M. LE PROFESSEUR AUGUSTE BROCA
CHIRURGIEN DE L'HOPITAL DES ENFANTS-MALADES PROFESSEUR DE CLINIQUE CHIRURGICALE INFANTILE
Qui nous a fait lé grand honneur d'accepter la présidence de cette thèse.
Les dernières statistiques datant de 1914 montrent que la spondylite syphilitique est une affec-. tion relativement fréquente.
Certes la syphilis ne .se rencontre pas aussi souvent dans les lésions infectieuses des COTPS vertébraux que dans celles d autrés parties du squelette’ tels que les os du crâne, Ja clavicule ou Ie tibia, ce- pendant Ramsay-Hunt, en août 1914, estime à environ une centaine de cas le nombre des spondylites syphilitiques certaines RARReree depuis trente quatre ans.
L'histoire de detté ‘affectation, en effet, n es pas ancienne et c'est en 1879 qu’elle est pour la première fois individualisée et bien décrite par Verneuil.
Deux ans plus tard, Fournier rapporte une observation confirmée par l’autopsie et l'examen histologique. Il inspire la thèse de son élève Levot, en 1881, date à laquelle celui-ci croyait pouvoir déjà rassembler vingt cas de syphilis du rachis, dont sept intéressaient la région cervicale et treize les autres parties de Ja colonne vertébrale.
En r893, Darier présente à la société d'anatomie de Paris un cas de carie syphilitique des vertèbres
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cervicales avec pachyméningite de même origine.
Fournier et Lœper, en 1899, signalent à la Société
de Neurologie une nouvelle observation de end
mal de Pot syphilitique “de la région cervicale.
Puis c'est la {hèse de Feltgen (Nancy 1903) qui es-
time à vingt-quatre le nombre des cas de spondyli- |
te syphilitique déjà connus. Il signale que seize d’entre eux sont relatifs à des lésions de la colonne cervicale. L'année suivante, Frœlich rapporte deux À nouvelles observations de la Presse Médicaie.
En 1910, dans les Mitteilungen aùs den grenzge- |
! bieten der Medizin ünd Chirurgie, Petren établit
une statistique: très détaillée. Il ne retient que qua-
rante-deux cas, dont trente-trois sont certains, si on admet comme valable l'épreuve du traitement. Il
montre de plus, que vingt-six de ces cas intéressent | également l’une ou l’autre ou plusieurs des quatre | premières vertèbres cervicales. ;
Il conclut à une vulnérabilité spéciale de dettes portion du rachis vis-à-vis del agent spécifique de la syphilis, et il ne croit pas que l’atlas et l’axis soient plus souvent touchées que les deux vertèbres suivantes. , | | |
- Au mois de juin 1912, Auvray présente, dans une
leçon clinique, un malade atteint de mal de Pott syphilitique qui s'étend aux deuxième, troisième et quatrième vertèbres cervicales.
Puis, c’est la thèse de Gaspais (Paris 1912- 10) qui relate l'observation d’un nouveau cas de spon- dylite syphilitique intéressant l’atlas et l’axis.
‘Fe, Ee traité classique de chirurgie Duplay ne -méntionne pas la syphilis des Corps | vertébraux. Kirmisson, dans son Traité des maladies de d'aps
| pareil locomoteur, ne la mentionne pas davantage. NAN Tr professeur Broca, dans son Traité de chirurgie Ai infantile (Steinheil, Pare 1914), mentionne des”: es caractères de l'affection.
-Mouchet en donne également une description od ‘ensemble dans le Traité de chirurgie Le Den et Delbet (° édition). Au à HO est en août 1914, que Ramsay ur + embis trois statistiques, celle de Petren (déjà signalée) datant de r9r0 ; celle le Neumann, en 1904, “et celle “ide Ziesche, en T911..-: tee A
Neumann rapportait, mquante: cinq observations
dont trente- -six anne à des atteintes de la région
cervicale ; neuf à la région dorsale ; huit à la région Jombaire : deux à la région Saogse: ; vingt-huit concernaient plus spécialement l’atlas et l'axis..
Ziesche relate quatre-vingt- huit observations
dont soixante- et- -une pour la seule. région cervicale ; “loue pour la région dorsale ; cinq pour la région
lombaire et deux pour la région sacrée, L'une d’elles
concernait la région cervico-dorsale et trois autres
la région dorso-lombaire. Î1 précise que dans vingt-
cinq cas, les lésions portaient sur l’atlas, que dans
at. ue dan on je tions inté- k . a | ressaient la région sous-occipitale et où le traite- ee un avait confirmé le diagnostic.