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nait pas les résultats attendus. Mon maître Boidin résume les documents cliniques publiés en France et rassemble quelques observations anglaises, italiennes et belges.
De ces faits déjà nombreux on peut conclure que la bactériothérapie possède à son actif des . résultats parfois très nets dans l'infection méningococcique méningée ou septicémique. Ces documents sont surtout d'ordre clinique ; l’étude des réactions biologiques provoquées par les vaccins a été peu poussée. On sait cependant que les anticorps apparaissent dans le sang de sujets vaccinés préventivement et qu'ils existent à un taux élevé chez les sujets infectés traités par les vaccins. Les anticorps ne passent qu’en proportion modérée du sang dans le liquide céphalo-rachidien. La bactériothérapie semble pouvoir renforcer les moyens de défense spécifique de l'organisme, augmenter ainsi les chances de guérison, prévenir les complications d'infection générale et les rechutes fréquentes en dépit de la sérothérapie. L'action de la bactériothérapie sur la méningite s'explique assez mal, elle semble cependant réelle et a été observée dans des méningites d'autre nature, staphylocoëcique et même pneumococcique.
Pendant vingt ans on s’est conformé aux principes établis par Wright pour la conduite de la vaccinothérapie : vaccin spécifique, injecté par voie hypodermique, à doses faibles et. espacées, uniquement dans les affections localisées. Les premières tenta-
tives de la bactériothérapie antiméningococcique
ont été faites suivant ces directives. Cependant, par la seule observation des faits cliniques, les auteurs qui ont employé systématiquement cette méthode dans la méningococcie se sont progressivement dégagés de ce cadre. Les doses ont été augmentées et rapprochées, la voie veineuse a été utilisée, de bons effets ont été recherchés et obtenus dans les septicémies ; ils sont parfois extrêmement rapides, presque immédiats. |
- Or, dans un récent article sur les « nouveaux principes d’immunisation appliqués à la thérapeutique vaccinante,» Wright admet qu’il n’est pas absolument nécessaire que le vaccin soit spécifique ; que la voie veineuse peut être employée, qu’une dose convenable de vaccin peut déterminer une réaction immunisant” très rapide caractérisée par une augmentation subite des pouvoirs bactéricide et opsonique du sang, due à la libération soudaine par les leucocytes des bactéricédines polytropiques et d'opsonines, que l’on peut employer dans certaines conditions la vaccinothérapie dans les septicémies.
> Les vaccins peuvent donc agir par deux mécanismes, l’un d’immunisation lente et spécifique, l’autre d’immunisation rapide et d'essence banale.
Le déséquilibre humoral d'ordre physique créé par l'injection des vaccins, surtout lorsque l'on emploie la voie veineuse, joue aussi parfois un rôle
favorable.
Quoi qu'il en soit, il semble, d’après l’analyse des faits cliniques, qu'il y a intérêt à utiliser des doses assez fortes, le vaccin antiméningococcique étant peu toxique. La dose initiale sera par exemple de 1 milliard et on atteindra, en se guidant sur les réactions observées, 4,6, et même 8 milliards.
Les injections peuvent être répétées tous les 2 ou 3 Jours. Suivant leseffets cherchés et les indications cliniques, on utilisera la voie sous-cutanée ou la voie veineuse.
Quant au choix du vaccin (stérilisé parla chaleur, : iodé, lipovaccin, etc.), l'auteur n’a pas d'éléments suffisants pour en décider. Personnellement il a utilisé les vaccins chauflés ou iodés ; jusqu’à plus simple informé, il y a intérêt à tenter tout d’abord la bactériothérapie avec un vaccin spécifique, de préférence un autovaccin ou à son défaut un stockvaccin du même type. Si l'identification du germe n’a pu être faite, on utilisera un stock-vaccin polyvalent.
Les partisans convaincus de la bactériothérapie conseillent de l’instituer conjointement à la sérothérapie dès le début des accidents ; d’autres auteurs attendent pour mettre en œuvre que la sérothérapie se soit montrée insuffisante.
Cette méthode, loin d’être constante dans ses résultats, peut être parfois franchement favorable ; elle est inoffensive. Il y aurait intérêt, pour en mieux régler l'application, à pousser plus avant l'étude des
réactions humorales chez les sujets traités.