‹ Contribution à l'étude de la solubilité des protéidesChapitre 6 sur 34 · ARTE · texte numérisé non relu

ARTE

K est la constante de dissociation. Les lettres entre crochets représentent les concentrations. Cette loi n’est bien vérifiée qu’avec les électrolytes faibles. Dans le cas des électrolytes forts, il faut remplacer les concentrations par les « activités ».

Lors WIRE

discussion purement théorique du problème n’était sans doute pas inutile, mais, vu l’état de la question à cette époque, il était infiniment plus important de recueillir et de préciser de nouveaux faits expérimentaux grâce auxquels il serait possible d'établir des lois empiriques dont l'interprétation pouvait être considérée comme secondaire ou, tout au moins, réservée pour l’avenir.

A côté de quelques considérations générales, considérations dans lesquelles entrent des questions de couche électrique double, d’hydratation, d’ionisation, Harpy (1) (2) puis MEz- LANBY (3) notent quelques observations précises et d’un grand intérêt. Ils étudient particulièrement la dissolution de l’euglobuline sérique par les sels neutres et cherchent à déterminer les paramètres exacts du phénomène, autant que ceux-ci peuvent être déterminés, c’est-à-dire dans la mesure où le phénomène peut être reproduit quantitativement. Les courbes de solubilité obtenues avec une euglobuline donnée, dans des conditions données, sont bien reproductibles — le phénomène paraît donc être réversible, au moins dans une certaine mesure. Mais on ne peut obtenir la même courbe de solubilité avec deux préparations euglobuliniques différentes quoique ces globulines aient été préparées de façon identique et que la détermination de leur solubilité soit faite dans les mêmes conditions expérimentales (4) (MELLANBY).

Quelques phénomènes, cependant, sont tout à fait constants :

1° le pouvoir dissolvant des ions de même valence est sensiblement constant et indépendant de la nature de ces ions ;

2° le pouvoir dissolvant d’ions de valence différente est directement proportionnel au carré de leur valence.

Ces faits notés par MELLANBY, ont une importance capitale

(1) Harpy, Proc. of the Roy. Soc. (séries B), 66, 110 (1900).

(2) Harpy, The Jour. of Physiol., 83, 251 (1905).

(3) Mezcangy, The Jour. of Physiol., 33, 338 (1905). ;

(4) Un tel fait peut recevoir différentes explications. Il pourrait s’agir, par exemple, d’un mélange en proportions variables de plusieurs constituants. Et certains auteurs ont pensé que les euglobulines de MELLANBY étaient mélangées à des nucléoprotéides ; mais ce n’était pas le cas.

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