‹ Contribution à l'Étude de la Simulation et de l'Interprétation des Accidents du TravailChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De cette courte étude sur la simulation dans les accidents du travail, nous pourrons conclure que : |

1, La simulation, encore qu’elle soit loin malheureusement d’être une rareté, n’est pas cependant aussi fréquente que certains ont voulu le dire.

2° Les médecins qui ont à déceler les nat ont un triple intérêt à accomplir leur mission avec une âttention scrupuleuse :

a). — le souci de faire faire aux magistrats œuvre de bonne justice ; :

, b). — la question d’amour-propre professionnel et de la conservation intégrale de l’autorité de leur intervention ;

c). — la moralisation de la classe ouvrière.

3° La ligne de conduite à suivre dans les expertises des accidents du travail nous paraît la suivante : Examiner le malade avec la plus grande bienveillance et ne jamais le considérer à priori comme un simulateur ;

mais vérifier avec beaucoup de rigueur la réalité des

24000 symptômes qu'il accuse, voir si les lésions dont il est

porteur sont bien en rapport avec les troubles fonction-

nels qui,d’après lui,occasionnent son incapacité profes-

sionnelle ; enfin ne jamais conclure pour ou contre la

simulation avant d’avoir fait la preuve que l’ouvrier

est un simulateur, ou qu’il a réellement droit à une

indemnité.

& Ne pas hésiter à terminer un rapport en disant : « Étant donné l’état actuel des connaissances médica-

les, je ne puis affirmer ni la réalité de l’incapacité de

travail, ni la réalité de la simulation. » Et avoir toujours |

présent à l’esprit l’axiome de Boisseau :

« Il vaut mieux se faire tromper dix fois que de se tromper soi-même une seule fois aux dépens d’un | 6

homme réellement malade. »

Vu : le Présent de la thèse THOINOT

Vu : le Doyen, LANDOUZY | | | , Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l'Académie

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