‹ Contribution à l'étude de la septicémie méningococcique et de son traitementChapitre 21 sur 44 · DRE E · texte numérisé non relu

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tions, arthralgies. L’on devra y songer également en présence de tout purpura primitif. Naturellement le diagnostic est grandement facilité en cas d’épidémie ou lorsque apparaissent plus ou moins tardivement des symptômes de méningite.

a) Dans la forme intermittente. — C'est avant tout le paludisme qu’il faudra discuter, car les caractères de l’accès fébrile sont les mêmes dans les deux cas, mais dans la méningococcémie entre les accès l’état général reste bon, tout au moins au début ; la splénomégalie, de règle dans le paludisme, n'est pas constante dans la septicémie méningococcique ; par contre la présence d’arthropathies, d'éruptions noueuses ou pétéchiales est exceptionnelle dans la Malaria. L’inefficacité du traitement quinique, l’absence d’hématozoaires dans le sang au moment des accès orientent l'esprit vers la méningococcémie plutôt que vers le paludisme.

L'’endocardite, maligne à évolution lente, elle aussi, se manifeste souvent par des accès fébriles intermittents, des éruptions diverses, parfois même des phénomènes méningés (Lereboullet et Cathala). L'existence des symptômes cardiaques, rares dans les méningococcémies, surtout l'apparition à l’extrémité des doigts des nodosités d’Osler, des infarctus viscéraux plaident en faveur de l’endocardite.

Diverses septicémies peuvent prêter à confusion, telle la septicémie à pneumocoque, qui peut, surtout chez le nourrisson, s'accompagner de symp-

tômes méningés et d’éruption purpurique. Mais, dans

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bien dés cas; l'examen bactériologique permettra lé diagnostic:

Däns la gonococcémie on peut observer également ” dés accès fébriles intermittents avee consérvation de l'état général, arthropathies: La notion d’une urétrite ou d’une vâginite gonococcique facilitera en général le diagnostic: Mais il faut savoir qu’il peut y avoir complication génitale dans la méningococcémie, de même qu’on peut observer uné méningite à gono+ coques: Là encore, en présence de ces difficultés, lé laboratoire pourra seul trancher le diagnostic.

Par suite des conditions d'apparition, il sera en général assèz facile de diagnostiquer les accès inter: mittents de l'infection urinaire; de la fièvre bilio: septique; de la spirochétose ictéro-hémorragique sans ictère qui peut s'accompagner de réaction méningée.

b) Dans les formes purpuriques; quand elles se montrent à l'état pur; le diagnostic est encore plus difficile;

L'on pourra penser, soit à une intoxication, soit à uheinféction telle que la typhoïde ou le paludisré, ou bien encore au purpura rhumatoïde; à la maladie de Weflhof; On se souviendra qu’en présence de tout purpura primitif, avée ou sans syniptôme méhingé, l’on doit toujours suspecter l'infection méningococéique:

Dans certains pays;le typhus exanthématiqué pêut être une cause d'erreur, Le début en est brusque,

il s'accompagne d’éruption purpurique, même d’un

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Syndrome méningé: Cependant, dans cette affec-

tion, les éléments éruptifs apparaissant moins

précocement, l’éruption est d’abord érythémateuse et puis purpurique, la fièvre est plus régulière; l’état général plus profondément atteint. En

cas dé syndrome méningé, la ponction lombaire montre une réaction à type mononucléairé, puis

polynucléaire, La réaction de Weill-Félix est posie tive: à

c) Dans les formes simplement érythémateuses l’on ne penserà guère à la possibilité de rougeolé ou scar: latine ou même d’érythème noueux, en tout cas l’évolution fera faire le diagnostic.

d) Là méningococcémie, revêtant le type typhoïde, peut souvent être prise pour la dothiénenterie. Il existe, en eftet, une fièvre presque continue, des troubles digestifs, des taches rosées. Cependant, le début est moins lent, moins insidieux; moins progressif que dans la fièvre tÿphoïde; la courbe thermique est moins tendue, l’hémocuiture ne montre pas la présence du bacille d'Eberth; plus tard le sérodiagnostic de Widal est négatif. Malgré tout,cependant, c’est le diagnostic de typhoïde qui est porté en général jusqu’à l’apparition de là méningite ou jusqu’äu moment où l’on pense à pratiquer les examens de laboratoire. |

Lé diagnostic peutse poser dans quelques cas avec la typho-bacillose qui est susceptible de s’accompagner d’érythèmes divers et d’arthropathies.

e) La forme pseudo-rhuniatismale péut simuler

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le rhumatisme articulaire aigu par son même début brusque, surtout sa grande mobilité; dans lerhumatisme méningococcique cependant, la douleur est moins vive, parfois nulle, l'impotence fonctionnelle peu marquée. Si l’on ponctionne on trouveun liquide vert gazon ou franchement purulent. Enfin, ces arthrites méningococciques disparaissent spontanément au bout de quelques jours.

Plus rarement la confusion peut être faite avec les, arthrites blennorragiques. En effet, leur fixité,leur tendance à l’ankylose, l’évolution lente les distinguent ; nettement.

B. — DIrAGNOSTIG BACTÉRIOLOGIQUE. — Les examens du laboratoire devront toujours être pratiqués pour confirmer le diagnostic clinique, ou pour déceler la méningococcémie dans les cas où l’on pensait àune tout autre affection.

Cesexamens comprennent la recherche du méningocoque, son identification ou la mise en œuvre de: procédés indirects.

a) Recherche de méningocoque. — Dans toutes les formes de septicémies l’on cherchera à découvrir le méningocoque dans le sang. Pour ce faire l’on pratique l'hémoculture ; mais il faut avoir soin de l’effectuer le plus près possible du début de l'affection et surtout en pleine période fébrile. Dans la forme intermittente,c'est au momentmême de l'accès qu’elle doit être faite, dans l'intervalle des poussées thermiques elle risquerait d’être négative. L'on se rap-

pellera également que le méningocoque ne pousse

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