OBSERVATIONS
OBSERvATION I (Résumée)
Buys. -— Communication au Cercle médical de Bruxelles, séance du 7 octobre 1910. — (fn Journal médical de Bruxelles, 1910, n° 45, p. 671.)
À la suite d’un traumatisme, il existait une nécrose des parois antérieure, interne et supérieure du sinus, avec une fistule antérieure aboutissant au sae lacrymal. Opésation par voie externe avec drainage large du côté du nez. Guérisen complète en six semaines. Pas de déformation. :
OBSERvATION II
Van pen WiLpenBerG (d'Anvers). — Société belge d'O.R.L , séance du 12 juin 1910 (présentation de malade). CG. R. in Archives inlernalionales de laryngologie, d'otologie et de rhinologie. T. XXI, n° 1, janvier 1911.
Le 30 juillet 1909, avant conduit aux champs une char- ‘rette de fumier, la malade T. V.., 20 ans, ne rentre pas à l'heure habituelle de midi. Son frère va à sa recherche et la trouve toute ensanglantée au bord d’un champ de blé.
Elle ignore ce qui s’est passé. A-t-elle recu un conp de pied de cheval? un coup de timon? Quand notre confrère,
le docteur Lambert la voit, une heure après, il l’a trouve au lit sans connaissance, la respiration stertoreuse.
L'’œil gauche avec les parties molles dans lesquelles ïl est enchâssé est descendu sur la joue. Au-dessus se dé-, couvre une large brèche, s'étendant horizontalement depuis là queue du soureil gauche jusqu’à la tête du sourcil droit. Cette brèche admet sans difficulté une épaisseur de doigt au-dessus du sourcil gauche et une épaisseur" de deux doigts au-dessus de la racine du nez.
: Dans la plaie, on voit battre le cerveau.
Du sang et. du liquide céphalo-rachidien s’écoulent par les narines. Du sang sort également par la bouche.
Il existe une disjonction du squelette nasal (apophyse montante, os nasal, restes de la lame criblée de l’ethmoïde) avec l’os frontal. |
Cette disjonetion explique le phénomène le plus remarquable qu’il nous ait été donné d'observer chez cette majade. À chaque contraction du visage, par les pleurs, Îles cris, le nez s’élève et s’abaisse notablement tout d’une masse entraînant le cerveau qui subit des mouvements ascensionnels et des mouvements d’abaissement paralièles.
Dans la bouche, on constate un plaie linéaire (avec suintement de sang), au niveau de la muqueuse palatine, à l'union du bord antérieur de la portion horizontale de l’os palatin avec le bord postérieure de l’apophyse palafine du maxillaire supérieur.
Le 1% août, on pratique une incision cutanée partant du milieu du front et s'étendant en dehors et à droite jusqu’au bord externe du soureil Les esquilles sont enlevées et les sinus frontaux nettoyés; une cuillerée à soupe de matière cérébrale est enlevée au niveau d’une fracture comminutive siégeant sur les sinus frontaux. Un grain de blé est inclus en plein tissu cérébral. À
RAS nn
Le 2 août, l’état de la malade est satifaisant, elle accuse un peu de céphalée.
À partir du 7 août, la fièvre baisse pour osciller entre 37° et 37°4 jusqu’au 15 où elle atteint 38°. Du 15 au 22, la température vraie entre 38 et 38°5. En même temps, se développe sur là joue droite, au niveau de l’apophyse montante du maxillaire, une ‘tuméfaction qui devient très douloureuse.
Le 22 août, nous pratiquons, sous anesthésie locale, une ncision longitudinale profonde au niveau de la branche montante du maxillaire supérieur. Il se produit un fort jet de pus. Nous découvrons au fond de la pue un fséquestre du maxillaire supérieur, appartenant à l’union de l’apophyse montante avec la paroi orbitaire du maxillaire supérieur et de la grandeur d’un centimètre carré. La poche de l’abcès s’étendait sous le périoste jusqu’au fond de T’orbite droite; nous pratiquons une imcision horizontale sous-orbitaire aboutissant à la première [rrigation à l’eau oxygénée et mèche de gaze passée dans la poche de l’abcès.
Les jours suivants, malgré les irrigations et le drainage, la fièvre ne tombe pas. |
Il existe une rhinorrhée séro-purulente à gauche, une rhinorrhée franchement purulente à droite, Nous posons le diagnostic de sinusite ethmoïde-maxillaire.
Nous pratiquons le 28 août, sous chloroforme, un évidement du sinus maxillaire après résection de la paroi externe. Le sinus est rempli d’épaisses fongosités et de polypes.
Nous réséquons également une partie du labyrinthe athmoïdal antérieur.
Nous nous sommes abstenu dans cette opération de la gouge et du maillet.
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Nous avons eu exclusivement recours à une série de pinces coupantes. Cette précaution était nécessaire; le squelette facial non encore consolidé aurait pu s’effondrer. La fièvre tombe d’un degré et demi, puis remonte “ux environs de 38°, jusqu’au 5 septembre. À partir de ce moment elle baisse et disparaît biertôt pour ne plus réapparaître. &
Le 8 septembre, le PR de a grande plaie | supérieure arrive à recouvrir le cerveau et les battements deviennent moins visibles. »
Le 17 septembre, survient de l’ædème, de la rougeur dans la région orbitaire droite, et une tuméfaction fusiforme se montre du même côté au niveau du sac lacrymai. L'’œdème et la rougeur disparaissent, la tuméfaction fusiforme reste, mais'un peu diminuée; elle nous donnera des ennuis plus tard. :
Fin octobre, la plaie est bien fermée, mais elle laisse une vilaine cicatrice.
Le 10 décembre, nous pratiquons une autoplastie au niveau de la plaie supérieure. 2
Excision du tissu cicatriciel de la brèche sus-mentionnée, mobilisation de la peau voisine, déplissement du lobule de peau rétractée contre la racine du rez. |
Sutures endermiques. Le 28 février 1910, la petite tuméfaction que nous avons vu disparaître vers le 17 décembre est de nouveau äouloureuse depuis quelque cours, elle est rouge et uae petite ligne d’un blanc jaunàtre indique l’endroit où le pus va percer. [ncision @e l’abcès à cet endroit et drainage. ;
Nous adressons le 2 mars 1910, la malade à l'oculiste qui, après quelques semaines de traitement, nous ia renvoie parce qu'il a constaté une carie profonde de j’ethmoïde. |
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22 mars 1910. — Nous enlevons largement, sous chloroforme la région carriée. La malade est guérie au tout de trois jours. Depuis cette époque, elle est restée gmérie. La première intervention sur les sinus, le 28 août (sinusite ethmoïdo-maxillaire) était délicate à cause de la grande mobilité du maxillaire supérieur et de l’ethmoïde. Il est à supposer que sous les tissus œdématiés et con. tusionnés de la région zygomatique existaient des fractures, de plus, nous avons constaté un trait de fracture
dans la longue plaie de la voûte palatine.
Après cette intervention sur les sinus, la fièvre diminue et disparaît définitivement au bout de huit jours. Quinze jours après se déclare un gonflement au niveau du sac lacrymal avec quelques symptômes d’inflammation qui disparaissent en quelques jours.
Mais il persiste une tuméfaction fusiforme. Après eimq mois, il se forme en cet endroit une collection purulente. Dans l'intervalle, il n’y avait eu aucun symptôme: pas. de rhinorrhée purulente, pas de douleur. L'opération montre de la carie de l’ethmoïde. Elle est enlevée largeinent et la malade guérit en trois Jours.
OBSRRvVATION III (Résumée)
S L) Hexnesrnr, — fn Presse olo-laryngologique belge, compte rendu de la séance de \ la Société belge d'otologie, de laryngologie et de rhinologie, 26-2-1911.
Un jeune ingénieur est atteint à la face par un fragment de bonbonne d'oxygène, qui éclate sous une pression de 200 atmosphères. Il en résulte une déchirure &e la
lèvre supérieure et une fracture du maxillaire supérieur
gauche, avec ouverture large du sinus maxillaire; la par-
tie antérieure du rebord alvéolaire est enlevée, la partie postérieure est remise en place. La plaie et le sinus sont débarrassés des “esquilles et des corps étrangers qui l’encombrent, Guérison très rapide, avec persistance d’une fistule au palais, près du rebord gingival. Au bout de trois mois se déclarent tous les signes d’une sinusite purulente. Une série de lavages, par le nez, ayant échoué, on pratique l’opération de Luce, qui montre les fongosités abondantes remplissant le sinus. Pas de trace d’ostéite. Gnérison complète. (Présentation du malade.)
OBsERvATION IV (Résumée) ; Û
Tomas TJ. Ianris. — In C, R. de l'Académie de médecine de New-York, section de laryngologie, séance du 23-12-1918.
J s’agit d’un enfant de 5 mois qui était tombé d’une chaise et s’était blessé à la face. L'auteur constata de l’exophtalmie avec de la fièvre. L'enfant fut chloroformé; on ouvrit l’abcès au-dessous de l’œil, il s’échappa une grande quantité de pus. En l’examinant plus tard, on vit que le pus provenait du sinus et avait pénétré dans l’orbite en détruisant la paroi osseuse qui était couverte de. granulations. Dans une seconde intervention, on euretta toutes les parties malades, l’enfant a fort bien guéri. |
OBSERVATION V (Résumée)
M. F, Marrese (de Pise). — Congrès de la Société otologlque, Rome, 13 novembre 1913. In Bulletin 1914, n° 1.
Chez nn malade qui, depuis treize jours accusait des symptômes de sinusite maxillaire aiguée, le sinus ouvert
par lä fosse canine, laissa voir sur la paroi profonde, une masse de tissu dont la consistance et la couleur gimulaient un néoplasme: mais l’examen histologique montra qu'il s'agissait seulement de tissu inflammatoire. L’interrogatoire du malade fit découvrir une chute grave de cheval survenue deux mois auparavant sur la face avec vaste ecchymose de la joue et de la moitié droite du ner.
OBSERvVATION VI
BicHaroN. — Conumunic. au Congrès français d'O. R. L., mai 1910
M. J. D.., 58 ans cocher, m'est adressé par notre confrère, le docteur Saguet, médecin de la Maison de convalescence, le 25 septembre 1911 pour une fistule de la face remontant à plus d’un an.
Le 25 octobre 1910, par suite d’un a brusque de son cheval devant un passage à niveau, à l’arrivée d’un train. les deux brancards de la voiture se rompirent, le malade fut projeté hors de son siège et se fit en tombant une bles- - sure assez sérieuse à la face. Etourdi d’abord par le choc pendant quelques secondes, il ne perdit cependant pas complètement connaissance puisqu'il put s’occuper presque immédiatement de son cheval.
Malgré des pansements répétés pendant plusieurs mois, la plaie ne se cicatrisa pas, et le malade conserva une fistule par laquelle s’écoulait du pus en abondance. Devant la persistance des symptômes, il se décida à se faire opérer et entra à l’hôpital civil, où il subit une première intervention en mars 1911, puis une seconde en mai, une troisième à la fin de juin, toujours sans résultat appréciable.
L’insuecès- opératoire fut alors attribué au diabète; le KM
ENT malade éliminant chaque jour une quantité assez considérable de sucre dans les urines.
A l’examen du malade, je constate, à 2 centimètres en dehors de la partie supérieure de l’aile du nez, une dépression marqué des tissus formant une sorte d’infundibulum obturé en entier par un volumineux bourgeon qui saigne au moindre attouchement; sur son pourtour on voit continuellement sourdre du pus; toute la région sous-orbitaire ‘est œdématiée et sensible au toucher, ainsi que la branche montante du maxillaire supérieur.
Un stylet introduit par la plaie pénètre très facilement dans le sinus maxillaire et donne nettement une sensation rugueuse qu’on attribue à la présence d’un séquestre.
A la rhinosocopie antérieure on voit le pus couler dans le méat moyen, et des sécrétions micropurulentes qui stagnent sur le plancher nasal. À la rhinoscopie postérieure, on constate que la muqueuse de la queue de cornets est rouge, bourgeonnante et recouverte de pus du côté droit. Une injection poussée par la joue ressort largement par .le nez et la bouche. Enfin la transillumination de la face donne une obseurité totale à droite.
La fosse nasale gauche est normale.
Dans ces conditions, le diagnostie ne semble pas douteux. Il s’agit de sinusite maxillaire droite fistulisée d'’origine traumatique et entretenue vraisemblablement par an séquestre et peut-être aussi par l’état diabétique (45 grammes de sucre par litre le 25 septembre 1911). Le malade fait des irrigations à l’eau oxygénée; il est soumis en outre au régime pour faire baisser la glycosurie. Celle-ci n'étant que de 25 grammes par litre le 15 novembre, le salade entre dans le service du docteur Cuelliot qui veut bien nous le confer.
L'opération est pratiquée deux jours après sous chlo-
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roforme. Destruction d’abord à la curette des bourgeons, puis incision dans le sillon gingivo-labial et rugination du périoste comme dans le premier temps de l’opération de ValdwelkLuc. Par suite des adhérences cicatricielles étables en.très grand nombre, ce temps est particulièrement laborieux; il est assez malaisé de faire communiquer largement les plaies buccale et extérieure.
Immédiatement après, on sent un corps étranger fortement enclavé et qu’on prend pour un fragment osseux. Après plusieurs efforts infructueux à la pince, on arrive, à l’aide de la curette courbe, à faire basculer et à énucléer un corps qui n’est autre qu’un morceau de bois provenant de l’un des brancards de la voiture, brisés lors de l’accident.
. Ce corps étranger, de forme grossièrement pyramidale, mesurait près de 6 centimètres de long avec une largeur minima de 1 centimètre et demi.
Il est facile après coup de reconnaître sa position exacte. L’extrémité taillée en biseau, la plus mince, avait
brisé la partie postérieure de la cloison naso-sinusienne
et s'était enclavée sous le cornet inférieur, l’autre extrémité reposait sur le plancher de l’antre d’Highmore et butait contre la paroi antérieure du sinus. La muqueuse, épaissie à ce niveau, est curettée et on place un tamponnement à la gaze iodoformée. Les nuits sont tout à fait
normales et trois semaines après le patient est guéri ;
toute trace de suppuration a disparu! Il ne reste plus qu’une cicatrice ombiliquée à la place de l’ancienne plaie. Plusieurs particularités me semblent mériter de. AUS quelque peu l’attention. 5 D'abord les dimensions relativement considérables du corps étranger, qui allait de là paroi antérieure du sinus
jusqu’à la partie postérieure de la fosse nasale, et qui