CONCLUSIONS
La thérapeutique prescrite en suivant les indications générales des anti-bactériens conduit souvent à des échecs, des souches différentes d’un même germe présentant des sensibilités variables à un même produit.
L'emploi d’un examen de laboratoire permettant de déterminer rapidement la sensibilité d’un germe isolé dans chaque cas indique le traitement de choix.
Les soixante chservations rapportées dans ce travail mettent en évidence la valeur de cet examen chez des malades urinaires.
Les indications des divers anti-bactériens dans les infections urinaires ont été fixées après de nombreuses études biologiques et cliniques.
Les sulfamides sont peu intéressants. Seuls, le rufol et la gantrisine actifs sur l'Esch. Col, sont très employés.
La pénicilline à une action sur les germes gram +, mais une résistance à ce produit est toujours possible limitant son champ d’action.
La streptomyeine est indiquée dans les infections dues à l’Esch. Col. La résistance des germes est plus fréquente et plus tenace que dans le cas de la pénicilline.
L'action de l’auréomycine se manifeste surtout sur l’aérobacter-aérogènes et le virus P.P.L., agent de nombreuses urétrites amicrobiennes.
La chloromycétine donne d'excellents résultats dans les infections à germes gram —, notamment à Esch. Coli.
ee
La terramycine est active sur l’Esch. Coli, le pyocyanique et le staphylocoque.
L'administration de ces trois derniers produits provoque fréquemment des accidents d’irritation gastro-intestinaux.
Les méthodes de laboratoire employées sont au nombre de trois :
La méthode de diffusion en gélose à partir de disques imbibés de solution d’antibiotiques fungiques apporte rapidement des résultats qualitatifs. La sensibilité des germes anaérobies peut être testée grâce à une modification de cette méthode. Les résultats quantitatifs sont obtenus par comparaison avec ceux fournis par la technique des dilutions. Celle-ci permet d'étudier la sensibilité de tous les antibactériens et même des associations entre plusieurs antibactériens. Elle donne des résultats précis en un temps assez court. C’est la méthode de choix qui à été employée dans la majorité des observations rapportées. La méthode d’enregistrement des courbes de croissance est trop longue pour un emploi courant.
Ces observations ont montré :
1) L'intérêt de la chloromycétine active sur 85 % des germes et de la gantrisine active sur 70 %;
2) Les résultats à peu près identiques obtenus en étudiant la sensibilité à l’auréomycine et à la terramycine des germes isolés ;
3) Le peu d’action de la pénicilline et de la streptomyeine.
4) La difficulté de détruire le proteus lorsque celui-ci est
rencontré dans les urines du malade. La chloromycétine et la gantrisine sont les produits les plus actifs contre ce gere.
Les échecs des traitements entrepris après la détermination de la sensibilité sont dus à l’existence fréquente chez les malades urinaires de repaires anatomiques entretenant l’infec-
ny
tion. Une action chirurgicale est indispensable pour obtenir la guérison complète de l'infection. Chez les infectés urinaires chroniques, le traitement indiqué par le laboratoire permet une amélioration temporaire des signes infectieux. Il est utile de tester la sensibilité des germes avant une intervention d’une certaine importance, tout particulièrement avant un aiguillage de radium pour tumeur de la vessie souvent compliqué d’infection post-opératoire.
La détermination de la sensibilité du B.K. à la streptomycine au P.A.S. et à la thiosemicarbazone permet une meilleure conduite du traitement.
4 = = LE © DIS s :
ê= …— : = = LR né o = © > = æ S = a. Ë 2 © = E $ FE le : ERA es ie «4 = , æ 7) e (ea) [ea en A. À + - Auréomycine 1 1 0 0 0 0 0 43) 0 3 3 17: 6 3 0 0 ) Il Î è 0 4 32 10 3 3 Î è Î 2 0 1 9 Chlorom.
14 3 2 1 (0 0 Î 7 1 il 3 38 12 4 il 0 2 il 5 1 2) 10 (5) 2 0 il 1 0 0 1 0 1 3 Pénicilline #4 0 0 0 0 (0) 0 il 0 0 1 11 1| (0 Î 0 0 1 4 Ô 3 dl 48 16 6 2 1 à 1 3 à I 14 Streptomycine À il 0 0 0 0 0 1 0 0 0 12 6 1 1 0 0 0 3 0 0 1 47 10 3 2 il 2 D 4 À 4 15 Terramycine 21 3 1 0 0 l 2 6 0 3 5 11% 7 3 il 0 l 0 [ I D 2 ñ F) 2 | 0 0 2 ( 0 8 Ganirisine | | 19 0 | 1 { 0 0 Î D 0 Il D | 24 9 4 2 0 Î 1 Ï 0 0 6 | 19 3 1 0 1 il 1 2 Fa 3 5
Ces chiffres indiquent, pour chaque produit, le nombre de souches très sensibles sur la première ligne; moyennement sensibles sur la seconde ligne, et sur la troisième ligne le nombre de souches échappant
«in vitro » au traitement.