MALADE DE L’OBSERVATION N
Description macroscopique des poumons
Poumon protT
La teinte générale du poumon est gris ardoise, parsemée de légers tractus blanchâtres ; sa consistance est ferme, quasi cartilagineuse ; les alvéoles paraissent avoir perdu toute perméabilité, sauf à l'extrémité du sommet et à l’extrémité de la base,
Le hile est relativement peu épaissi et présente d'assez nombreux ganglions de teinte noire. On n’observe pas de dilatation bronchique, ni d’altéra-
No ee
tions massives des gros vaisseaux. La plèvre est épaissie, d’aspect blanchâtre et œdémateux, se décollant assez facilement de la surface ; aucune trace de nodules calcifiés, ni de caséification.
Poumon GAUCHE
De ce côté, existait une pleurésie qui a le ment collabé le poumon, dont le volume est réduit au moins de moitié.
Les deux lobes, séparés par une ligne de démarcation nette, ont un aspect foncièrement différent :
Le lobe inférieur est absolument noir (aspect de boudin), parcouru seulement par quelques tractus vasculaires blanchâtres ; les alvéoles sont complètement atélectasiés, la surface est sèche ;
Le lobe supérieur présente un bloc de pneumonie caséeuse d’un type un peu particulier ; la caséification formant des amas et des tractus relativement clairs, grisâtres sur le fond noir identique à celui du lobe inférieur et du reste du parenchyme.
Au sommet, existent quelques petites cavernules, La plèvre, d’une épaisseur d’environ. 1 mm. 5 à 3 millimètres, forme une sertissure d’un blanc pur à la masse pigmentée du poumon.
PRET fe
Examen histologique
Poumon DROIT
Il s'apparente d’assez près par ses lésions à celles décrites dans le cas suivant, mais ici, d’une part, la sclérose est plus homogène et plus diffuse, intéressant tous les alvéoles, dont les parois sont épaissies, envahies par le collagène, tandis que disparaît l’armature élastique. D’autre part, on ne note pas de grands placards seléreux n1 de nodules silicotiques bien nets, mais seulement, en certaines zones, une accumulation de poussières.
Les cavités alvéolaires ne présentent pas d’emphysème, apparaissant plutôt rétrécies par l’épaississement de leurs parois, l’état cubique de leur épithéhum, le plus souvent assez bien conservé. Elles regorgent exclusivement de cellules à poussière, surchargées de grains de toutes tailles et d’allure nettement minérale, apparaissant à l’immersion comme de véritables petits cailloux. On n’observe guère de cellules de nature différente, de substance intermédiaire, n1 de grandes plages poussiéreuses. D’autre part, la sclérose des parois alvéolaires réduit considérablement ou supprime l’élément congestif. Les vaisseaux de petit calibre apparaissent fréquemment dégénérés et réduits à un cercle hyalin tapissé par l’endothélium. Les bronches, rétrécies, sont engaînées dans une carapace fibreuse, leur épithélium est souvent