maladie de Friedreich.
OBsERvVATION XVI
Jeanne G..., 13 ans. Maladie de Friedreich typique. Sa . vitesse de sédimentation oscille autour de 10 millimètres pour atteindre 13 millimètres au maximum.
Par conséquent, vitesse de sédimentation, très légère-
ment accélérée.
Mais nous pouvons considérer la maladie de Friedreich comme le prototype des maladies nerveuses « fixées », C cicatricielles » où le processus initial, infectieux ou non, est complètement éteint, si bien qu ilserait tout à fait anormal de les voir réagir sur la vitesse de sédimentation. Au point de vue thermique, au point de vue état général, ces malades peuvent être considérés comme des sujets normaux.
-Au contraire, il est des maladies nerveuses évolutives dans lesquelles le processus infectieux est encore en activité : telle la maladie de Parkinson dont nous n’avons pas vu d’ailleurs de cas chez l'enfant, telle aussi la chorée dont nous possédons par contre un certain nombre d’observations.
Rappelons d’ailleurs, à ce propos, que la chorée