QUEL EST L'AVENIR DES MALADES SOUMIS À LA SEROTHERAPIE
« Beaucoup, dit M. Jousset, sont solidement et N
peut-être définitivement guéris ». :
Le fait est incontestable; mais il faut, en toute ob-
Jectivité, retenir que bien des tuberculoses guérissent
spontanément. On admet, en ce qui concerne les pleurésies, qu'un tiers guérissent sans séquelles, qu’un tiers guérissent éncore après des complications bacillaires e plus ou moins traînantes, qu'un tiers enfin évoluent veïs les formes incurables de la bacillose.
Toutes les médications spécifiques, quelles qu'elles
soient, sont passibles de cette objection. La syphilis, le
- paludisme, la diphtérie peuvent guérir sans théra-
peutique; on ne conclura cependant pas à l’inefficacité
de l’arsénobenzol, de la quinine ou du sérum de Roux.
« Si on m’oppose la constance et la rapidité d’ac-
tion de ces médicaments, je répondrais, disait JOUSSET,
que la sérothérapie‘antituberculeuse mutadis mutandis ï 5%
donne des résultats de même ordre, et cela avec une
netteté parfois schématique que la nature seule est
incapable de fournir ».