CONCLUSIONS
De cette courte étude sur la simulation dans les accidents du travail, nous pourrons conclure que : |
1, La simulation, encore qu’elle soit loin malheureusement d’être une rareté, n’est pas cependant aussi fréquente que certains ont voulu le dire.
2° Les médecins qui ont à déceler les nat ont un triple intérêt à accomplir leur mission avec une âttention scrupuleuse :
a). — le souci de faire faire aux magistrats œuvre de bonne justice ; :
, b). — la question d’amour-propre professionnel et de la conservation intégrale de l’autorité de leur intervention ;
c). — la moralisation de la classe ouvrière.
3° La ligne de conduite à suivre dans les expertises des accidents du travail nous paraît la suivante : Examiner le malade avec la plus grande bienveillance et ne jamais le considérer à priori comme un simulateur ;
mais vérifier avec beaucoup de rigueur la réalité des
24000 symptômes qu'il accuse, voir si les lésions dont il est
porteur sont bien en rapport avec les troubles fonction-
nels qui,d’après lui,occasionnent son incapacité profes-
sionnelle ; enfin ne jamais conclure pour ou contre la
simulation avant d’avoir fait la preuve que l’ouvrier
est un simulateur, ou qu’il a réellement droit à une
indemnité.
& Ne pas hésiter à terminer un rapport en disant : « Étant donné l’état actuel des connaissances médica-
les, je ne puis affirmer ni la réalité de l’incapacité de
travail, ni la réalité de la simulation. » Et avoir toujours |
présent à l’esprit l’axiome de Boisseau :
« Il vaut mieux se faire tromper dix fois que de se tromper soi-même une seule fois aux dépens d’un | 6
homme réellement malade. »
Vu : le Présent de la thèse THOINOT
Vu : le Doyen, LANDOUZY | | | , Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l'Académie