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dix-sept autres cas, elles intéressaient l'axis et enfin que les troisième et quatrième vertèbres cervicales étaient touchées respectivement onze fois et trois fois.
Des trois observations que rous allons rapporter, la première a été recueillie dans le service de chirurgie du docteur Français, à l'hospice de Nanterre, où nous étions interne. Les deux autres nous ont été obligeamment données par le docteur André Trèves, chirurgien orthopédiste de l'hôpital Rothschild et sont relatives, l’une à des lésions des trois premières vertèbres cervicales et l’autre à des lésions de la troisième vertèbre dorsale.
= OBSERVATION I - Es... Ernestine ; ménagère, entre dans le service de chi- Fraiie du docteur Français, à l’hospice de Nanterre, le
14, février 1923, à l'âge de 30 ans, accompagnée de son.
‘quatrième enfant, une fillette de quatré mois.
Dans ses antécédents personnels, on ne trouve que la rougeole à huit ans. Son père, âgé de soixante-huit ans,
est actuellement en bonne santé. Sa mère est morte à quarante-quatre ans d'une affection pulmonaire mal déterminée. Elle est la troisième de quatre frères où sœurs
tous en bonne santé et dont les enfants ne présentent
rien d’anormal. :
Son mari, qui est le père des quatre enfants, est, lui
aussi, en bonné santé, mais il ne nous a pas été possible
de le voir, ni de pratiquer chez lui un examen du sang.
Mariée à vingt ans, notre malade accouchait pour la première fois le 9 Mars 1919, d’un enfant prématuré ve-
nant à sept mois et one et qui ne vécut que quelques héures.
La deuxième grossesse se termine en 1917 par la nais-
sance à,terme d’un garçon pesant 3 kg. 5oo et actuellement encore en bonne santé.
La troisième grossesse est suivie en 1919 de la naissance à terme d’une fille pesant 3 kg, 00, actuellement vivante, mais toussant souvent, surtout l'hiver. x
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Enfin la quatrième grossesse se termine en. ‘novembre ï
1922 par la naissance à terme d’une fille pesant 3 kg. 500. Nous l'avons vue, dans notre service, avoir ses premières dents à Six. mois et marcher à à onze mois ; elle ne présente aucun stigmate de syphilis. Me
Ces trois enfants furent tous élevés au sein mater nel.
L’aflection pour laquelle notre malade est à l'hôpital ae
débuté en août 1919, cinq semaines après de troisième | accouchement.
Elle éprouve une certaine raideur du cou qui la gène dans les mouvements de la tête ; puis ce sont des douleurs, des lancements qui partent de la région sousoccipitale et irradient le long du rachis dans la région interscapulaire, douleurs semblant s’aviver la nuit, méme quand la malade est au repos. |
A ce moment, elle consulte à l'hôpital, de la Charité,
où on se borne à lui prescrire du glycérophosphate de chaux. Elle continue d’ailleurs de vaquer à son ménage ; mais elle est obligée de s ‘’aliter souvent deux ou trois jours. De plus en plus, les douleurs s ’avivent, la raideur du cou augmente et elle s aperçoit que sa tête s'incline à droite. LR
- Devenue enceinte une quateième fois, au printemps 1922, elle se rend à l'hôpital Saint-Louis, où on l’admet. dans un service de chirurgie. Là, on diagnostique un mal de Pott et on lui applique une minerve pause qu’elle
conserve cinq mois. s
Une amélioration notable se fait sentir, les less sont moins vives ; mais on retire l'appareil plus vite : qu'on ne le voulait, parce que son état de grossesse ne lui permet plus de le supporter.
Deux mois plus tard (7 novembre 1922), elle accouche au même hôpital, de son quatrième enfant qu'elle allaite : elle-même. Dans les quinze jours qui suivent, son état s’aggrave, les douleurs reparaissent et de nouveau on
le entre Un, 7. service ds do de F
j iterre (r4 f évrier LORS MT NE PEUR EE A ce moment, ‘elle porte une “minerve sans bandage. ER à . ntal ; sous cet appareil on ne trouve aucune trace d'ab- À ae cès, ni de ponction d’ abcès, aucune | cicatrice. L'état Dé du néral est satisfaisan Ly a üne rigidité complète de la ae
colonne cervicale, la tête nelinée à ou absolu
t. La malade prend sa ‘tôt à à deux: mains He as es ou pour ‘se: ‘coucher. 14 Lu A do ue US At ‘toucher phäryngien, on ne constate. aucune saillie. = anormale, aucune collection, aucune uloération. 4 Les douleurs partent de. la région de la nuque, “irrae RTE ient le long du rachis : elles’ sont. violentes ob: nette-. nt e Par ment à exacerbations nocturnes. Aucune apophyse ÉTAT __- neuse n’est douloureuse, pas de névralgies, pas d' iradia RANCE A tion à la région sous-occipitale. Les "La radiographie de profil de la colonne cervicale a de 1% la base du crâne (PI 1) montre une perte de substance en . forme de coin à base inférieure intéressant la partie an- . térieure et fa, face sous-jacente du corps de la tr roisième , vertèpre, ‘avec un. aspect flou et bien calcifié-de sa face Ée supérieure. Le disque intervertébral qui la sépare de . Paxis n’est pas visible et . deux vertèbres semblent fu- - ““Honnees. . CAR RE HS | ASE CAEN Sur une sie de face, ot lésion n'est pas apte Je squelette cervical n'est pas décalcifé;.on re. ;:. où. ce marque cependant du-côté. droit un aspect flou des apo- Mi | he # physes transverses des troisième, quatrième et cinquième folie | vertèbres cervicales. I semble y avoir une sorte. d’ossifi- 4 - cation des ligaments qui masque le profil de ces apophy- ï ses très nettes à gauche. Sur cette. même radiographie, les sommets des poumons apparaissent clairs, sans granité, ni traces de sclérose, sans traînées ganglionnaires.
SA ie Es 2 Qui.
na Ne : (es TA ; - ÉENA ie x . Aucun trouble nerveux, aucun trouble médutiaites. pas de contracture, pas d' atrophie musculaire. Les. ré flexes son normaux. : | RE - È L'examen des divers appareils est négatif, sauf cel ge de la vision où on note un double colobome congénital de l'iris. ï Nous Nes le diagnostic de mal de Pott et nous RSS laissons la malade au seul traitement orthopédique. Ro SRE juin 1923, près de cinq mois après son entrée dans LU le service, la malade se plaint d’une douleur qui serait CR | survenue assez brusquement, au niveau de la face posté- rieure de la par tie moyenne du cubitus droit. Cette douleur est violente, à exacerbations nocturnes et s’accoma . pagne d’un certain degré ne ne pour les moüuve-. ments de ce membre. Hate On perçoit, au toucher, un gonflement Pitié, douloureux à la pression, siégeant à l'union du tiers moyen. et du tiers supérieur de la crête du cubitus. La, tuméfaction est limitée à l'os ét les parties molles, en particulier pe la peau, sont indemnes.
Nous pensons à une gomme du cubitus et la réaction HS de Bordet-Wassermann, pratiquée dans le sang, est très positive. En présence de cette nouvelle lésion, nous estimons que l'affection vertébrale doit être de même origine. ,
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‘D'ailleurs l’évolution de cette spondylite qui dure depuis plus de troïs ans, sans abcès, sans signes de compression, avec tendance à l’hypérostose ; la conservation d’un excellent état général malgré deux grossesses ‘et deux périodes d'allaitement, sont peu en faveur d’une origine tuberculeuse quand, on connaît la gravité habituelle des maux de Pott sous-occipitaux.
De plus, le traitement antisyphilitique dont nous pré. ciserons plus loin les détails, a donné des résultats tels que le diagnostic n’est-plus douteux.
rès dix mois de inédiation spécifique, Le Lo tête sans douleur : ne mouve-
arrière est. ‘encore as us ae 4 des An mois ; Ve nest. : : d
à se. cocher, Tout. dnpasit plié est Suppr jet plus de si
r Pas Ja moindre Halo au À toucher pharyngien et. à dise parition de la lésion Le qui n Va laissé aucune > trace. .
* rt / 3 3 VE de SES 8e EDEN 5 e MERE GE : 7 : | RE
Rs AD Ve pu Na RER Re OBSERVATION [1e A AE Fe ; < Al s’ agit a une férame de quarante ans qui souffre de la Tu pires région cervicale depuis six mois et qui a sea été immo- | F bilisée. Re ee CR A l’examen, on remarque | ne net déprimées, | ‘:8y métriques, au niveau des deux malaires, qui sien at teints d’ostéite suppurée dans l'enfance. PERS Ds 5 San Le rachis cervical est douloureux à la pression des apo-. sens physes épineuses des trois premières vertèbres. La tête HE ‘est presque immobilisée et les mouvements . sont égales} 1010 __. ment douloureux spontanément ; la contracture des mus- . 1x cles de la nuque et du sterno-mastoïdien est très marquée. 1... Ees symptômes sont nettement ceux d’un mal de Pott sous-occipital et les antécédents. d’ostéite des malaires confirment ette opinion. La radiographie n'a pu être faite. È ' ci On met Ja malade au \nepos et on lui applique une minerve plâtrée. Le douleurs, malgré tout, ne font qu'aug-
menter. Elles présentent des exacerbations nocturnes d’une violence telle que la malade supplie qu'on lui retire son appareil.
En présence de ces symptômes douloureux, excéssifs et anormaux, on pense à pratiquer une réaction de Bordet-Wassermann qui se montre très positive. On institue aussitôt un traitement antisyphilitique et la guérison paraît rapide et complète.