LE AD SE
cependant, malgré sa largeur et sa forme, à pu échapper à la vue à trois reprises différentes; ce fait peut, à la rigueur, s'expliquer par la situation très basse du fragment de bois placé au moins à deux centimètres au-dessous de la fistule cutanée et qu’une opération basse pouvait faire seule découvrir. En second lieu, la persistance de l’œdème et de la sensibilité jusqu’au niveau de la région malaire près d’un an après l’accident, et pouvant faire craindre des lésions d’ostéite beaucoup plus mar- quées que celles qui existaient réellement.
Enfin, il est intéressant de noter avec quelle rapidité les symptômes disparurent après l’ablation du corps étranger, la suppuration profuse était en effet totalement tarie quinze jours après l’intervention et en moins d’un mois la cicatrisation était obtenue; il ne restait comme vestige de l'accident qu’une cicatrice déprimée sans qu'il subsistât la moindre douleur, et ce malgré la quantité assez considérable de sucre dans les urines. Ce qui est conforme à l’opinion émise à maintes reprises que le diabète avec conservation d’un bon état général n’est pas une contre-indication opératoire et que, dans bien des cas, ül ne retarde pas sensiblement la cicatrisation.
OgservarTion VIT
(Personnelle)
F. M, docteur en médecine, entre dans le service de M. le res Mouret, le 27 mai 1921, pour névralgies rebelles de la région sous-orbitaire et cacosmie très accusée. Le malade mouche du pus depuis dix jours. Les né ; vralgies du sous-orbitaire remontent au mois de ; pie 1919. Pas d’antécédents spéciaux.
Le 28 mai 1919, alors que le malade était médecin aidemajor à la Compagnie saharienne du Touat Gourara, annexe de Timimoun, district du Deldoul, il fit une chute
dans un puits d’aération de foggara (canalisation sou- terraine d’adduetion d’eau potable aux palmeraies).
Sou cheval s'étant abattu sur le bord de l’excavation, située au-dessous de l’orifice du puits, le malade fut projeté violemment sur le sol d’une hauteur de près de 3 mètres. Le sol sablonneux amortit les effets du choc, mais la face et le front heurtèrent des fragments de pierre
.{riable, et il en résulta une fracture complexe des os propres du nez, une déchirure du cornet inférieur gauche et des plaïes contuses multiples de la face et du front. Aueune lésion directe au niveau des sinus maxillaires. = Hémorragie nasale très abondante tout d’abord, suivie pendant deux heures environ d’un léger suintement sanælant. |
Relevé par les cavaliers d'escorte, le blessé fut conduit dans un relai de courrier postal. À ce moment, il existait
nne tuméfaction marquée du front et de la face, surtout
dun côté gauche. Ecchymose palpébrale à gauche, pas de chemosis.
Le nez présente un peu au-dessous des arcades orbiiatres supérieures, une entaille profonde causée par la monture des lunettes demeurée fixée dans la plaie.
Crépitation osseuse du nez qui se trouve fortement ‘ié-. vié vers la droite. C'éphalée intense.
Trois heures après l’accident, la température était de 28°2. Vives douleurs et crampes dans les deux mains, ies poignets et les avants-bias, le malade ne peut saisir le moindre objet à pleines mains. Nuit agitée.
Le 29 mai: température, 38°5 le matin, 38° le soir. Les même symptômes ont persisté ce jour-là avec douleurs de
la face et du front plus vives et plus continues. Névralgie faciale bilatérale. vs.
Le malade demeure encore deux jours sur place et, le {* juin, il regagne le poste de Timimoun.
Trois semaines après la plupart des troubles étaient très atténués, seule persistait une névralgie faciale bilatérale.
Rapatrié en France, le malade est démobilisé le 20 janvier 1920.
Jusqu'en janvier 1921, aucun trouble spécial à noter, sinon des névralgies rebelles assez espacées et des douleurs irradiées daris la moitié droite du maxillaire supérieur, névralgies peu intenses attribuées par le alage à. une origine dentaire.
Ces troubles demeurent en l’état durant trois mois, mais vers la mi-avril, le malade ressent soudain de violentes douleurs dans l’arcade dentaire supérieure droite et un point douloureux à la racine du nez, se propageant sous l’arcade orbitaire inférieure droite.
Les dents sont saines en apparence, mais la douleur persistant on extrait la première grosse molaire droite; cette dent ne présente rien de pathologique. Les troubles persistent sans température, ni réactions pouvant attirer l'attention sur le sinus. é
Le 18 mai, au réveil, le malade mouche des mucosités jaunâtres, non fétides ; inhalations, pommade dans le nez, pansements humides et chauds ne donnent pas de résultat appréciable.
Le 22, le malade vient consulter à la Clinique oto- rhinolaryngologique.
Le 27 mai, M. le professeur Mouret examine le Un il pose le diagnostic de sinusite maxillaire chronique droite et propose la cure radicale aussitôt acceptée,
Opération le 28 mai 1921. Anesthésie à l’éther voutte à goutte, Incision dans le sillon gingivo-jugal droit suivant Je procédé de M. le professeur Mouret. Découverte de la fosse canine. La paroi antérieure du sinus maxillaire présente les traces d’une fêlure linéaire dirigée presque verticalement à la limite antérieure extrême du sinus et comblée par un petit cal. La paroi- elle-même est légèrement ostéitée. Rugination du périoste. Trépanation laïge. Le sinus est remph de fongosités. Curettage minutieux. Hémorragie assez abondante. Contre-ouverture au niveau du méat inférieur. Mise en place d’une mèche dans le sinus. Pas de sutures.
Lavages quotidiens puis bi-hebdomadaires. Les suites OP ératoires sont normales. Le malade sort guéri le 13 Juin.
Ultérieurement, il éprouva des névralgies sous-orhbitaires, surtout réveillées par l’action du froid. Ces névralsies ont actuellement disparu.
Il existe une légère rétraction de la joue droite vers le tiers interne et au-dessous de l’arcade sous-orbitaire droite. | |
OBservarion VIII (Résumée)
:, À ces observations dans lesquelles la cause déterm:uante ne peut être mise en doute, on pourrait ajouéer le cas suivant rapporté par Thomas J. Harris (C. R. de l’Académie de médecine de New-York, séance du 23 «sne nr |
Il s'agit d’un malade qui présentait une chute d’une
agl
ue puis une nécrose d’une partie considérable ,du
A maxilla're supérieur droit; il existait dès lors une Jarge “communcaton entre la bouche, l’antre et la paroi externe de la fosse nasale. Il n’y a pas d’antécédents syphilitiques. l’auteur pense qu’il a dû exister un traumatisme dont le malade ne se souvient pas,