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CONCEUSFON
Dans une maladie aussi gravement irrémédiable, ces résultats, tels qu’ils sont, nous semblent encourageants.
Il apparaît évident que la sérothérapie antibacillaire se montre, dans un certain nombre de formes de la tuberculose, susceptible d’arrêter la progression du processus pathologique, d’éteindre l’infection et de lutter contre les phénomènes d'intoxication bacillaire:
Des modifications semblables à celles que nous avons relevées dans nos observations ne peuvent faire admettre qu'il s’agisse d’évolution spontanée. indépendante de toute action thérapeutique.
Nous avons connu l’écueil des réactions sériques pénibles, difficiles à imposer aux malades, plus difficiles parfois à faire accepter par l’entourage. Réactions pénibles, avons-nous dit, mais non réactions dangereuses si l’on a soin de ne pas trop espacer les injections.
Telle qu’elle est, la sérothérapie antibacillaire nous apparaît comme un traitement précieux, capable de sauver dans le présent et de protéger pour l'avenir des vies en danger. Rappelons-nous simplement que le bacille de Kocx sait s’en défendre et qu’il faut le surprendre hors de ses retranchements : il faut avant tout frapper tôt, et savoir aussi frapper fort.
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Dans l’état actuel de nos connaissances sur l’évolution de la tuberculose humaine, nous pouvons espérer des succès de la méthode :
1° En opérant chez l’enfant de préférence, car « la meilleure garantie de la jeunesse d’une lésion est la jeunesse de celui qu’elle affecte ». C’est dans l’enfance que s’observent avec pureté les formes fluxionnaires initiales et spécialement les typho-bacilloses, les poly-
sérites, les splénopneumonies, dans lesquelles la séro-
thérapie donne ses meilleurs résultats.
2° En faisant un diagnostic précoce.
3° En n’ayant pas peur du sérum.
La meilleure conclusion générale sera celle de Jous- SET lui-même : « Le succès de la sérothérapie est avant tout une question d'espèce et la discrimination des tuberculoses curables et des tuberculoses incurables domine tout le problème. La question relève bien plus
de l’hôpital que du laboratoire ».
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Le Doyen : Le Président de la Thèse :