CH CIE
Au contraire, chez les malades ayant longtemps vécu en pays d'épidémie palustre, ayant subi de nombreuses réinfections, apparaît ia phase des LÉSIONS VISCÉRALES APYRÉTIQUES : syndromes spléno-hépatiques, néphrites chroniques, aortites. Dans l’étiologie des ces complexes terminaux anatomo et physiopathologiques, peuvent intervenir d’autres facteurs que le paludisme : la syphilis, l'amibiase, les auto ou hétéro-intoxications. Il est souvent difficile à ce moment de faire la part du paludisme, car l’hématozoaire est alors exceptionnel dans le sang périphérique. On est entré dans la phase « endogénique » de la maladie. La réaction de Henry, qui a donné jusqu'alors presque toujours des résultats positifs dans des cas semblables, peut servir à démêler ces difficultés diagnostiques. Elle paraît nettement indépendante des réactions spécifiques de la syphilis réaction de fixation du complément, réaction de floculation. Les paludismes viscéraux graves apparaissent plus rares qu’on ne le supposait il y a quelques années, mais cependant, comme le dit Henry : « Bien que dans « ces affections, l'alcoolisme, la syphilis jouent un rôle, « méconnaître celui de l’hématozoaire serait priver le « malade d'un sérum thérapeutique important. »
2° La Réaction de Henry et le traitement du paludisme
LA THÉRAPEUTIQUE demandera aussi secours à la séro-réaction pour le contrôle du.traitement. Henry insiste particulièrement sur ce rôle primordial : « Lors-