‹ Contribution à l'étude de la septicémie méningococcique et de son traitementChapitre 43 sur 44 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le cadre de l'infection méningococcique tend de plus en plus à s’élargir en raison du nombre croissant des faits dans lesquels le germe a pu être mis en évidence dans les séreuses articulaires, les tissus cutanés et au moyen de l’hémoculture dans le sang.

Il: — Le traitement de ces méningococcémies représente un des chapitres le plus intéressant de l’histoire de l'infection méningococcique.

La sérothérapie antiméningococcique qui, avant la guerre et au début dela guerre, était le seul moyen de lutter avec succès contre le méningocoque semble actuellement avoir perdu une grande partie de son efficacité. Les insuccès qu'il faut souhaiter et espérer n'être que provisoires sont dus à plusieurs causes mais plus particulièrement entre autres les deux suivantes :

A.— L'intervention de plus en plus fréquente du méningocoque B à virulence marquée.

Indépendamment des formes foudroyantes qui sont au-dessus de toute thérapeutique, des méningites se terminent trop fréquemment en quelques jours ou en plusieurs semaines par une issue fatale,

même traitées dès leur début avec une technique rigoureuse. Dans le liquide céphalo-rachidien pendant cette évolution les méningocoques persistent et aucune amélioration clinique n’est observée.

B. — Les infections secondaires, dues à l’intervention du pneumocoque ou du streptocoque et favorisées par la longueur de l’évolution, viennent encore .assombrir le pronostic.

III. — Devant ces échecs, on est très. souvent obligé de recourir à d’autres médications dites adjuvantes dont l’emploi tend de plus en plus à se généraliser.

En absence d’une chimiothérapie spécifique, de nombreuses méthodes ont été utilisées avec plus ou moins de succès. Deux sont à retenir :

: a) La vaccinothérapie et b) la protéinothérapie par voiesous-cutanée.

Les résultats de ces médications souvent remarquables dans les septicémies méningococciques à forme pseudo-palustre, sont encore trop inconstants dans les méningites cérébro-spinales.

Cherchant surtout àengendrerune action de choc, ces, méthodes ne peuvent combattre efficacement l'infection méningée, étant donnée l'indépendance relative des espaces sous-arachnoïdiens qui la soustraient aux perturbations physiques provoquées dans le milieu plastique.

On s’est donc proposé, en partant des méningocoques, de préparer une protéine microbienne qui

puisse être injectée sans danger dans les espaces

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sous-arachnoïdiens et qui soit bien tolérée par les méninges.

IV. — Dans le traitement des infections méningococciques rebelles au sérum, l’endoprotéine méningococcique a une très heureuse influence sur l’évolution de ces maladies, les injections sous-cutanées intra-musculaires ou intra-rachidiennes sont suivies d’une réaction générale plus ou moins accentuée suivant la dose inoculée et la susceptibilité des sujets vis-à-vis des albumines étrangères ; cette réaction caractérisée par un frisson, une élévation thermique passagère est d’ailleurs parfaitement tolérée. La guérison des méningococcémies revêtant le type pseudo-palustre est acquise en quelques jours après deux ou trois injections intra-musculaires ; s’il existe une réaction méningée concomitante, il faut y associer l'injection intra-rachidienne.

Dans les méningites cérébro-spinales, les injections par voie rachidienne prennent la première place ; mais cependant il est nécessaire de compléter leur action par les injections sous-cutanées.

La guérison est plus longue à obtenir dans les formes graves avec symptômes cérébraux ; elle peut être retardée par l’apparition de rechutes qu'une nouvelle injection endoprotéinique arrête; même dans les cas sévères, le malade guérit complètement sans séquelle et sans autre traitement que les injections d’endoprotéine.

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