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observés chez les phtisiques de son service hospitalier, et les magnifiques succès qu’il a obtenus pourtant dans : quelques cas où la sérothérapie n’avait été essayée que parce qu'il n’y avait vraiment rien à perdre, si faibles
étaient les chances qu’on avait de gagner.
La question du danger de toutes les sérothérapies dans la tuberculose a fait l’objet d’un article de Moz- LARD, dans le « Journal de Médecine et de Chirurgie
pratique » du 25 janvier 1935.
Dès 1896, dans sa thèse, Poix publiait des observations troublantes de tuberculeux pulmonaires aggravés
par le sérum de cheval.
VARIOT rapporte que sur 42 enfants ex-diphtériques autrefois traités, il avait trouvé 16 fois, à l’autopsie, des lésions tuberculeuses thoraciques. BEZARD, ROGER, CoLpEFrY, FAURE et DEROULT révélèrent des faits du même ordre; enfin LEFÈVRE, D'HAUTEVILLE, publia un assez grand nombre de cas où l’analyse attentive des faits permettait d'établir un rapport à peu près évident entre une injection de sérum et l’apparition clinique
d’une tuberculose du poumon.
CoURMONT, GARÈRE et NGoNG publièrent le 20 octobre 1934, dans le « Journal de Médecine de Lyon », dix-neuf observations impressionnantes. Par des expériences de laboratoire, ils montrèrent qu’on tuberculise plus facilement le cobaye en injectant simultané-
ment du sérum et des bacilles.
Rome
Poussant plus loin l’analyse des faits, ils croient pou-
- voir avancer que le danger d’aggravation par le sérum n'existe « que chez les malades qui ont une tuberculose pulmonaire évolutive mal éteinte, ou en voie d’apparition » et qu'il s’agit là d’intolérances individuelles malheureusement impossibles à prévoir. Ils croient toutefois devoir conclure : « Il est tout à fait contre-
indiqué d’injecter à un tuberculeux un sérum hétérolo-
gue, sauf indication majeure, et l’injection de sérum
à titre hémostatique chez les tuberculeux ne doit plus jamais être employée ». :
Ces faits semblent pouvoir expliquer des échecs de la sérothérapie antibacillaire dans les cas où son suc-
cès semblait assuré. Il est bon de les connaître et de
s’en souvenir pour ne prescrire le sérum de JOousser
qu'avec discernement.
Cette maladie sérique serait améliorée par l’Antergan (2339 R.P.) anti-histaminique de synthèse; mais l’expérimentation est encore insuffisante et mieux vaut
conseiller la prudence à l'heure actuelle.
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