‹ Contribution à l'Étude de la Spondylose RhizoméliqueChapitre 13 sur 32 · SYMPTÔMES FONCTIONNELS · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES FONCTIONNELS

A. — Les douleurs.

Elles marquent le début d'évolution de la maladie ; ce n’est que lorsqu'elles ont disparu depuis un certain temps que l’on peut dire que le processus ankylosant est terminé : ( le sujet est dès lors un infirme plutôt qu’un

malade véritable » (Léri).

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Lorsqu'on analyse ces douleurs, on constate qu’elles sont très variables :

Les unes locales, sacro-coccigiennes, lombaires, coxofémorales, cervicales, traduisent la lésion vertébrale

Les autres siègent à distance dans les articulations, les territoires nerveux du membre inférieur et du membre supérieur.

Elles sont toutes spontanées, ou provoquées par la pression sur les masses musculaires, sur les trajets nerveux. Elles procèdent, en général, par crises et revêtent parfois un caractère très aigu. ;

La plupart des auteurs les attribuent, les uns à l’existence d’un processus aigu et passager (douleurs articulaires et péri-articulaires), les autres à la compression d’un tronc rerveux au niveau d’un trou de conjugaison rétréci ou d’une hyperostose vertébrale.

Sans méconnaître la possibilité de ces causes, nous remarquerons cependant que, si violentes qu’elles aient pu être, elles s’atténuent avec les progrès de l’immobilisation rachidienne (de fait, le segment dorsal peu mobile s’ankylose sans douleurs). Il semble donc qu’on puisse les rapporter aussi à une rupture de l’équilibre général du squelette : celui-ci se rétablit avec les progrès de l’ankylose et par une adaptation nouvelle de l’appareil locomoteur. La conséquence en est : la disparition des phénomènes douloureux,

Notre opinion s’appuie sur trois arguments ::

1° Les observations que nous avons retrouvées ne

font pas mention d’une modification quelconque de la

courbe thermique pendant toute l’évolution de la maladie. On ne peut donc parler d’un processus infectieux net.

2° L’atrophie musculaire paraît limitée aux muscles péri-vertébraux et à ceux qui entourent les articulations atteintes. Il n’en serait pas de même si ces amyotrophies étaient dues à des compressions nerveuses. C’est d’ailleurs l'opinion déjà soutenue par Léri.

3° Si l’on étudie la sensibilité et la motilité réflexe des différents malades, les résultats obtenus sont des plus variables : il n’existe pas de syndrome nerveux de la spondylose rhizomélique.

B. — L’Impotence fonctionnelle

Il est aisé de comprendre que celle-ci sera en rapport avec l’étendue de l’ankylose, et de la déformation vertébrale. Certains sujets conservent une attitude sensiblement voisine de la normale, alors que d’autres, comme le malade de Bittencourt, sont littéralement pliés en deux, et, de ce fait, deviennent de véritables infirmes.

Un de nos malades, malgré une ankylose totale du rachis et de son articulation coxo-fémorale gauche, malgré une grosse limitation des mouvements de la coxo-fémorale droite et des deux scapulo-humérales, conserve une activité qui lui permet encore d’exercer les fonctions d'ingénieur.

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