‹ Contribution à l'étude de la Séro-Floculation du PaludismeChapitre 22 sur 29 · POP 2 PE · texte numérisé non relu

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que les accès s’espacent, si le traitement est insuffisant, l'état général restant assez précaire, la réaction persiste comme test de l'infection. Si l'état général s'améliore notablement, la maladie évoluant nettement vers la guérison, la réaction est inconstante. Elle peut disparaître puis réapparaître de nouveau, suivant le flux et le reflux de l'infection. Nous avons pu voir dans un cas une réaction éteinte réapparaître à la veille d'un accès, comme témoignage d'un processus latent, préface de celui qui s'exerce lorsque le paludisme passe à l'état chronique. Une seule constatation de réaction négative, chez un paludéen en voie de guérison, n'autorise donc pas à proclamer la

stérilisation définitive. Pour savoir dans quelles con-

ditions la guérison peut être affirmée par des examens sérologiques répétés, de nombreuses observations sont encore nécessaires. En tous cas, un paludéen ayant encore une réaction positive n’est pas guéri. »

Henry ajoute quelques considérations sur le traite-

ment par l’arsenic (acétylarsan joint à la quinine). « I!

semble qu'on réalise une action de fixation et d'utilisation hémopoïétique des pigments ferrugineux véhiculés dans l'organisme. Ces substances fixées, utilisées, ne provoquent plus la formation de précipitines tandis que l'organisme se tonifie rapidement. Nous trouvons une raison de plus d'utiliser dans la fièvre tierce le stovarsol pour remplacer la quinine comme parasiticide. Le métharfer Bouty, chez les

paludéens anémiés, a également un heureux effnt

« On peut concevoir son utilisation comme une sorte « d'antigénothérapie, »

3e La réaction de Henry et l’épidémiologie du paludisme

La séro-réaction pourra peut-être également être utilisée dans LES ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES. On sait que le degré d’infestation d'une région par le paludisme se mesure par l'index endémique, qui indique le nombre de sujels parasités par rapport aux individus sains. Cet index résulte de l'étude combinée de l'index splénique (pourcentage des grosses rates chez les enfants de 1 à 5 ans) ef de l'index plasmodique (pourcentage des enfants non traités ayant l'hématozoaire dans le sang). Ce dernier indice est long à établir et prête à des erreurs (difficultés que l’on a souvent à dépister quelques rares gamètes). Henry préconise un manuel indice {indice sérologique). Il propose pour cela un dispositif simplifié : quelques gouttes de sérum déposées dans un tube à séro-diagnostice de 8 mm. de diamètre, en utilisant une solution de métharfer à 1/450. Ce serait une aide précieuse pour les recherches de cet ordre.

On voit par ces quelques données la portée pratique de la séro-réaction du paludisme. On peut done souhaiter qu'elle soit employée par de nombreux observateurs. Elle peut, dès à présent, présenter une certaine utilité, et chaque nouvel essai qui en sera fait, en concordance si possible avec la recherche du parasite, et la clinique,

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précisera de plus en plus son emploi. La séro-réaction ne doit évidemment pas faire négliger les autres symptômes hématologiques.

D'autre part, il serait sans doute excessif d’escompter d'une réaction sérologique, témoin d’une maladie infeclieuse, 100 pour 100 de résultats. Ce serait mal comprendre l’utilisation des méthodes biologiques. Leurs données sont des signes comme les autres ; elles peuvent ne pas présenter une constance absolue, et n’ont, seules, qu'une valeur relative,

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