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Après une première série d'injections, une amélioration notable se fait sentir, bien qu'il persiste encore de légères douleurs.
Ea malade part pour La Baule où elle reste trois mois, mais où, malgré les conseils donnés, elle ne continue pas” le traitement, Les douleurs hu et elle rentre à Paris en septembre 1923, où on reprend immédiatement le traitement.
La malade à recouvré un excellent état nbrel elle a engraissé, et elle ne présente plus l'aspect chloro-anémique du début.
La douleur n’est plus que celle la palpation latérale profonde de l’apophyse épineuse n’éveille aucune douleur. Les irradiations bilatérales ont disparu. Le rachis est redevenu parfaitement souple’ La malade part pour l'Egypte en novembre 1923, presque complètement guérie.
Tous les dd qui ont étudié la spondylite « sy- Philitique se sont demandés, s’il s 'agissait de ue lis acquise ou héréditaire, pourquoi l'affection se localisait en général à la colonne cervicale et enfin, si les hommes étaient plus atteints que les femmes.
Il semble bien, d’après nos deux premières obser-
-vations qu'il s ’agissait d’ accidents tardifs de la s philis acquise. C'était. le cas du malade d'AuE. qui avait contracté la syphilis quatre ans auparavant. Ils 'agissait, aussi, de Contage personnel. chez les malades de Gaspais, de Frælich, ‘de > Darierr de. Fournier.
Cependant la ne n’est pas A et d'apiés
notre troisième observation, il paraît vraisembla-
ble d'admettre que la syphilis héréditaire peut cau-
ser de semblables lésions. | = De plus, chez nos trois malades, il ne s’agit ni de
spondylite traumalique, ni de spondylite infec-
tieuse due à
à un autre agent microbien tel que le.
bacille d'Eberth. Rien dans les antécédents ne Fe
raît l’établir. | Sur les trois observations ne nous resto, deux
EX
Fe
Symptomatologie
Il faut bien reconnaître que les symptômes de cette affection n’ont rien de spécifique ; chez nos trois malades, on avait posé le diagnostic de mal de Pott. Il en était de même chez presque tous ceux dont les observations ont été rassemblées par les divers auteurs.
C'est souvent en raison d’une évolution trop lente et atypique ou bien à l'occasion de lésions osseuses, survenant au niveau d’autres portions du squelette que l'attention est attirée sur la véritable nature de la maladie. Cependant il est possible de préciser quelques détails de la symptomatologie qui appartiennent, en propre, à la spondylite syphilitique.
La douleur débute insidieusement, se précise lentement pour atteindre parfois une violence telle que les malades voient la nuit venir avec terreur. Car il s'agit, le plus souvent, d’une douleur nocturne, ne se calmant pas par le repos, et semblant même s’exacerber dans la position couchée ; elle irradie soit le long du rachis, soit vers la région sousoccipitale ; elle croît avec l'importance des lésions
qu Fe agisse, ne de souvent, à une ftéstions olue dep ni nus mois et même ne
sence de abiee A la. santé est. ue male, l'appétit conservé, peu où | as d'amaigrisse. Fu ment. AS Air Es x PR APR | “
ai absence de fièv re est 1 la ei en he de come hs infectieuses dues à l'ulcération. # ; ais, le plus souvent, et les divers auteurs insise na e tent sur ce point, il se produit, à un certain moment Fa ‘à de de. l'évolution, d autres lésions syphilitiques FE MT PAS viennent } préciser ou révéler un diagnostic jusque-
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\ = PRUÇ ES re
R douteux. ie | C'est ainsi que dans notre : première observation
notre malade fit une gomme de 12 crête du cubitus. ( Jasinsky relate l’obsérvation d'un malade qui pré- Le senta une périostite. spécifique : des deux jambes. . Winson avait remarqué, chez le. sien, une surdité : gauche ; Fournier une ulcération spécifique des fes: | gauche ; : Debout, une roséole ; Westphal, uñe perfo- ration ds voile du palais. Gaspais, signale une hy- … perostose frontale syphilitique chez son malade.
Pied découvrit une aortite et une paralysie faciale. La radiographie n’a pas donné de signes particu-
liers ; ; parfois muette, elle donne, en général, des imag es de carie osseuse avec perte de substance plus
ou moins importante du COTPS. vertébral ou “encore des hyperostoses intéressant plutôt les apophyses. “Enfin, dans tous les cas, le traitement spécifique a fourni un signe incontesté ; il est évident que s il amène la ; guérison de l’ affection vertébrale, on est en
droit de la considérer comme étant d’ cheuE ‘syphi-
REAUe
Ars botte nue non traitée, évolue | | vers des complications qui sont de deux ordres ‘ À osseuses eltneIeUSes eo 24, | ie Outre Ja. menace redoutable d’une subluxation antérieure, on à signalé (Ramsay Hunt) seize cas Fi alé tone plus où moins étendues du pharynx. er É. =. Dans neuf cas, il se produisit des abcès, qui en s’ou- NS vrants Jaissèrent s’écouler un pus sanguinolent von- “tenant des fragments nécrosés et des séquestres. plus où moins volumineux. Mackenzie signale. un cas __ d’érosion de l'artère vertébrale et Landrieux un cas Br. ei ulcération et de rupture de la carotide interne. Le- prestre découvrit au cours d’une autopsie un épan- = Chement ventriculaire avec hématorachis.
3 «Les complications nerveuses sont dues à des compressions de la moëlle ou des racines rachidiennes et se traduisent par des paralysies du membre supérieur gauche (Leprestre), du membre inférieur gauche (Leyden, Piorry), des deux membres supérieurs De (Vichow). Dans deux cas où les lésions touchaient
“Ja région sacréé, il y avait des troubles des sphinc- | ters.
Plusieurs observations relatent des cas de dysphagie par gomme rétropharyngienne. Ces gommes sont susceptibles, en se ramollissant, de devenir le point de départ de véritables abcès qui peuvent se listuliser dans le pharynx et entretenir une infection secondaire tenace.
Quelques auteurs rapportent des cas de mort subite.
Telles sont les complications qui peuvent survenir chez les malades non traités.
Mais même chez ceux qui sont soignés à temps, il resié presque toujours, quand les douleurs ont disparu, des déformations rachidiennes qui se traduisent par des cyphoses ou des scolioses et un certain degré d’ankylose rendant difficile ou limitant quelques mouvements. C'est ainsi que notre malade de la première observation ne peut pas renverser la tê-
ie en arrière, qu'elle mobilise cependant très bien
latéralement, de même qu’en s’inclinant fortement en avant et en penchant la tête, elle ressent une tension douloureuse dans la région de la nuque qui limite aussitôt le mouvement.
Diagnostic
Nous aurons surtout en vue la spondylite cervicale, la plus fréquente de toutes ; c’est avec le mal de Pott cervical ou sous-occipital que le diagnostic sera à débattre.
Lorsqu'on se trouvé en présence d’un adulte ou d’un enfant présentant des douleurs cervicalesirradiant vers la nuque, vers la région occipitale, avec. contracture des muscles ; attitude figée ; tous mouvements douloureux, l'idée d’un mal de Poit s'impose à l'esprit et c’est à ce diagnostic que l'on s'arrête généralement. É
Penser à la syphilis, en rechercher les-stigmates cutanés et viscéraux, pratiquer la séroréaction est un devoir qui s'impose à tout médecin averti ; on peut ainsi être mis sur la voie du vrai diagnostic.
Mais la coexistence des deux affectations : tuberculose et syphilis est possible et même fréquente. Nous devons donc rechercher si l'étude minutieuse des symptômes ne nous permet pas d'arriver à les différencier. Pour cela, nous avons à notre disposition la clinique, la radiographie et Ie traitement spé-
cifique.
ble présenter des caractères assez spéciaux etc RENE doivent retenir l'attention. Tous les. auteurs insts. L itensité ; : son caractère
.. tent sur sa. précocité, son.
“ RU © nocturne de: douleur ostéocope ; ; sa résistance au tra ARR tement par J'immobilisation plätrée, | sont des ‘© | ractères qui, sans être absolument pathognomoniques, doivent retenir l'attention. L’ absence habituel- & HSE d adénopathie est également à signaler. Hs ie . | L'empâtement fongueux de la région, les. abeès : par congestions âvec leurs fusées classiques man quent le plus souvent dans la spondylite syphilitique. C’est là un signe d'évolution important de x - . même que la conservation habituelle d'un bon état kr. - général. nues RE HAN ARR De BUS Mais les foyers | gommeux peuvent s’ Abccders à: fa HR k de peau, dans le pharynx, on recherchera alors les ca- x ee : racières habituels du liquide gommeux, clair, vis-. queux, mêlé parfois à des ie fragmentés out Fe à l'état de/Doussière ossenser) MAUR F2 $ La radiographie nous offrira-t- elle des « signes rue férentiels décisifs ? Nous ne le croyons pas: & la région sous- -occipitale, il est parfois trè ès difficile d’obte- Se nir de bons clichés'découvrant bien la région occipi- | ee . to-atloïdienne ; ; d'autre part Les! sujets sont fréquem- : , ment atteints de contractures, d’ inclinaisons latéra- e 2 lès qui rendent l'interprétation des images. assez dé- ; di licate. Nous avons dû recommencer nombre de fois. | les radiographies de la malade cui fait l' objet de notre observation Eee ue <: es 1x
géode se. détache dut) mieux du ‘elle « est entou- . rée. d'un tissu osseux très opaque. SR A IR Nous avons constaté également la disparition. dû en intervétébral entre. V'axis et la vertèbre lésée. Tendance à hyperostose, à J'ossification des li-. 1.
Torre transversaires, ostéite condensante, autour : a
une lésion ulcéreuse centrale, tels sont les carac- tères. qui nous ont frappé et qu il serait intéressant de confirmer dans des observations ultérieures. ou “Aucun des signes que nous venons de passer en: revue ne. ‘présente, à lui seul, des caractères assez nets pour. permettre d affirmer le diagnostic de lésion sy- . philitique. Cependant leur examen critique minu-
Ar. tieux constitue un ensemble # présomptions. suffi-
sant: | DR ee HE Ma le < signe e und là ere erdines c’est l'efficacité du traitement. L'amélioration rapi- de des symptômes, en particulier de ces douleurs ss spontanées et irradiées même dans le repos, est un
phénomène sur lequel nous tenons à insister, car dans notre observation I, il a été presqu ‘immédiat.
Nous donnerons plus loin, les modalités du traitement. Pour le moment, nous ne voulons que si-
RES gnaler son utilité diagnostique, « pierre de tou- A de che ».
SA ANA Le mal de Pot n'est pas la seule affection qui
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PR ie D LEA
puisse être confondue avec la spondylite syphilitique. À la région cervicale, certaines arthrites infeclieuses, laissant à leur suite des raideurs douloureuses, avec altitude vicieuse peuvent provoquer des symptômes analogues. À la région dorsale on peut observer des spondylites à tendance ankylosante, mais dans ce cas, les ankyloses frapperont aussi généralement ‘d'autres articulations. La spondylite traumatique, avec ses déformations tardives, les gibbosités ou les plicatures qu'elle entraine sera dif- -férenciée par la notion d’un traumatisme antérieur.
L'étude des antécédents, l’évolution permettront ‘généralement de fixer le diagnostic. La réaction de Bordet-Wassermann sera toujours pratiquée ; elle a naturellement une grande valeur indicative ; maïs répétons-le, le véritable critérium est la guérison ou l'amélioration rapide sous l'influence du traitement anti-syphilitique.
Pronostic.
= Het: HE er à ED :
ie es he pronostic 4 la. spondylite syphilitique. (doit. À à toujours être réservé. crie « Sans. parler de Ja mort subite qui a été signalée, e ta Ne. Mt par Juxations atloïdo-axaïdiennes, les lésions ner- 7 Ne Re veuses par compression médullaire ou méningite ; $ syphilitique, ne sont pas exceptionnelles. Ces com- LE pressions peuvent résulter “encore d’hyperostoses, F : de ce travail d’ostéite condensante si fréquent dans ne ? a les ostéopathies syphilitiques et qui peut entraîner “240 Fr 5 à la fois des ankyloses étendues et des compressions | j ee ; radiculo-nerveuses. ER RE Pre DEA
Ces réserves faites, nous devons reconnaître que | le pronostic est infiniment moins sombre que celui | du: mal de Pott. L'absence ou la rareté des abcès, De Ë
‘des fistulisations, Ja conservation à peu près constante d’un bon état général, sont autant d'éléments __ favorables, surtout lorsqu'on les met en parallèle = :) avec ceux an caractérisent le mal de Pott propre- ment dit. : | ; ; Le pronostic, du reste, s’améliorera à mesure que
l’on connaîtra mieux la maladie, que l’on songera . à la dépister et nous Croyons avoir montré que ce | SQui.