ADR
le plus excentrique correspond à la colonne lombaire; l’ensellure lombaire paraît effacée. Une fois le malade nu, les muscles lombaires forment saillie et sont séparés par un véritable sillon des apophyses épineuses. La démarche est soudée, rigide, empotée, douloureuse.
La pression révèle une douleur au niveau des 2° eto) lombaires. Il s’agit d’une douleur médiane avec de diations latérales symétriques.
La pression sur la tête et sur les: épaules est douloureuse. La flexion, la torsion, l’inclinaison, tous Îles mouvements sont douloureux. Quand on demande au malade de ramasser un objet, il se conduit comme un pottique, ayant soin de maintenir sa colonne. lombaire dans la verticalité et la rigidité.
L'examen du système nerveux est négatif: pas de
troubles moteurs, pas de troubles sensitifs radiculai-
res, pas de troubles des réflexes, pas de troubles. sym=.
pathiques.
L'examen des poumons ne révèle rien, d’ailleurs Le malade ne tousse pas ni ne crache pas.
Cependant le malade fait de la température; il y a
d’ailleurs exacerbation thermique chaque fois que les douleurs sont en recrudescence.
Ponctio nlombaire: T = 42 au manomètre de Craude. Tout est normal par ailleurs. À Numération globulaire : 4.600 IC blancs; 78 poly; 14 mono; 2 grands mono; 5 lympho; 2 éosino. Séro dignostic: négatif.
Radiographie. — La lésion porte sur L£ et L3. L’ espace
intérvertébral est diminué de moitié; le rebord inférieur de la 2° lombaire est extrêmement flou; le supérieur de la 3° est aussi très indistinct. Les faces laté-
rales des deux vertèbres Sont réunies par des espèces
d’arc-boutants sombres, à contours nets résultant vraisemblablement de ne cotion des trouseaux fibreux périspondyloméniscaux.
Evolution. — Le malade est mis en lit plâtré. Les douleurs s’atténuent graduellement; le 15 oetobre, le malade ne souffre plus et peut se lever. Il est donc resté du 8 juillet ou 15 octobre, mais sa spondylite à en réalité duré 8 mois.