‹ Contribution À L'Étude De La Sérothérapie Massive Dans Le Traitement De La Méningite Cérébro-SpinaleChapitre 7 sur 7 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Dès le diagnostic posé, identifier la variété du germe, et, le résultat une fois connu, substituer au sérum polyvalent employé jusque-là, le monovalent spécifique. La lutte contre le type B est souvent plus longue et plus difficile.

IL. — Injecter d'emblée des doses élevées, et répéter les injections pendant toute la durée de la méningite. Ne pas hésiter à pratiquer deux fois par jour des injections intra-rachidiennes de 40 à 5o cc., si l’affection tend à prendré une marche rapide.

IT. — Se guider constamment sur la concordance parfaite entre la clinique et le laboratoire, et continuer le traitement sérique à haute dose tant que ces deux sources d’information n’affirment pasen même temps la disparition de lPinfection.

IV. — Ne pas se laisser inhiber par la crainte des accidents. Les accidents anaphylactiques, d’ailleurs rares, ne sont pas influencés par les doses injectées. En pratiquant une sérothérapie intensive, on prévient les re-

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chutes, et l’on évite ainsi d’avoir à pratiquer de nouvelles injections pendant la période d’anaphylaxie.

V. — La méningite sérique, à moins qu’elle ne soit prise pour une rechute ettraitée comme telle, ne présente pas de réelle gravité. Le plus souvent elle disparait sans le secours d’aucune thérapeutique.

IV. — En cas de coexistence d’une méningite sérique et d’une méningite méningococcique, on ne doit interrompre la sérothérapie que si les phénomènes d’intolérance deviennent menaçants par leur intensité.

VIT. — Associer à la sérothérapie rachidienne une sérothérapie générale intensive, si l’on veut atteindre les gites extra-méningés et prévenir les rechutes.

Vu, le Doyen, Vu, le Président, H. ROGER. ACHARD.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l'Académie de Paris, APPELL.

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