TRAUMATISME
La majorité des auteurs nient l'influence du choc dans la production du syndrôme rhizomélien. Cependant, l’observation que nous a confiée notre maître le D' Mouchet nous à paru, ainsi qu’à lui, digne d’attirer l’attention sur la possibilité de cette cause.
Notre malade a vu ses lésions se développer à la suite d’une commotion violente (chute sur le dos due à l’éclatement à courte distance d’un obus de gros calibre). Il est indemne de toute infection, et l’on ne retrouve en particulier chez lui ni syphilis, ni blennorragie. Ses lésions sont caractéristiques de la maladie que nous étudions, bien différentes de celles qu’on trouve dans la cyphose hérédotraumatique de Bechterew et dans les autres ankyloses vertébrales traumatiques.
D’autres auteurs ont attiré l’attention sur la possibilité d’un traumatisme initial (Bethmann, Castronovo, Casati, Müller). Léri a fait l’autopsie d’un homme de 38 ans dont la colonne vertébrale était ossifiée d’un bout à l’autre, de même que les articulations costo-vertébrales, les articulations du bassin et des hanches. Or, ce malade avait eu une luxation traumatique de la septième cervicale apparue quatre ans avant la mort et manifestement en rapport avec le début de la spondylose. Bien qu’il ait eu une blennorragie antérieure et soit mort de tuberculose pulmonaire, il est plausible que le traumatisme ait pu être, sinon cause déterminante, tout au moins cause occasionnelle de l’ankylose rachidienne. |