‹ Contribution à l'Étude de la Silicose PulmonaireChapitre 25 sur 26 · ÉVOLUTION DE LA MALADIE · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION DE LA MALADIE

Sans doute nous n’avons pu suivre longuement tous nos malades, mais néanmoins il nous est permis de noter que sur les seize d’entre eux qui ne présentaient pas d’expectoration bacilhifère quatorze sont encore vivants et la plupart continuent à la mine un travail à l’air hibre. Deux seulement sont morts, ceux des observations treize et vingt-deux, en présentant des signes d’insuflisance cardiaque. Les cracheurs de bacilles quatre sur six sont morts rapidement.

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En récapitulant dans un premier groupe de faits, nous constatons que ces ouvriers qui ont respiré en grande quantité des poussières de silice présentent fréquemment des lésions pulmonaires, de type radiologique constant, sans présence de bacille dans lexpectoration, et d'évolution apyrétique. l'examen anatomo-pathologique pratiqué chez le malade de l'observation N° 22 montre des poussières minérales et des petits granulomes scléreux renfermant des particules de silice (le nodule silicotique décrit par

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les auteurs) sans qu’on puisse déceler en aucun point le bacille de Koch.

Dans un deuxième groupe de faits nous constatons qu’un certain nombre d’autres mineurs présentent le même type fondamental radiologique de lésion mais avec des bacilles de Koch dans l’expectoration. L'examen anatomo-pathologique pratiqué comme dans les observations 21 et 23, montrent la co-existence dans les poumons avec les poussières minérales, de nodules type silicotique, de lésions tuberculeuses et de'nodules intermédiaires type silico-tuberculeux.

Il semble donc bien que chez les malades des deux catégories 1l existe des lésions fibro-scléreuses, nodulaires le plus souvent se traduisant radiographiquement par l’image ponctuée et provoquées par des poussières de silice inhalées.

Quelles puissent subsister sous forme de silicose pure l’observation 22 paraît bien en être la preuve. De même nous pouvons classer les faits analogues à ceux des observations 22 et 23 sous la rubrique silicotuberculose sans que d’ailleurs nous préjugions du rôle respectif de la silice et de la tuberculose dans cette association.

Néanmoins le malade de l’observation 23 ne saurait être un argument pour ceux qui, comme IRVINE, pensent que la silice intervient secondairement pour modifier la marche de linfection tuberculeuse en augmentant la durée de la maladie et en favorisant la fibrose des lésions. La co-existence de lésions scléreuses silicosiques et de vastes ulcérations bi-latérales

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a été en effet vérifée anatomiquement chez ce malade. Et cela nous fait penser que d’autres auteurs comme GyE, KerrLe, HErFERMAN, RossLe, ont mis en évidence à côté du pouvoir fibrosant des particulres silicieuses l’action favorisante de ces mêmes particules sur le développement des bacilles de Koch.

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