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ETIOLOGIE -
Depuis 1889, le nombre de cas de spondylite typhique publiés dépassent une centaine; mais un grand nombre passent certainement inaperçus. La preuve en est dans ce fait souligné par Lance que les auteurs qui ont eu l’occasion d’en observer un cas et qui ont eu par conséquent l’attention attirée sur elle, la dépistent souvent à nouveau. Il est certain, cependant, que la spondylite est une com-
plication rare de la fièvre typhoïde.
; Le maximum de fréquence est entre 25 et 40 ans; mais elle a été signalée chez des personnes plus âgées et chez les enfants. un PPT
Elle a une préférence marquée pour l’homme (83 0/0 des cas environ). Elle se déclare dans les cas de fièvres
légères ou de moyenne intensité. La date d’apparition
est assez variable. Elle peut débuter au cours de la dothi-
‘ énentérie, maïs le plus souvent (65 0/0 des cas environ),
il s'écoule un intervalle entre la maladie primitive et sa complication. Elle débute donc en général pendant la convalescence, plus rarement trois, quatre et même dix mois après.
Gibney a signalé une spondylite qui ne se manifesta que plus d’une année après la guérison de la fièvre typhoï-
… bacille Para B, uniquement. Le cas étudié à à Marseille sem. a rs
Eberth-Para B, pourrait intervenir dans | la genèse de Ja R+
de. . cela, rien d'étonnant, s si l’on songe à à le Jongévité de Res Doailé d’Eberth dans Por ganisine, en ne dans Le ice vésieule biliaire. À RAI RÉ ES Elle siège, dans 80 0/0 des cas, dans We région Le ensuite viennent les localisation dorso-lombaires, lombo- à
sacrées, dorsalés, Cervicales MR ESS F2 | :
On accuse les causes prédisposantes Énvantese ne , et tisme, chute, contusion vertébrale, tour-de- -reins, travail ee pénible repris tr OP tôt après la guérison, les tares ancien
nes, telles que déformations rachidiennes (la scoliose en.
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Darticuber). pe j a Les auteurs sont d’accord pour incriminer le balle d’Eberth comme agent pathogène. Cependant, M. Law |
rent-Doreau cite un cas de Spondylite typhique dû. au £ ee RQ
blerait indiquer qu'une ‘infection. mixte, le plus souvent a
oi:
À &> spondylite typhique. ARE à 7 Le ie Si - * rs Aucun cas, occasionné par le Ps A n ’a été Sigmalé
jusqu ’à ce jour. è | < ; À PR PE Ru
Te he
$ : se SYMPTOMATOLOGIE
Les auteurs qui se sont occupés de spondylites typhiques signalent souvent que le diagnostie n'avait pas été posé en premier lieu.
Cette remarque faite, une question vient immédiatement Ar esprit: « Le diagnostic de cette complication de la fièvre typhoïde est-il particulièrement difficile? »
Non, si on y pense, si on a retenu la fièvre typhoide que | signale le malade au cours de l’interrogatoire. Si les symptômes sont au complet. On n’y pense pas, car, nous le di-
k sions dans les pages précédentes, nos auteurs classiques consacrent quelques lignes très rapides à propos des com- plications de la dothiénenthérie, et ces courtes lignes sont vite oubliées.
Pile symptôme prédominent est la douleur (douleur exeru- Fe ciaute de Gidney).
Celle-ci est très vive, très intense; elle siège dune nu au niveau de la lésion vertébrale, c’est-à-dire dans - la majorité des cas, dans la région lombaire. Ceci n’a rien | d’absolu, et en parcourant les observations, on peut voir que la douleur initiale à un siège tout différent.
Elle peut siéger dans les aînes, dans-les hanches, à l’ab- . domen, à à la région épigastrique, sur le tr ajet du sciatique.
ie PET RTS Elle s installe, très souvent en à L'occasion | d’un effort minime, par exemple dans le cas du professeur Roger, la douleur survint sans prodromes, alors que la malade secouait un tapis; durant un voyage en chemin de
fer, comme cela est arrivé au malade, dont l'observation :
EE <e
a été publiée par Palliard. ; SCT Elle peut être progressive ‘et atteindre en peu de temps | une violence telle, qu’elle arrache des cris au malade. Elle revient quelquefois par crises, à l’occasion, d’un mou- # “: vement. Toutes ces formes ont pour caractère commun d’être rebelles à toute médication symptomatique; seule l’immobilisation complète les calme assez rapidement. ‘Etudions, maintenant, les symptômes ostéo- articulaires rachidiens. nu Certains auteurs, . autre Gybney, ae un gone : flement des parties molles de chaque côté du rachis, dans la région lombo-sacrée. Ils ont voulu en faire un signe :
capital au début; en réalité, il est exceptionnel. Les déviations du rachis sont plus constantes. On- se x remarquer des déviations antéro-postériennes et des dé- Re
viations latérales. n Les déviations antéro- postériennes peuvent être. peu 74
| marquées ; il y a alors simple disparition de l’ensellure à lombaise normale, ou bien on constate une véritable gibbo- 4 sité, formée par la saillie d’une ou plusieurs apophyses | 4 J
épineuses.
Moins fréquentes sont les déviations latérales. On tronx 6 alors une scoliose souvent peu marquée, dont Ja concavité regarde le côté où les douleurs sont les plus vives.
La contracture musculaire est absolument constante et précoce; elle peut :tteindre les muscles abdominaux. Le malade présente alors un ventre en bateau des plus nets.
Les syaiplômes précédents fixent l’attitude du malade : ui-ci est raidi dans son lit, s’efforçant de garder une
| immobilité absolue, se refuse à tout mouvement et pousse
des cris dès qu’on l’approche. Ce sont les formes les plus intenses. Aucun examen n’est possible; il est évident que Je malheureux patient manifeste une véritable « phobie de l'exploration », stivant l’expression d’Ardin-Delteil.
Dans les formes plus légères, le malade peut effectuer | quelques mouvement, en prenant de multiples précautions. Le décubitus dorsal leur devenant pénible, ils pren-
nent des attitudes particulières qui soulagent leur souffrance. La malade du service du professeur Roger, aidée
par lentourage, allait s’agenouiller sur une chaise, les coudes appuyés sur une table. »
Ce sont ces derniers malades que l’on peut examiner
| avec soin et chez lesquels on pent rechercher les points
douloureux osseux, qui sont d’une grande importance. La pression et la percussion des apophyses épineuses révè-
lera la présence de vertèbres douloureuses. La douleur est
maxima dans les vertèbres susjacentes aux disques lésés.
Les apophyses transverses sont également très sensibles.
Ces points douloureux penvent manquer.
Les symptômes radiculo-médullaires se caractérisent par des réflexes le plus souvent exagérés, par la présence du clonus du pied et de la rotule. Quoique le signe de Babinski soit absent on a les manifestations d’une irritation
légère du faisceau prramidal.
Les reflexes cutanés sont variables.
Il n’existe pas d’atrophie musculaire des membres.
Pas de troubles vaso-moteurs localisés, 4 Pas de troubles sphinctériens.
CUPRRE Pas de troubles sensitifs et sensoriels.
Pas de discrémination de la sensibilité thermique. L'état général des malades reste bon; on note souvent une élévation de la température.
:: Leur moral, déprimé par l'intensité de la douleur, est tel qu’on a pu, bien des fois, les considérer à tort comme
des névropathes.
rite Pelteil et Renaud) la nor dù ie um rachidien, mesurée au moment du PrAERÈns oHrnene une. hypertension énorme. | 5
+ É. « Le liquide céphalo- rachidien A avec force, en un jet de plus de 50 em. », disent-il.
| Tandis qu Auclair et Weissembach, dans De cas de > | spondslite typhique, observés à Paris (S. M. des- Hôpi- 1912), ont trouvé à la ponetion lombaire un liquide # en goutte à goutte.
.Le professeur Roger, de son côté, ne signale pas cette | formidable hypertension dans Je cas qu'il a observé. 2 On retrouve des divergences aussi grandes dans l’examen chimique du liquide. Les denx premiers auteurs si- | main une pion que ne ea pas les
; En Fa la barrière des plexus choroïdes s’oppose I prise d ‘agglutinines du sang dans le ae ae
LM EE rachidien. Il faut une ne des méninges, avec ménin- | gite éberthienne pour que le liquide céphalo- rachidien agglutine; mais on peut se demander si: dans la spondylite, étant donné le foyer osseux en contact des méninges ; la réaction hyperalbumineuse qui, parfois, en découle, il n Le
aurait pas d’agglutination.
Cet essai a été pratiqué sur le Fate de A de la
malade de l’Hôtel-Dien de Marseille. Les résultats ont
été les suivants :
Eberth: agglutination négative; Para A: agglutination négative; Para B: agglutination à la dilution de 1/10.
On ne peut conclure, étant donné le taux d 'agglutination, au Para B. i Analyse du sang. — L'hémoculture a toujours été pra
tiquée sans résultat.
Il n’en est pas de même de la ro RE BEL
toujours été positive avee le bacïlle d’Eberth.
Un examen plus complet a été pratiqué pour la malade
du professeur Roger. Le laboratoire a détermine le pou-
voir d’agglutination du sérum sanguin sur les trois miero-
bes: Eberth, Para A, Para B, ainsi que le taux limite. Voici les résultats : | Eberth: positive Jusqu'au 1/400, partielle au 1/500;
Para A: négative de 1/100 à 1/800;
Para B: positive de 1/100 à 1/800.
Ces résultats ont une grande valeur diagnostique et
donnent des indications des plus importantes pour le trai-
tement par la vaccinothérapie.
En effet, un tel taux d’agglutination ne pouvant s ’expli- :
quer par la persistance de précipitines dans le sérum d’une convalescente, est la signature d’un foyer typhoï-
ARE ni
POUR / A A 2 Ar Lab bu ar di
de
2" 1 ” z PL TN AR CR
RC ve aeellment en évolution. D'autre part, la co- agglu-
tion du Para B soulève une question intéressante: 50 mmes S-nONS en présence d’une banale agglutination de
gomme
ati n du vaccin curatif. Dans. le cas contraire, la lésion É rélève d’une association typho- paratyphique et le vaccin
2 LS Fe re produire tout son effet devra être mixte,
74 ‘ ration de s agglutinines. D’ après Weil (Soc. Méd. des Hôp., , dus 8 avril 1921), ce serait une agglutinine de groupe. ETS D En tout cas, si cette épreuve, longue et très délicate,
Le = 2 RE Le
Une Pérnère Rs de L Pr PP qu’il a utile de
Rare E: sg sera prédiense en vue d’un DNS différentiel.
Red ; | j 7745 PNCPEEE HE £ TE F7} ur
2 “Roof 5 il #5 a pas lieu d’en tenir compte pour la prépa-
é clef du problème est donnée par l’épreuve de la Eve
effectuer, est la réaction de Bordet-Wassermann,
: ne peut. être effectuée, il est prudent d'utiliser un vaccin
à bords externes conçcaves en dehors ; sur ces bords :
que l'ombre de l'axe postérieur, ‘beaucoup plus é rc
sc : à RAIN
térvertéhral ES FN PIRE en
ne al es une section en ce oo se .
Moins en si inconstantes Fo les ni .
RTE,
L e : 2 LE on T4
KT | EXAMEN RADIOLOGIQUE
PAUTIP AS : 2
tion. e: MES Re “æ .N ormalement, 3 image radiographique | q une vertébrale $e présente de Ja façon suivante:
. Chaque Corps vertébral forme une tache £
tachent l'ombre des apophyses articulaires. F ge 3 Entre les deux COTpPS vertébraux, on pe oi & se.
le corps de ne vertèbre ; : aussi sur ue côtés existe et
Les lésions les plus constantes portent : sur le an . 1
En effet, la DR des radios montent a au niveau ie
SERRE - 23 — fié au-dessus et au-dessous du disque malade. On n’observe Jamais de rarifications du tissu osseux.
L'image radiographique de la lésion présentée par la malade observée par M. Roger présentait l’interligne ver- tébral L2, L3, réduit à une fente linéaire, tandis que les espaces sus-Jacents LI, L2 et sous-jacents L 3, L4 sont de dimensions normales. : ”
Les deux corps de L2, L3 sont presque en contact sur le côté droit, alors que la fente qui les sépare est plus large à gauche. D'autre part, la face inférieure de L2 et, à un moindre degré la face supérieure de L3 ont des contours … flous et mal déssinés. ñ 2 __ Certains auteurs, entr’autres Curtillet et Lombard, ont | observé que les ligaments, les apophyses transverses sem- - blent être englobés dans l’hypérostose diffuse; ils indi-
quent que la masse osseuse, très volumineuse, vient com- | bler quelquefois le tissu situé entre les côtes, la colonne # vertébrale et les crêtes iliaques. Ces lésions, de proliféra- 2 tion périostique, sont, d’après Quincke, l’origine des phénomènes de radiculite, si ‘importants au point de vue
(PATATE à)
symptomatologie.
: Quelle est la valeur des faits précédents au point de vue du diagnostic de 1 affection ? :
Les lésions décrites plus haut ne sont point caractéris- tiques de l’affection et, de plus, peuvent manquer au dé- but. En effet, Auclair et Weissembach, après l’étude de trois clichés, ne peuvent conclure à une lésion, organisée dans les corps vertébraux ou dans les disques. Il en est de même dans le cas dont M. Roger a bien voulu nous commu-
dia A1 Lai À Dao
niquer l’observation.
Chez une malade du D° Dufour, une radio, pratiquée un
rien de Rae à des
| rie de son malade ; ce nest ‘qu’il découvre des ne qui
ne Hemobtie précoce; mais alle Ha aider, e nn 1% os plus a au a diagnostic “différentiel. |
Bob Potter faisait faire mie Se
ra fui
È ane
aim à se traduire. sur dià aus ik en phi